Aux 14es Journées de la recherche à l’USJ. Photo DR
Le vice-rectorat à la recherche de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ) a organisé les 14es Journées de la recherche intitulées « La recherche au service de la société dans un Liban en crise ».
Ces deux journées ont regroupé des chercheurs, professeurs, docteurs, enseignants doctorants et étudiants qui se sont posé des questions et ont proposé des réponses concernant la recherche clinique et translationnelle innovante au service de l’industrie, dans un paysage socio-économique mouvant. Ces journées ont été marquées également par le lancement par le recteur de l’USJ, le père Salim Daccache s.j., du projet « One health : une seule santé durable pour tous. USJ Liban » qui propose une approche collaborative entre les différents secteurs de la société pour le bien-être de l’humain.
Le vice-recteur à la recherche, la professeure Dolla Karam Sarkis, a expliqué que ce projet trouve son origine dans les travaux de recherche effectués à l’université sur la résistance des agents pathogènes aux antibiotiques, les bactéries résistantes chez les animaux qui passent à l’homme par le biais de la consommation de viande, la pollution de l’air et des rivières, les polluants organiques persistants, des toxines, etc., et qui ont abouti à la proposition, par un groupe de 30 chercheurs de toutes les facultés, de thématiques qui rejoignent l’effort international pour une santé planétaire répondant à des objectifs de développement durable.
Le secrétaire général de la fondation Une seule santé durable pour tous, M. Benoît Miribel, a appelé dans son mot à une prise de conscience : « Nous sommes tous confrontés aux mêmes enjeux sanitaires et environnementaux, d’où le besoin de repenser notre façon de travailler sur nos priorités. Dans ce contexte, le Liban a répondu présent à travers l’USJ et diverses ONG. »
Le directeur des opérations scientifiques de l’Agence nationale de la recherche française (ANR), M. Dominique Dunon-Bluteau, a passé en revue les différents projets de coopération scientifique avec le Liban, tandis que le directeur régional de l’AUF, Jean-Noël Baléo, a invité l’USJ à maintenir le capital humain qui détient l’expertise existante et les structures qui perpétuent le système national de recherche, et à renouveler ce capital par la formation d’étudiants ayant des compétences socioprofessionnelles nécessaires au redressement du Liban.
La conseillère d’action et de coopération culturelle et directrice de l’Institut français du Liban, Mme Sabine Sciortino, a estimé pour sa part que dans un pays frappé de plein fouet par une crise profonde, la recherche permet de penser et de préparer le monde de demain et d’après-demain. Pour cette raison, a-t-elle ajouté, la France entend poursuivre son appui en matière de recherche avec le Liban à travers différents programmes.
La Dr Tamara el-Zein a quant à elle affirmé que « si la recherche disciplinaire est toujours indispensable pour approfondir les savoirs, la recherche interdisciplinaire est nécessaire pour pouvoir tirer profit des croisements des savoirs ».

