Nagib Mikati s'exprimant depuis Tripoli. Photo ANI
Depuis Tripoli au Liban-Nord sa ville natale, où il célébrait vendredi sa désignation en tant que « capitale culturelle du monde arabe » pour cette année, le Premier ministre libanais sortant Nagib Mikati a lancé une vaste offensive contre ceux qui, selon lui, entravent l’élection présidentielle et empêchent le gouvernement de travailler.
« Au Liban, l’histoire se répète dans le sens où les mêmes crises politiques sévissent à intervalles réguliers », a-t-il dénoncé, mentionnant plus spécifiquement l’état d’enlisement du pays aujourd’hui.
« Certains politiciens réitèrent les mêmes erreurs et nuisent au pays et à sa population, dans des circonstances très délicates de guerre au Sud, de crise financière et économique et de problème des réfugiés syriens qui affecte chaque ville et chaque village », a-t-il poursuivi. Il a appelé à mettre fin à la vacance présidentielle afin que les institutions reprennent leur cours. A propos de la crise des réfugiés syriens, il a assuré que toute solution ne se ferait pas au détriment du pays et de sa population.
M. Mikati a aussi souhaité que la classe politique « arrête d’entraver le travail du gouvernement qui fait de son mieux pour préserver ce qui reste des institutions de l’État, en attendant que tout rentre dans l'ordre ».
A propos du conflit au Liban-Sud enfin, il a estimé que « l’ennemi israélien tente d’en faire une terre brûlée inhabitable, mais n’y parviendra assurément pas ».
Depuis le 8 octobre, le Hezbollah et Israël s'affrontent quotidiennement à coups de tirs de roquettes et de missiles qui ont fait, côté libanais, plus de 400 morts, majoritairement des combattants du parti chiite, mais également des dizaines de civils.


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