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Sport - Tennis

Alcaraz à deux marches du doublé à Madrid

Le prodige espagnol s’est hissé dans le dernier carré du Masters 1000 madrilène mercredi aux dépens de Karen Khachanov 6-4, 7-5. Il y retrouvera le Croate Borna Coric ce vendredi, le jour de son 20e anniversaire.

Alcaraz à deux marches du doublé à Madrid

Carlos Alcaraz au retour face à Karen Khachanov lors du quart de finale du Masters 1000 de Madrid, mercredi sur la terre battue de la Caja Magica de Madrid. Thomas Coex/AFP

Souffler ses bougies sur l’ocre madrilène est devenu une habitude pour le jeune phénomène d’El Palmar. Il y a deux ans, précisément le jour de sa majorité, il avait à peine existé face à son prestigieux aîné Rafael Nadal, sorti victorieux 6-1, 6-2. Il y a un an, au lendemain de ses 19 ans, il avait pris sa revanche sur « Rafa », moment fort d’une folle semaine achevée trophée en mains. « Que s’est-il passé ? » avait-il écrit sur une caméra, encore incrédule.

Cette année, c’est une place en finale, ainsi qu’une chance de signer un doublé dans la capitale espagnole qui seront en jeu pour « Carlitos » au moment de souffler ses 20 bougies.

Il affrontera pour l’occasion le Croate Borna Coric (20e), vainqueur de l’Allemand Daniel Altmaier (92e) 6-3, 6-3.

Rêver en grand

À quoi rêve-t-on, à l’aube de ses vingt ans, quand on sait déjà ce que c’est d’être sacré en Grand Chelem (US Open 2022) et n° 1 mondial? À « devenir un des meilleurs joueurs de tennis de l’histoire, répond calmement Alcaraz. C’est un grand rêve, probablement trop grand, mais il faut rêver en grand. Et je vais travailler pour ça. »

En attendant, son bilan de « teenager » s’arrête à 150 matches joués sur le circuit ATP, dont 113 gagnés, soit 75 % de réussite.

« C’est incroyable en si peu de temps sur le circuit, disons deux ans et demi, d’avoir joué autant de matches et d’en avoir gagné autant, sourit Alcaraz. C’est une fierté. De voir, aussi, qu’en si peu de temps, je me suis installé sur le circuit, j’ai joué des grands matches, vécu des moments incroyables... Tous ces matches m’ont fait grandir très rapidement. »

Si la veille, en huitièmes de finale, le protégé de Juan-Carlos Ferrero n’avait laissé que trois jeux à Alexander Zverev, ex-n° 2 mondial aujourd’hui 16e, Khachanov et ses lourdes frappes lui ont rendu la tâche nettement plus difficile.

C’est d’abord un combat de gros bras équilibré qui s’est engagé, jusqu’à ce qu’Alcaraz fasse parler ses variations pour breaker (4-3) et empocher le premier set.

Swiatek complète le dernier carré

Dans le second, un passage à vide a coûté à l’Espagnol un break (3-1), et il en a évité un second de justesse, grâce à une amortie gagnante et une fusée de revers long de ligne. Khachanov a servi pour égaliser à un set partout, à 5 jeux à 3, mais le n°2 mondial a retrouvé ses esprits et s’est épargné une manche décisive en remportant ce jeu et les trois suivants.

« Gagner ce match me donne énormément de confiance, il a joué à un très haut niveau, il m’a poussé dans mes retranchements », commente-t-il.

Déjà titré sur ocre à Buenos Aires en février et à Barcelone il y a une dizaine de jours, Alcaraz compte désormais 17 victoires pour une seule défaite sur terre battue (en finale à Rio) en 2023. Au-delà de Madrid, ce bilan en fait inévitablement un des favoris pour Roland-Garros dans un peu plus de trois semaines (28 mai-11 juin).

Dans le tableau féminin, la n° 1 mondiale Iga Swiatek a complété le dernier carré en se montrant impitoyable, 6-0, 6-3 en 69 minutes, avec la Croate Petra Martic (33e). La Polonaise de 21 ans y affrontera la Russe Veronika Kudermetova (13e), tombeuse 6-4, 0-6, 6-4 de l’Américaine Jessica Pegula, n° 3 mondiale et finaliste sortante.

« Je sens que je joue de mieux en mieux jour après jour », apprécie la double championne de Roland-Garros (2020 et 2022), huit victoires en autant de matches joués en 2023 sur terre battue.

L’autre demi-finale opposera la Bélarusse Aryna Sabalenka, n° 2 mondiale, à la Grecque Maria Sakkari,

n° 9.

Source : AFP

Souffler ses bougies sur l’ocre madrilène est devenu une habitude pour le jeune phénomène d’El Palmar. Il y a deux ans, précisément le jour de sa majorité, il avait à peine existé face à son prestigieux aîné Rafael Nadal, sorti victorieux 6-1, 6-2. Il y a un an, au lendemain de ses 19 ans, il avait pris sa revanche sur « Rafa », moment fort d’une folle semaine achevée trophée en mains. « Que s’est-il passé ? » avait-il écrit sur une caméra, encore incrédule.Cette année, c’est une place en finale, ainsi qu’une chance de signer un doublé dans la capitale espagnole qui seront en jeu pour « Carlitos » au moment de souffler ses 20 bougies. Il affrontera pour l’occasion le Croate Borna Coric (20e), vainqueur de l’Allemand Daniel Altmaier (92e) 6-3, 6-3.Rêver en grandÀ...
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