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Dernières Infos - Suisse

Les campus occupés par des propalestiniens évacués un à un

Des étudiants propalestiniens accrochant des drapeaux palestiniens dans le hall de l'Université de Genève (UNIGE) alors qu'ils occupent les locaux, le 9 mai 2024. FABRICE COFFRINI / AFP

Les campus occupés en Suisse -parfois depuis près de deux semaines- par des étudiants propalestiniens dénonçant la guerre à Gaza ont été pour la plupart évacués, mardi et mercredi, volontairement ou avec le renfort de la police.

En revanche, à l'Université de Neuchâtel, jusque-là épargnée, des étudiants propalestiniens occupaient un bâtiment mercredi.

La police est intervenue mercredi pour évacuer des dizaines d'étudiants propalestiniens qui occupaient des locaux sur les campus des université de Berne et de Bâle.

Après l'expiration de deux ultimatums, la police a évacué dans l'après-midi l'un des bâtiments emblématiques -le Bernoullianum- de l'Université de Bâle, a indiqué la police. La direction avait auparavant déposé une plainte.

A Berne, les forces de l'ordre sont intervenues tôt mercredi matin à la demande de la direction, qui dès lundi avait jugé toute occupation « inacceptable ».

La trentaine d'occupants encore présents sur les lieux à Berne ont quitté le site vers 03H00 GMT (05H00 locales), en scandant des slogans propalestiniens à l'extérieur des bâtiments, a constaté un journaliste de l'agence Keystone-ATS.

Des dizaines de militants, qui occupaient depuis dimanche soir plusieurs locaux de l'université dont le restaurant universitaire, réclamaient un « boycott académique des institutions israéliennes ».

Le recteur de l'université, Christian Leumann, s'est dit prêt à poursuivre « un dialogue constructif » mais estime qu' »une occupation et des revendications politiquement motivées ne fournissent pas un cadre pour un dialogue constructif », dans un communiqué publié mercredi.

Mardi, des policiers avaient évacué l'université de Genève (UNIGE), là aussi sans incident et à la demande de la direction de l'établissement.

Celle-ci avait ouvert le dialogue avec les manifestants mais avait haussé le ton lundi après l'échec de négociations, en annonçant le dépôt d'une plainte pénale pour violation de domicile.

Les étudiants propalestiniens de Lausanne, qui avaient lancé le mouvement en Suisse il y a presque deux semaines, ont pour leur part choisi de partir volontairement après des discussions avec la direction, qui a pris des engagements.

La direction de l'université de Lausanne (UNIL) et les manifestants sont arrivés à un accord mardi après-midi, accepté lors d'une assemblée générale mardi soir et mettant fin à l'occupation, indique l'agence Kesytone-ATS.

Quant au rectorat de l'Université de Fribourg, il a donné un ultimatum jusqu'à 13H00 GMT (15H00 locales) mercredi pour une évacuation.

Tous ces mouvements, inspirés par les actions sur les campus américains, dénoncent l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, déclenchée par l'attaque sans précédent menée le 7 octobre sur le territoire israélien par le mouvement islamique palestinien Hamas.

Les campus occupés en Suisse -parfois depuis près de deux semaines- par des étudiants propalestiniens dénonçant la guerre à Gaza ont été pour la plupart évacués, mardi et mercredi, volontairement ou avec le renfort de la police.En revanche, à l'Université de Neuchâtel, jusque-là épargnée, des étudiants propalestiniens occupaient un bâtiment mercredi. La police est intervenue mercredi pour évacuer des dizaines d'étudiants propalestiniens qui occupaient des locaux sur les campus des université de Berne et de Bâle.Après l'expiration de deux ultimatums, la police a évacué dans l'après-midi l'un des bâtiments emblématiques -le Bernoullianum- de l'Université de Bâle, a indiqué la police. La direction avait auparavant déposé une plainte.A Berne, les forces de l'ordre sont intervenues tôt...