Premier numéro de L'Orient-Littéraire. Photo d'archives
Adonis : « Certes, la poésie ne peut pas affronter la mort. Mais elle l’apprivoise, lui confère un autre sens. La poésie nous aide à accepter la mort comme une partie de la vie. » (nov. 2006).
Amin Maalouf, de l’Académie française : « L’Occident a perdu sa crédibilité en raison de son infidélité à ses propres valeurs. » (mars 2009)
Jean Echenoz, prix Goncourt : « Le rapport physique de mes personnages au monde, aux objets, au temps météorologique m’intéresse plus que leurs états d’âme. À partir de là, de l’inscription de leur corps dans le monde, on peut laisser entendre quelque chose de leur psychologie. » (fév. 2013)
William Boyd : « J’ai vraiment la conviction que la vérité sur notre vie et notre société est dans les romans, pas dans les journaux ni les livres d’histoire. C’est au roman que les gens s’adressent pour avoir des certitudes sur la condition humaine. » (juin 2007)
Hanane el-Cheikh : « À travers la langue, je maintiens un lien qui me rattache puissamment et indéfectiblement au monde arabe. Au point qu’il me paraît juste de dire que, plus qu’un pays, j’habite avant tout une langue. Pourtant, bien que j’écrive en arabe, des critiques ont estimé que mes livres ont un apport qui enrichit la littérature anglaise et y ajoute une saveur particulière. » (avril 2008)
Najwa Barakat : « Ce sont toujours les seigneurs de la guerre qui nous gouvernent. Personne n’a été puni ; les assassins, les meurtriers vivent parmi nous. » (sept. 2019)
Hélène Carrère d’Encausse, de l’Académie française : « La Russie de Poutine ne peut se définir comme laïque. Certes, l’État est séparé de l’Église, mais la notion de laïcité n’a pas beaucoup de sens dans un pays dont les habitants retrouvent un sentiment de curiosité religieuse car ils cherchent des repères. » (juillet 2013)
David Foenkinos : « Le Liban est associé à la plus belle chose que j’ai vue de ma vie. Ce sont les grottes de Jeita. Une amie m’y a emmené un soir, et il n’y avait personne. Nous avons vogué dans cette bulle de beauté absolue… » (nov. 2020)
Michel Serres : « Quand je pense, je deviens ce que je pense. Je quitte mon ego, je deviens autre. Descartes, à cet égard, s’est trompé. » (juillet 2014)
Abbas Baydoun : « Être communiste ne représentait qu’un titre, une étiquette nous permettant de nous positionner vis-à-vis d’autrui, de lui adresser la parole, d’avoir un semblant d’identité, de nous créer un refuge hors du réel où nous pouvions nous sentir exister ; nous étions conscients de l’illusion au moment-même. » (mars 2014)
Dany Laferrière, de l’Académie française : « Quand tout tombe, il reste la culture. C’est notre bien le plus précieux. » (août 2013)
Douglas Kennedy : « Tout le monde veut changer, mais la plupart du temps, on change peu ou pas. Assumer le changement et se réinventer, c’est ce qu’il y a de plus difficile dans une vie. » (oct. 2013)
Paul Auster : « Pour moi, c’est la France qui a la plus longue histoire culturelle de l’Europe. Il n’y a pas un moment où ce pays n’a pas produit des écrivains, des peintres, des musiciens. D’autres, comme l’Italie ou l’Allemagne, ont eu des périodes de grâce artistique, puis plus rien. Ce n’est pas le cas en France. C’est extraordinaire. » (fév. 2018)
Laurent Gaudé, prix Goncourt : « Mon terrain, c’est la violence et la brutalité de l’histoire et néanmoins, mes personnages sont rarement méchants. J’aime me situer du côté des épreuves collectives, combats, guerres, cataclysmes naturels, enjeux migratoires, qui posent tous des questions de survie. » (août 2016)
Saïd Akl : « L’Europe doit nécessairement se faire avec la Phénicie. Je ne puis concevoir l’Union européenne sans le Liban. (...) Ces idiots de politiciens libanais devraient exiger l’adhésion immédiate du Liban à cette Union que je considère comme le chef-d’œuvre poétique du XXe siècle ! » (janv. 2017)
Mathias Enard, prix Goncourt : « Je pense que notre responsabilité, celle des écrivains, est de dire les choses, d’être conscients de ce que nous portons, et d’avoir une pensée critique pour lutter contre l’illusion de tous les extrémismes qui nous menacent et dont les raisonnements ne résistent pas à cinq minutes de réflexion. » (sept. 2008)
Boris Cyrulnik : « Le déni est un mécanisme de protection nécessaire, et si on ne respecte pas ce temps-là, on prend le tapis roulant vers la dépression. On reste prisonnier de son passé qui se fige. Le déni néanmoins ne peut s’opérer qu’au prix d’une amputation de la personnalité : on n’est pas amnésique, on se rappelle les événements douloureux, mais on ne veut pas y penser. » (janv. 2013)
David Lodge : « J’aime que chaque roman ait un nouveau contexte et d’autres angles de vision. Mais il faut pour tout écrivain avoir sa propre signature, une empreinte qui donne un ‘‘air de famille’’ à tous ses romans. » (oct.2012)
Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature : « Flaubert m’a prouvé que la littérature était un style de vie, c’est-à-dire qu’il fallait lui consacrer tout son temps. » (mars 2023)
Pierre Assouline, de l’Académie Goncourt : « Lire me rend heureux alors qu’écrire est difficile, passionnant certes, mais épuisant. Je lis d’ailleurs beaucoup plus que j’écris, même si c’est souvent un stylo à la main. Je rejoins en cela Antoine Blondin qui disait : ‘‘J’aime moins écrire qu’avoir écrit’’. » (mars 2022)
Daniele Sallenave, de l’Académie française : « La laïcité à la française doit être maintenue et avec vigueur face aux dangers du communautarisme et du confessionnalisme. » (mai 2012)
Régis Debray, de l’Académie Goncourt : « Je plaide pour l’altérité et contre l’arrogance de l’Occident qui s’estime maître et possesseur de l’humanité et arbitre de ses valeurs. » (fév. 2011)
Erik Orsenna, de l’Académie française : « Le français, ce n’est pas pour moi une question de domination, mais un trésor à défendre ; c’est douze siècles d’explication du monde. Et on le laisserait disparaître ! » (juin 2010)
Enki Bilal : « Les journalistes font un travail comparable de prospective mais sont tenus à l’exactitude et à l’objectivité. Je travaille comme un journaliste à une différence près : j’ai la liberté d’écrire sur le futur et de traiter l’actualité du point de vue de l’imaginaire. Dès mes débuts, le futur a été au cœur de mon travail. » (juillet 2011)
André Miquel : « Nul métier n’est plus beau que celui de transmettre, à travers l’écriture et l’enseignement. » (juillet 2016)
Philippe Sollers : « Cette idée d’éternel retour masquée, mal comprise au départ, c’est plus qu’une idée, c’est une conviction. Ferai-je éternellement ce que je fais là aujourd’hui ? C’est une très bonne question qui permet de vivre d’une autre façon que dans la mélancolie, le désespoir, l’indifférence, l’oubli, la paresse, l’absence de perception, comme si le vrai désir humain – et c’est très grave – était d’en finir, donc de mourir, de disparaître, de ne pas vouloir revenir éternellement dans la journée qui vient de s’écouler… » (juillet 2006)
Dominique Bona, de l’Académie française : « Indomptable et domptable, insoumise et soumise, il est très difficile d’enfermer Colette dans une catégorie. Ce qui la définit, c’est le mouvement de la vie, c’est l’instinct du corps, du cœur, de l’intelligence. » (avril 2017)
Nancy Huston : « Tout écrivain a besoin de mettre à distance le monde qui l’entoure pour pouvoir le décrire. D’emblée, l’exil nous apporte cette distance comme un cadeau, car on est toujours à distance, que ce soit vis-à-vis de notre pays d’origine ou du pays où l’on vit. » (avril 2024)
Russell Banks : « Y a-t-il un intellectuel, un artiste qui soutienne Donald Trump, à part Clint Eastwood ? Son élection a été un trauma national. J’ai été choqué, mais pas surpris… C’est la montée du populisme. » (juillet 2017)
Abdulrazak Gurnah, prix Nobel de littérature : « Le racisme flagrant a largement diminué, mais la seule situation qui n’a presque pas changé est notre réaction face à la migration. Les progrès à ce niveau sont grandement illusoires. » (juillet 2022)
Salman Rushdie : « La vérité doit être la règle. Même dans la fiction. Il est important de décrire de façon juste la réalité de la nature humaine. La fiction doit conduire à la vérité. » (oct. 2018)
Javier Cercas : « Dans mes livres, il y a toujours une remise en question du passé, de sa version officielle. Tout comme il y a une remise en question du présent, de sa version officielle. En d’autres termes, dans mes écrits, il y a une rébellion constante contre un pouvoir qui cherche à tout prix à imposer le récit du passé pour imposer celui du présent. » (sept. 2018)
Philippe Claudel, de l’Académie Goncourt : « On est en train d’habituer les gens à douter de ce qui est vrai et à avaler ce qui est faux ; l’internet joue un rôle prodigieux en mettant sur le même plan une analyse, une information ou une opinion, sans la moindre hiérarchie. Ce qui m’inquiète aujourd’hui c’est l’avènement de la bêtise, Flaubert serait tombé à la renverse ! » (août 2019)
André Comte-Sponville : « Ce qu’on attend d’un philosophe, c’est la liberté de l’esprit, pas l’enfermement dans une doctrine particulière ! Mieux vaut l’éclectisme que le dogmatisme. » (déc. 2020)
Pierre Lemaitre, prix Goncourt : « Je ne crois pas que l’on fait de bons romans avec de bonnes intrigues : le moteur de la narration est le personnage. » (avril 2022)
Michael Edwards, de l’Académie française : « Il faut toujours retraduire tous les auteurs. Chaque traducteur apporte quelque chose de nouveau : sa propre langue, et son époque. » (août 2016)
Amélie Nothomb : « Refuser ses sens, refuser son corps, c’est être traître à sa condition d’être humain. » (sept. 2006)
Jean d’Ormesson de l’Académie française : « Pour moi, il est hors de doute que l’existence humaine est métaphysique… Notre présent est perpétuel, sans cesse renouvelé, mais non éternel. » (déc. 2006)
Rachid el-Daif : « J’estime que l’écriture romanesque ne doit pas être au service d’une cause, mais que toutes les causes doivent être au service de l’écriture romanesque. » (déc. 2006)
Yasmina Khadra : « Beyrouth est la plus belle vitrine du monde arabe (...) Il faut que les Arabes renoncent à leur paresse intellectuelle et aux hostilités qu’ils se vouent les uns aux autres. Il faut qu’ils sortent de leur tribalisme. » (janv. 2007).
Jean-Christophe Rufin de l’Académie française : « Le Liban est un laboratoire : il annonce ce qui va se passer dans le reste de la planète… »
(fév. 2007)
Dominique Fernandez, de l’Académie française : « L’écrivain parle toujours de soi. Mais il ne doit pas parler de lui-même à l’état brut. »
(mars 2007)
Philippe Delerm : « Une littérature fractale est une littérature où l’élément le plus minime peut rendre compte de l’universel. J’ai horreur des grands sujets. »
(mars 2007)
Jean Dutourd, de l’Académie française : « La disparition de la langue française n’est heureusement pas pour tout de suite. Mais le danger vient souvent de l’intérieur. » (avril 2007)
Tahar Ben Jelloun, de l’Académie Goncourt : « Un jour peut-être, j’arriverai à quelque chose qui ressemblerait au bonheur. Je cesserai alors d’écrire, parce que le bonheur n’est pas littéraire. » (fév. 2008)
Boualem Sansal : « Les fascismes se ressemblent, qu’ils soient profanes ou religieux. » (juin 2008)
Rose Tremain : « Le scénario est un travail de collaboration, le roman une solitude totale. » (juillet 2008)
Daniel Rondeau, de l’Académie française : « La langue est un grand pays. Les frontières de cette langue sont floues, heureusement, imprécises, mouvantes. Les écrivains francophones, qu’ils soient libanais, haïtiens, québécois ou autres, échappent justement à notre dépression lente et durable. Ils nous apportent de la force. » (août 2008)
Maryse Condé : « Le rôle de l’écrivain n’est pas de répéter le réel. Il doit plutôt prendre le pouls du monde, son tempo, sa dynamique. » (août 2008)
Arturo Pérez-Reverte : « Le lien personnel sentimental, littéraire, que j’ai avec mes romans n’existe pas. C’est comme marier sa fille : on l’éduque, on la nourrit, elle grandit et s’en va avec un autre homme. On lui rend visite, mais elle n’est plus nôtre. » (avril 2009)
Joseph Maïla : « Par résistance culturelle, je veux parler de la faculté de s’indigner, de dire, de dénoncer ce qui ne va pas. (...) Il faut interdire le retour de la violence, rester mobilisé, dire encore et encore non à l’oubli, non à l’impunité. Aucune démocratie n’a d’enracinement naturel. » (avril 2009)
Gamal Ghitany : « L’écriture est la seule action humaine capable de lutter contre l’effacement. » (mai 2009)
Antonio Tabucchi : « La littérature nous informe bien plus largement que l’expérience. Elle nous ouvre des univers infinis, tout un cosmos. (...) Tout pouvoir à tendance totalitaire hait la littérature. » (avril 2010)
Robert Abirached : « La culture est ce qui apporte de la nourriture à l’imaginaire, à cette autre part qui est en chaque homme. » (mai 2010)
Javier Mariàs : « Tromperie et trahison font partie intégrante du fonctionnement social, et même de notre essence. Nous ne devrions pas les considérer comme des exceptions, des accidents ; nous devrions y être habitués, politiquement, socialement et bien sûr personnellement. » (juillet 2010)
Christian Bobin : « Les mots qui sont sur la table sont comme le pain ; s’il reste là, il devient sec. Pour être bon, il doit être partagé. » (sept. 2010)
Vassilis Alexakis : « Les langues ne sont pas le produit d’un pays (...) Penser la langue comme la propriété des personnes qui la pratiquent est une illusion suspecte promue par les politiques. » (déc. 2010)
Ian McEwan : « J’aime créer des ruptures à l’intérieur de mon œuvre et me sentir différent chaque fois, comme si chaque fois était une première fois (...) Je dois tuer quelque chose en moi avant de donner naissance à mon nouveau moi, tuer mes anciens romans pour parvenir à écrire les nouveaux. » (juin 2011)
Yves Bonnefoy : « Préserver le rêve autant que le dénoncer, savoir que rêver, c’est un acte de vérité quand chaque rêve est mensonge, voilà ce que veut la poésie, voici ce qu’il ne faut pas oublier de faire. » (août 2011)
Alain Rey : « L’histoire des mots permet de mieux appréhender les changements sociaux et culturels auxquels nous assistons. » (nov. 2011)
Hisham Matar : « Je fais les choses instinctivement. Je n’aime pas l’idée d’être un écrivain professionnel. » (juillet 2012)
Georges Moustaki : « J’ai hérité de l’Orient une manière de vivre, une sensibilité, une manière de penser qui ne m’ont jamais quitté (...) À nos yeux, le Liban réunissait le mieux la culture arabe et la culture européenne. C’était, en quelque sorte, la version européenne du Moyen-Orient ! » (juin 2013)
Eduardo Mendoza : « Je pense que le théâtre est ce qui fonde ma carrière littéraire. (…) Tous mes romans sont de petites scènes de théâtre. Les scènes commencent et finissent avec l’impression d’un rideau qui se lève ou qui tombe sous l’effet d’un coup de théâtre. C’est peut-être là à la fois l’une de leurs vertus et l’un de leurs vices. » (juillet 2017)
Françoise Nyssen, éditrice, ancienne ministre de la Culture : « Une culture n’est le monopole de personne : elle est empruntée et nourrie en permanence par ceux qui la vivent ou la traversent. » (nov. 2017)
Vénus Khoury-Ghata : « Pourquoi j’écris encore depuis 60 ans ? Pour devenir quelqu’un d’autre, celle que je ne suis pas. J’écris peut-être aussi pour ne pas être seule. Je vis et je vieillis avec les livres. » (avril 2023)
Wajdi Mouawad : « Quand je monte une pièce, je ne perds pas de vue que le texte va être vu et non lu. La réussite du spectacle m’importe plus que le succès du texte publié. Je n’ai donc aucun mal à couper, réécrire, déplacer, recomposer. » (fév. 2009)
Alain Mabanckou : « Je n’ai jamais été pessimiste sur le devenir de la langue française. C’est une unité de valeur culturelle. C’est la langue de la reconquête de soi, qui dispose d’un imaginaire puissant et préservé par le fait qu’il existe une langue littéraire et une langue populaire. C’est la preuve d’une formidable vitalité. » (nov. 2018)
Robert Solé : « Il n’y a pas de soumission arabe. Tous les peuples ont besoin de liberté. Mais le problème c’est que le jour où le pouvoir tombe, il n’y a plus que les islamistes, avec leur chape de plomb religieuse, qui font aussi le jeu de l’armée, quand les deux ne sont pas de mèche, avec leurs certitudes. » (juillet 2019)
Annie Ernaux, prix Nobel de littérature : « Ma place n’est nulle part, écrire est une croyance et je n’ai pas d’autre lieu que celui-là. » (avril 2008)
Christine Angot : « J’aime tous mes personnages. Je les aime d’un amour maternel, comme une mère qui souhaite que tout le monde comprenne l’intelligence et la subtilité de son enfant. » (oct. 2008)
Éric-Emmanuel Schmitt, de l’Académie Goncourt : « Je n’épouse aucune réponse parce qu’aucune réponse n’épuise la question. La question nous rend fraternels alors que la réponse nous rend ennemis. » (janv. 2009)
Franz-Olivier Giesbert : « J’ai toujours été très proche de mes personnages. Quand le livre est achevé, je suis en deuil. » (juillet 2008)
Khaled Khalifé : « Le roman est par excellence le lieu où toutes sortes de contraintes viennent se briser sur les beaux rivages d’une imagination folle et débridée. » (déc. 2008)
Alexandre Jardin : « Lorsque l’on n’a pas conscience de la mort, on lambine, à la limite on est dans un simple état de préservation, on pense avoir toujours le temps alors qu’on ne l’a jamais. Sans la conscience de la mort, il ne peut y avoir d’amour véritable. » (janv. 2010)
Etienne de Montety : « Je suis un aventurier par procuration, un aventurier passif. » (déc. 2009)
James Ellroy : « Je crois en les êtres humains, mais je crois encore plus en Dieu. Je suis un mystique et un théocrate et j’ai surtout confiance en l’invisible. » (fév. 2010)
Michel Onfray : « Savoir que nous sommes dans la nature, que nous sommes dans le cosmos, nous fait prendre conscience que nous ne sommes pas des monades isolées, des atomes autistes, des individualités souveraines, des egos solitaires, mais des fragments d’un grand tout qui a ses règles et ses lois, notamment l’inscription dans le temps. » (mai 2015)
Pascal Bruckner, de l’Académie Goncourt : « Le corps est à l’image du destin : l’homme ne le maîtrise pas. » (mars 2008)
Philippe Djian : « La littérature est une aventure qui fonctionne à deux. Elle implique un écrivain et un lecteur qui marchent du même pas, et on peut avoir envie de se promener longtemps. » (mars 2009)
Marie Ndiaye, prix Goncourt : « Le thème des rapports filiaux et plus généralement des rapports familiaux est pour moi une matière romanesque inépuisable. La famille est un concentré de tous les sentiments humains : amour, haine, jalousie, ambivalence, toute la gamme des sentiments peut être explorée au sein de la cellule familiale. » (nov. 2009)
Patrick Chamoiseau, prix Goncourt : « Il nous faut non seulement habiter le monde, mais être capable de le percevoir poétiquement. » (juillet 2009)
Edouard Glissant : « Pour tout écrivain, il existe un espace constitué de son lieu, celui où il est né et où il a grandi, ou celui où il a choisi d’habiter ; autour de ce lieu, il y a l’espace du monde. Un écrivain n’a pas de raison d’écrire s’il n’établit pas de relation entre son lieu et le monde. » (juillet 2009)
Patrick Rambaud de l’Académie Goncourt : « Le comique est plus agréable pour survivre. » (avril 2015)
Charif Majdalani : « L’histoire du Liban est celle d’une succession de crises violentes dont chacune a mis un terme au Liban qui existait avant elle (…) Ce que je crains c’est qu’à force de transformations régressives, de mauvaises gouvernances répétitives, de refus obstinés de tirer les leçons des calamités qui ont précédé, nous ne soyons en train d’assister à la lente et inexorable altération du principe même sur quoi a été bâti le Liban, à la ruine de sa diversité, de l’originalité vitale qu’il constitue et de la créativité qui caractérise ses habitants. » (nov. 2020)
On pourrait ajouter ce texte à ce florilège : https://www.lorientlejour.com/article/595246/Ecrire_pourquoi_et_pour_quiKaren_AYAT.html Alors pourquoi écrire ? Chacun va de sa petite réponse, mais l’essentiel c’est le destinataire, le lecteur, s’il y en a encore pour les textes littéraires… C’est LA question qu’il faut poser à l’éditeur : Pourquoi publier tel ou tel livre …
14 h 34, le 28 juillet 2024