Un passeur présumé qui opérait dans le Akkar arrêté par les forces de l'ordre. Photo fournie par Michel Hallak
Un passeur présumé, connu sous le pseudonyme de « Abou Johnny », qui aurait facilité l'entrée de nombreux Syriens clandestins au Liban, a été arrêté jeudi par une patrouille de la Sécurité de l'État dans le Akkar, indique un communiqué transmis par notre correspondant dans la région, Michel Hallak.
Lors de son interrogatoire par la Sécurité de l'État, le prévenu, identifié par les initiales A.H. et originaire de la localité de Bkayaa à Wadi Khaled (Nord), a avoué travailler comme passeur, utilisant principalement le point de passage illégal dit de « al-Charika al-Mouttahida » pour faire entrer des Syriens au Liban contre des sommes d'argent.
L'homme a dit travailler comme passeur depuis trois ans et faisait traverser environ 20 Syriens par jour, selon le communiqué de la Sécurité de l'État. Il aurait également fait partie d'une bande qui transportait ces migrants clandestins vers les régions intérieures du Liban et touchait de l'argent pour suivre les dossiers de certains d'entre eux auprès des ONG.
« Abou Johnny » a été arrêté par le bureau de Qobeyyate de la Sécurité de l'État, alors qu'il se trouvait dans un magasin de vente de tabac qui sert également de bureau de change illégal. Les autorités sont actuellement à la recherche de ses complices.
Ces derniers mois, l'armée et les forces de sécurité ont intensifié leurs efforts pour refouler les Syriens entrant clandestinement au Liban, soit afin de s'y installer, soit pour y prendre la mer illégalement vers les côtes européennes. La troupe a régulièrement annoncé avoir arrêté et renvoyé en Syrie des Syriens aux frontières. Mercredi, lors d'une réunion, la Chambre des députés a émis une série de recommandations sur la gestion de la présence syrienne au Liban par le pouvoir exécutif, comportant notamment un appel aux pays donateurs pour renforcer les capacités de l'armée et des forces de sécurité libanaises, afin de mieux contrôler la frontière terrestre avec la Syrie et les mouvements transfrontaliers.


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