Le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), le député Gebran Bassil, lors d'une conférence de presse le 13 juin 2024. Photo DR
Le Courant patriotique libre (CPL, aouniste) a mis en garde contre « l’effondrement de l’État si la vacance devait persister à la présidence de la République », le Parlement libanais ne parvenant pas à élire un successeur à Michel Aoun, lui-même fondateur du CPL, depuis la fin de son mandat en octobre 2022.
Dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion hebdomadaire, mardi, présidée par le chef du parti Gebran Bassil, le CPL met en cause « les positions de certains blocs parlementaires qui refusent l’accord sur un nom ou l’engagement à assurer le quorum (au Parlement), alors qu’il est demandé de contribuer à des solutions qui mènent à l’élection d’un président dans l’esprit d’un accord et de la concurrence démocratique ».
Le CPL accuse régulièrement les Forces libanaises (FL, de Samir Geagea) de refuser le principe du dialogue, alors que les FL se disent elles-mêmes attachées à la Constitution et au vote et accusent, à leur tour, le camp aouniste de torpiller l’élection présidentielle.
« Protéger le Liban de la guerre »
Le CPL a abordé, par ailleurs, le sujet de la guerre au Liban-Sud entre le Hezbollah et Israël, soulignant « le danger d’un élargissement de l’agression israélienne sur le Liban, qui suppose une solidarité entre les Libanais en vue de faire face à l’ennemi ». Le communiqué ajoute cependant qu’ « il convient de réaffirmer la nécessité de protéger le Liban de la guerre qui découle d’un soutien militaire aux Palestiniens dans le conflit de Gaza, et ce, même si cette action a ses justifications morales et humanitaires ».
Le conflit au Liban-Sud a commencé le 8 octobre 2023, un jour après l’éclatement de la guerre à Gaza, le parti chiite pro-iranien affirmant que les affrontements sur la frontière israélo-libanaise se poursuivront aussi longtemps qu'elle durera. Le CPL, pourtant allié du Hezbollah, critique l’implication du Liban dans cette guerre.


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