Sérop Delifer. Photo João Sousa
Il n’avait que quatre ans lorsqu’il est arrivé au Liban en 1927, sur un bateau venant de Mersin (Turquie). Fils d’immigrés arméniens, il a connu le dollar à deux livres et demi, a vécu sous le mandat français, a foulé la terre de Palestine, a sillonné la planète, a croisé le chemin de personnalités historiques. Ancien navigateur puis libraire, il a aussi connu les périodes sombres de ce pays qu’il aimait tant et dont il connaissait chaque sentier. « Je suis à la veille de mon départ. Vous allez m’aider à trouver mes mots parce que je suis très ému quand je me rappelle tout ce que j’ai pu faire dans ma vie », nous confiait-il l’été dernier. Les pans de cette vie trépidante et attachante que nous avions racontés dans nos colonnes avaient ému notre rédaction et nos lecteurs. Sérop Delifer allait fêter ses 100 ans, comme bientôt notre journal qu’il lisait assidûment. Toute l’équipe de L’Orient-Le Jour présente ses condoléances à sa famille.

