La symbolique des chaises utilisée dans la campagne de l’Alisep. Celles des responsables et celles qui attendent les patients atteints de sclérose en plaques. Photo DR
Sous le patronage de l’ordre des pharmaciens du Liban, l’Association libanaise contre la sclérose en plaques (Alisep) a organisé une manifestation, samedi dernier dans les locaux de l’ordre, pour soutenir les droits des patients atteints de sclérose en plaques à recevoir tous les types de traitements adaptés à leur état, en garantissant la disponibilité des médicaments et en maintenant les subventions.
Le président de l’ordre des pharmaciens, Joe Salloum, a déclaré : « Nous ne pouvons pas rester les bras croisés face aux patients souffrant de maladies chroniques et incurables. Nous devons unir nos efforts et défendre les droits fondamentaux des patients atteints de sclérose en plaques, en veillant à ce qu’ils reçoivent tous les médicaments adaptés à leur état, en garantissant leur disponibilité et en empêchant la suppression des subventions. Nous demandons à l’État d’assumer ses responsabilités en trouvant des solutions rationnelles et en développant un plan national de santé. »
La présidente de l’Alisep, Jane Koussa, a remercié l’ordre des pharmaciens et la Société libanaise de neurologie pour leur soutien : « Nous sommes ici pour lancer un appel à l’aide au nom des patients atteints de sclérose en plaques dont la santé est en jeu. »
À son tour, le professeur Salam Koussa a souligné l’importance pour les patients atteints de sclérose en plaques de recevoir leur traitement conformément à la prescription afin de contrôler les symptômes et d’éviter les rechutes soudaines : « En tant que médecins, nous faisons face à une réalité dure. Nous nous retrouvons obligés soit de prescrire des traitements alternatifs non adaptés, soit de voir les patients arrêter leur traitement ou adopter une stratégie de rationnement. Les patients atteints de sclérose en plaques sont devant un danger : la gravité des symptômes augmente, ce qui entraîne une détérioration de leur état de santé pouvant aboutir à une invalidité. En outre, ils subissent une pression psychologique en cherchant un médicament et en craignant de devoir supporter les coûts élevés en cas de suppression de la subvention. »
Karine Abou Khaled, spécialiste en neurologie, a évoqué des résultats d’une étude récente menée sur un échantillon de 38 patients (âge moyen de 45 ans) qui montrent « une augmentation significative de l’invalidité grave de 4,25 % à 23 % et une augmentation du pourcentage de ceux qui ne reçoivent pas de traitement à 39 % ».

