Un jeune syrien assis dans une salle de classe au mur troué, dans un camp pour déplacés internes dans le village de Haranabush, dans la province d'Idleb, le 11 mai 2024. Photo AAREF WATAD/AFP
Un responsable humanitaire de l'ONU a appelé mardi, lors d'une visite dans les zones rebelles du nord-ouest de la Syrie, la communauté internationale à financer des programmes d'aides essentiels avant une conférence de donateurs prévue fin mai à Bruxelles.
Les fonds disponibles "ne sont manifestement pas suffisants pour répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables", a affirmé le coordinateur humanitaire régional adjoint de l'ONU pour la crise syrienne, David Carden.
La lassitude des donateurs commence à se faire sentir, après 13 ans de guerre en Syrie et d'autres conflits qui mobilisent l'attention de la communauté internationale.
Le plan de réponse humanitaire de la Syrie pour 2024 nécessite plus de 4 milliards de dollars mais n'est financé qu'à hauteur de six pour cent, précisé M. Carden à l’AFP.
L'année dernière, seuls 38% des 5,4 milliards de dollars nécessaires ont été alloués au plan de réponse humanitaire pour la Syrie.
Dans le nord et le nord-ouest de la Syrie, aux mains des rebelles, plus de quatre millions de personnes sont dans le besoin, dont près de la moitié sont des enfants, d'après l'ONU.
Globalement, plus de 15 millions de personnes sur le territoire syrien, morcelé par la guerre, ont besoin d'une aide humanitaire selon l'ONU.
Le manque de fonds impacte également la capacité de l'ONU à acheminer l'aide par camion depuis la Turquie vers les zones rebelles.
"Nous avons besoin d’un soutien continu pour le programme syrien", a souligné le responsable onusien, à l'approche d'une conférence annuelle sur la Syrie prévue à Bruxelles le 27 mai.
Janne Suvanto, du Progamme alimentaire mondial (PAM), qui faisait partie de la délégation, a affirmé que "la situation de la sécurité alimentaire dans le nord-ouest de la Syrie est très mauvaise".
"Plus de 600.000 personnes sont en situation d'insécurité alimentaire grave", a-t-il ajouté dans une déclaration à l'AFP.
La guerre en Syrie, déclenchée en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie a fait plus de 500.000 morts et déplacé des millions de personnes.
Les fonds disponibles "ne sont manifestement pas suffisants pour répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables", a affirmé le coordinateur humanitaire régional adjoint de l'ONU pour la crise syrienne, David Carden.
La lassitude des donateurs commence à se faire sentir, après 13 ans de guerre en Syrie et d'autres conflits qui mobilisent l'attention de la communauté internationale.
Le plan de réponse humanitaire de la Syrie pour 2024 nécessite plus de 4 milliards de dollars...


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