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Société - Guerre À Khartoum

Sans nouvelles de leurs proches, les Soudanais de Beyrouth se sentent impuissants

« L’Orient Today » a passé un week-end avec ces travailleurs, en majorité des jeunes, qui se débattent avec des connexions téléphoniques erratiques pour entrer en contact avec leurs familles.

Sans nouvelles de leurs proches, les Soudanais de Beyrouth se sentent impuissants

Des clients se rassemblent devant un salon de coiffure tenu par des Soudanais à Beyrouth. Le 6 mai 2023. Photo João Sousa

« Tout ce que je sais de la guerre, c’est ce que je vois sur TikTok. » Il est vendredi après-midi et Moussa, 49 ans, fait défiler sur son téléphone des bribes de vidéos sur les combats qui se déroulent chez lui, au Soudan. Il consulte également WhatsApp à la recherche de nouveaux messages de ses proches. Rien. L’écran s’allume soudain : c’est un ami du Soudan qui l’appelle via WhatsApp. Mais dès qu’il répond, la connexion est coupée, mettant fin à ce rare appel téléphonique depuis son pays.Moussa vit au Liban depuis 13 ans, où il travaille comme superviseur de projet pour une entreprise internationale. Pendant cette période, il a épousé une Éthiopienne, Abyo, et a eu un fils, Ismaël, qui parle l’arabe vernaculaire et fréquente une école libanaise.
Jusque-là, Moussa rentrait au Soudan quasiment une fois par an pour visiter sa famille,...
« Tout ce que je sais de la guerre, c’est ce que je vois sur TikTok. » Il est vendredi après-midi et Moussa, 49 ans, fait défiler sur son téléphone des bribes de vidéos sur les combats qui se déroulent chez lui, au Soudan. Il consulte également WhatsApp à la recherche de nouveaux messages de ses proches. Rien. L’écran s’allume soudain : c’est un ami du Soudan qui l’appelle via WhatsApp. Mais dès qu’il répond, la connexion est coupée, mettant fin à ce rare appel téléphonique depuis son pays.Moussa vit au Liban depuis 13 ans, où il travaille comme superviseur de projet pour une entreprise internationale. Pendant cette période, il a épousé une Éthiopienne, Abyo, et a eu un fils, Ismaël, qui parle l’arabe vernaculaire et fréquente une école libanaise.
Jusque-là, Moussa rentrait au Soudan quasiment une...
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