Le Premier ministre islamiste de l'Unisia, Ali Larayedh (G), discute avec Sahbi Atig. Photo d'archives AFP
L'état de santé de Sahbi Atig, un membre du conseil de la Choura et du parti modéré de l'opposition tunisienne Ennahda, se détériore rapidement dans la prison tunisienne dans laquelle il a entamé une grève de la faim depuis près d'un mois, selon son épouse, a rapporté Al-Jazeera. M. Atig a été hospitalisé en soins intensifs après une grève de la faim de 25 jours pour protester contre son emprisonnement, a déclaré son épouse, Zainab al-Marayhi.
Le dirigeant de l'opposition avait été arrêté le 6 mai après avoir été interdit de prendre l'avion par les forces de sécurité, alors qu'il se rendait à une conférence en Turquie. Il est accusé de blanchiment d'argent et de faux témoignage. Il a clamé son innocence, et sa famille ainsi que le parti Ennahdha ont estimé que les accusations contre lui sont une nouvelle manifestation de la répression exercée par le président Kais Saied sur ses opposants politiques.
Mme Al-Marayhi a déclaré au site d'information al-Araby al-Jadeed qu'elle avait rendu visite à son mari lundi, mais que les gardiens de prison avaient écourté sa visite en raison de l'état de santé fragile de M. Atig. "Mon mari a perdu environ 20 kg et souffre de douleurs à l'estomac et au cœur. Il est enfermé dans une pièce avec plusieurs prisonniers qui fument des cigarettes, ce qui aggrave son état de santé, et il a besoin d'un fauteuil roulant", a déclaré l'épouse de l'opposant au média en ligne basé au Qatar.
L'Organisation arabe pour les droits de l'homme au Royaume-Uni a déclaré que M. Atig nécessitait une intervention médicale d'urgence et des soins de santé pour protéger "son droit à la vie". "Empêcher l'épouse de Sahbi Atig de lui rendre visite constitue une violation manifeste de son droit à contacter les membres de sa famille", a également déclaré l'organisation.
La répression exercée par Kais Saïed contre l'opposition fait craindre une régression de la Tunisie vers une dictature, plus de dix ans après les premières manifestations en faveur de la démocratie qui ont éclaté dans le cadre du "printemps arabe". Depuis la suspension du Parlement par M. Saied, de nombreuses personnalités de l'opposition ont été emprisonnées, dont beaucoup appartiennent au parti Ennahdha, parti le plus important du parlement.



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