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Sport - Football

La Roma et Mourinho s’offrent une nouvelle finale européenne

Grâce à un 0-0 tenu « à la Mourinho », l’AS Rome a conservé son avance du match aller et validé son ticket pour la finale de la Ligue Europa aux dépens du Bayer Leverkusen. Elle retrouvera le 31 mai, à Budapest, le Séville FC, tombeur dans le même temps de la Juventus (2-1).

La Roma et Mourinho s’offrent une nouvelle finale européenne

José Mourinho enlassant Tammy Abrahamà l’issue de la qualification de l’AS Rome en finale de la Ligue Europa après le match nul (0-0) ramené de la pelouse du Bayer Leverkusen, jeudi à la BayArena. Ina Fassbender/AFP

On a beau en avoir l’habitude, après deux décennies passées à voir José Mourinho empiler les titres, peu importe le banc sur lequel il est assis, cette qualification de l’AS Rome a quelque chose de fascinant.

En mettant en place une tactique ultradéfensive digne de la grande époque du « catenaccio », le technicien portugais a verrouillé la partie, ou plutôt laissé les Allemands buter pendant 90 minutes sur le bloc compact formé par ses hommes.

« Mes joueurs sont fantastiques »

Bien que très peu séduisant, le résultat demeure toujours aussi efficace : un an après leur sacre en Ligue Europa Conférence (C4) contre le Feyenoord Rotterdam, les Romains se hissent une seconde fois de suite en finale européenne, cette fois au niveau supérieur.

Un accomplissement d’autant plus impressionnant qu’il s’agit également de la septième finale continentale que disputera le « Mou », soit autant que le nombre de collines qui jalonnent la « ville éternelle ». Et jusqu’à maintenant, ce dernier les a toutes gagnées : « Mes joueurs sont fantastiques tout simplement. Ça fait deux ans que l’on est ensemble, et ils ont une mentalité incroyable », a déclaré Mourinho au terme de la rencontre. « Cette finale signifie plus que la finale de l’an passé. On voit une différence de niveau dans les équipes contre lesquelles on a joué. Il y a des équipes de Ligue des champions et c’est aussi la physionomie du match qui m’a obligé à rester prudent. »

Forts d’un avantage d’un but acquis à l’aller, les Giallorosi ont résisté à la pression incessante des hommes de Xabi Alonso. Alignés sur une défense à cinq, renforcée par le milieu récupérateur serbe Nemanja Matic, ils ont accepté de subir pendant l’intégralité de la rencontre. Quitte à parfois verser dans la caricature, puisque les Allemands ont tenté 23 fois leur chance face aux buts adverses, tandis que les Italiens ne se sont contentés que… d’une seule frappe, à la deuxième minute de jeu.

Une sérénité qui s’est également ressentie du côté des bancs d’entraîneurs, le calme de « Mou », contrastant avec l’agitation de Xabi Alonso dans sa zone le long de la ligne de touche où on a vu le Basque gesticuler en vain pour que ses joueurs trouvent la faille dans le glacis défensif mis en place par la « Louve ».

« Il nous a manqué un peu de chance. Mais je suis fier des gars et du club. Les Romains sont très expérimentés avec un entraîneur très expérimenté. À la fin, ils ont rendu ça très vilain », a regretté Kerem Demirbay, le milieu du Bayer, après la rencontre.

La majorité de la rencontre a donc ressemblé à un siège des cages défendues par le gardien portugais Rui Patricio, bien plus mis à contribution qu’à l’aller en Italie. La première grosse alerte sur son but est venue d’une frappe de l’international français Moussa Diaby, qui a trouvé la transversale (12e).

Mourinho connaît la recette… Séville aussi

À plusieurs reprises, sur des tentatives de Kerem Demirbay (8e, 21e, 27e) ou Sardar Azmoun (29e, 36e), titularisé en pointe de l’attaque du Bayer, Rui Patricio a été sollicité mais sur des frappes sans grand danger.

En seconde période, Leverkusen a continué sa domination à l’image d’une nouvelle frappe de loin de Demirbay, qui a obligé Rui Patricio à se détendre pour éviter l’ouverture du score des Rhénans.

Dans les dix dernières minutes, les 30 210 spectateurs de la BayArena ont bien cru à l’ouverture du score par Azmoun, mais la reprise au point de penalty de l’Iranien a manqué le cadre de peu.

De quoi sonner le glas des espoirs allemands qui auront cruellement manqué de réussite, pour le plus grand bonheur des « tifosi » romains venus en nombre soutenir leurs protégés dans le parcage visiteur, avant de communier avec José Mourinho après le coup de sifflet final.

Si l’entraîneur portugais connaît par cœur la recette du succès en compétitions européennes, c’est tout autant le cas du futur adversaire qui se dressera face à l’AS Rome en finale le 31 mai à Budapest.

Sextuple vainqueur de l’épreuve, le Séville FC s’est hissé pour la septième fois depuis 2006 en finale de la Ligue Europa. Après un match nul (1-1) à Turin à l’aller, les Andalous cette fois ont dominé la Juventus en prolongation.

Ils avaient pourtant encaissé le premier but après le bel enchaînement réalisé par Dusan Vlahovic (0-1, 65e). Mais l’avantage des Turinois fut de courte durée puisque Suso égalisait dans la foulée d’une superbe frappe du gauche (1-1, 71e).

Dès le début de la prolongation, c’est l’Argentin Lamela qui a repris de la tête au point de penalty un centre servi par Bryan Gil (95e) pour propulser le club andalou, recordman du nombre de sacres en C3, vers une septième finale en sept participations.

L’histoire d’amour continue entre la petite sœur des coupes d’Europe et le club rouge et blanc. Alors qu’il était tout proche de la relégation en Liga à peine deux mois plus tôt, le Séville FC se retrouve désormais à disputer une nouvelle finale continentale et dans le droit d’espérer une qualification pour la prochaine Ligue des champions.

Un ticket que les Bianconeri auraient bien aimé décrocher par ce biais-ci, dans la mesure où la « vieille dame » reste sous la menace d’un retrait de 15 points en Serie A, ce qui l’éjecterait des quatre premières places qualificatives pour la C1.

La Fiorentina tient aussi sa finale

À l’étage inférieur, en Ligue Europa Conférence, une autre écurie italienne est en bonne posture pour décrocher une autre couronne continentale.

Vaincue (1-2) sur sa pelouse à l’aller, la Fiorentina a renversé le FC Bâle au Parc Saint-Jacques en s’imposant 3 buts à 1 après prolongation grâce à un doublé de Nicolas González (35e, 72e) et un but providentiel d’Antonin Barák (120+9).

La « Viola » retrouvera en finale les Hammers de West Ham, qui aura aussi l’occasion de décrocher le premier titre européen de son histoire après leur qualification acquise aux dépens des Hollandais de l’AZ Alkmaar sur le score de 3-1 sur l’ensemble des deux matchs.

La finale de cette seconde édition de la C4 se tiendra à Prague le 7 juin prochain.

On a beau en avoir l’habitude, après deux décennies passées à voir José Mourinho empiler les titres, peu importe le banc sur lequel il est assis, cette qualification de l’AS Rome a quelque chose de fascinant. En mettant en place une tactique ultradéfensive digne de la grande époque du « catenaccio », le technicien portugais a verrouillé la partie, ou plutôt laissé les Allemands buter pendant 90 minutes sur le bloc compact formé par ses hommes.« Mes joueurs sont fantastiques » Bien que très peu séduisant, le résultat demeure toujours aussi efficace : un an après leur sacre en Ligue Europa Conférence (C4) contre le Feyenoord Rotterdam, les Romains se hissent une seconde fois de suite en finale européenne, cette fois au niveau supérieur. Un accomplissement d’autant plus impressionnant...
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