Des Afghans assis près de maisons endommagées après des inondations dans le district de Burka de la province de Baghlan, le 12 mai 2024. Photo AFP/ATIF ARYAN
Des inondations soudaines dans l'ouest de l'Afghanistan ont tué au moins 50 personnes, une semaine après un épisode de crues similaires dans le nord, a annoncé samedi la police provinciale.
Les inondations ont aussi détruit quelque 2.000 habitations et en ont endommagé des milliers d'autres, a déclaré le porte-parole de la police de la province de Ghor, dans l'ouest de l'Afghanistan. Ces nouvelles crues surviennent alors que plus de 300 personnes ont péri dans de violentes intempéries en fin de semaine dernière dans le nord du pays très vulnérable au changement climatique.
"Cinquante habitants de la province de Ghor ont été tués par les inondations de vendredi et un certain nombre d'autres sont portés disparus", a rapporté samedi le porte-parole de la police, Abdul Rahman Badri. "Ces terribles inondations ont également tué des milliers de têtes de bétail, (...) détruit des centaines d'hectares de terres agricoles, des centaines de ponts (...) et des milliers d'arbres", a-t-il aussi ajouté.
Les principales routes à l'intérieur de la province touchée, ou celles qui y mènent, ont été bloquées, et le ministère taliban des Réfugiés a déclaré que le bilan humain et matériel allait probablement s'alourdir.
Abu Obaidullah, chef du département de gestion des catastrophes de la province, a déclaré qu'il s'agissait d'une "situation d'urgence".
"Situation vraiment préoccupante"
Les crues ont touché plusieurs districts de la province, y compris la capitale Chaghcharan, où les rues "sont pleines de boue", a déclaré à l'AFP M. Obaidullah. "La situation est vraiment préoccupante", a-t-il ajouté, précisant que les victimes avaient besoin d'abris, de nourriture et d'eau.
En fin de semaine dernière d'autres provinces, dont celle de Baghlan dans le nord de l'Afghanistan, ont déjà subi des crues soudaines, et de nouvelles intempéries sont attendues, avait averti l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Ce nouvel épisode intervient alors que les survivants de ces inondations continuent de rechercher des membres de leur famille portés disparus. Les efforts de sauvetage sont compliqués par la destruction des ponts et des routes.
Au moins 300 personnes ont été tuées dans ces inondations, selon le Programme alimentaire mondial et les responsables talibans.
"Catastrophe sur catastrophe"
Ces précipitations sont survenues après un hiver anormalement sec et plusieurs années de sécheresse dans ce pays figurant parmi les plus exposés aux changements climatiques, d'après les experts.
L'Afghanistan, qui est "exceptionnellement exposé aux inondations", connaît des précipitations anormalement élevées ce printemps, a constaté Mohammad Assem Mayar, un expert en gestion des eaux, dans un rapport de l'Afghanistan Analysts Network.
Les services de météorologie prévoyaient de nouvelles précipitations à Baghlan et dans d'autres provinces septentrionales au cours des prochains jours. "Avec ces situations météorologiques erratiques, cela a été catastrophe sur catastrophe, qui ont plongé les villageois dans l'extrême pauvreté", avait déclaré mardi Timothy Anderson, chargé de l'Afghanistan au Programme alimentaire mondial (PAM).
L'Afghanistan, ravagé par quatre décennies de guerre, est l'un des pays les plus pauvres du monde. Environ 80% de ses 40 millions d'habitants dépendent de l'agriculture pour leur survie.
Les inondations ont aussi détruit quelque 2.000 habitations et en ont endommagé des milliers d'autres, a déclaré le porte-parole de la police de la province de Ghor, dans l'ouest de l'Afghanistan. Ces nouvelles crues surviennent alors que plus de 300 personnes ont péri dans de violentes intempéries en fin de semaine dernière dans le nord du pays très vulnérable au changement climatique.
"Cinquante habitants de la province de Ghor ont été tués par les inondations de vendredi et un certain nombre d'autres sont portés disparus", a rapporté samedi le porte-parole de la...


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