Erling Haaland célébrant ouvertement son but inscrit lors du match nul accroché par Manchester City sur la pelouse du Bayern Munich (1-1) en quart de finale retour de la Ligue des champions, mercredi, sur la pelouse de l’Allianz Arena de Munich. Odd Andersen/AFP
Pour un ticket pour le stade olympique Atatürk d’Istanbul où se déroulera la finale de la C1 le 10 juin, Manchester City retrouvera sur sa route le Real Madrid, tenant du titre, pour un duel entre deux des meilleurs avant-centres au monde, le Norvégien de Manchester Erling Haaland et le Français de Madrid Karim Benzema.
Sur le banc de touche aussi aura lieu un duel de géants entre le Real de l’Italien Carlo Ancelotti (quadruple vainqueur de la C1) et le City de l’Espagnol Pep Guardiola (double lauréat de la C1). Une finale avant l’heure, avec l’avantage pour les Citizens de recevoir le match retour à la mi-mai dans leur Etihad Stadium.
Il s’agira d’une revanche de la spectaculaire demi-finale de la compétition reine du foot européen, remportée l’an passé par les Madrilènes portés par Benzema après une prolongation au match retour à Madrid, au stade Santiago Bernabeu.
Mercredi soir, par un temps humide (il a plu toute l’après-midi dans la capitale bavaroise) et froid (un mercure frôlant les 5 degrés), Guardiola n’a pas changé une formule qui avait parfaitement fonctionné huit jours plus tôt en Angleterre en alignant le même onze de départ.
Dominés, les coéquipiers d’Ilkay Gündogan ont profité du manque de réalisme du Bayern, problème récurrent ces derniers temps à Munich.
Deux occasions ont parfaitement illustré ce constat en première période : un duel raté par Leroy Sané, pourtant idéalement lancé par Jamal Musiala, face à Ederson (17e), et un contre initié par Kingsley Coman dans le temps additionnel, avec une glissade de Musiala qui a permis à la défense de City de se replacer (45e+2).
Kimmich sauve l’honneur
Alternant entre le côté droit et le côté gauche, Coman a été le joueur offensif munichois le plus dangereux pour la défense de Manchester.
Bousculés, les Citizens auraient pu rentrer aux vestiaires l’esprit tranquille avec un avantage d’un but si Haaland n’avait pas complètement raté un penalty à la 37e minute, généreusement accordé pour un coude de Dayot Upamecano qui a légèrement effleuré la balle après avoir défendu presque toute l’occasion les mains dans le dos.
Finalement, c’est après une nouvelle grosse action munichoise, encore une fois amenée par Coman à la 57e minute, que City s’est mis à l’abri sur un contre clinique grâce à l’inusable Haaland.
À l’origine et à la conclusion de l’action avec Kevin De Bruyne, Halland, aidé par la glissade de Dayot Upamecano sur la pelouse grasse de l’Allianz Arena, n’a pas laissé passer une nouvelle occasion d’inscrire son 12e but de la compétition pour tuer tout suspense et faire baisser l’ambiance de plusieurs tons dans le stade.
L’égalisation de Joshua Kimmich, qui a transformé un penalty accordé pour une main de Manuel Akanji à la 83e minute, n’a que permis au Bayern de sauver l’honneur.
Arrivé sur le banc de Manchester City à l’été 2016, Pep Guardiola se hisse pour la troisième saison consécutive dans le dernier carré de la Ligue des champions, ce qu’il avait déjà réalisé avec le Bayern Munich lors de son passage de trois saisons en Bavière de l’été 2013 au printemps 2016.
Après une finale perdue en 2021 contre Chelsea, Guardiola peut toujours rêver d’un troisième sacre en Ligue des champions après ceux des printemps 2009 et 2011 avec le FC Barcelone.
Un derby en demi-finales
Dans le même temps, l’Inter Milan a également validé son billet à Giuseppe Meazza, et ce grâce à son match nul (3-3) contre Benfica, suffisant après l’option prise à l’aller à Lisbonne (2-0).
Dernière équipe italienne à avoir soulevé la Coupe aux grandes oreilles en 2010, l’Inter s’invite dans le dernier carré de la C1 pour la première fois depuis cette ultime odyssée victorieuse sous les ordres de José Mourinho.
Pour offrir aux tifosi nerazzurri un nouveau et palpitant « derby de la Madonnina contre les Rossoneri, comme en demi-finale en 2003 et en quart de finale en 2005, l’Inter a su se montrer particulièrement efficace en marquant trois fois sur ses trois tirs cadrés du match par Nicolo Barella (14e), Lautaro Martinez (65e) et Joaquin Correa (78e).
Benfica avait réussi à égaliser par Fredrik Aursnes (38e), mais n’a jamais vraiment menacé l’Inter, revenant trop tard en fin de match pour espérer renverser la situation.
Cette victoire confirme les deux visages de l’équipe de Simone Inzaghi : irrégulière et éteinte en championnat, où elle a déjà été battue onze fois en 30 journées et n’a pris qu’un point lors des cinq derniers matches, mais compacte et concentrée dès que résonne la petite musique de la Ligue des champions.
Après s’être extirpée d’un groupe difficile avec le Bayern Munich et le FC Barcelone, et franchi le double obstacle portugais Porto-Lisbonne, elle n’aura sans doute pas envie de laisser la finale au rival milanais.
Comme à l’aller à Lisbonne, le lutin Barella a montré la voie en ouvrant la marque à la suite d’un enchaînement parfait feinte du droit, frappe du gauche. Un but servi par Martinez après un bon travail d’Edin Dzeko, plus solide dans son duel avec le capitaine du Benfica Nicolas Otamendi, suspendu à l’aller.
Une réaction pour l’honneur
Ce but express aurait pu assommer les Portugais face à une Inter qu’ils n’ont jamais battue.
Le leader du championnat du Portugal a eu le mérite de ne pas se désunir. Et après un coup franc dangereux d’Alex Grimaldo (30e), le Norvégien Fredrik Aursnes a devancé Denzel Dumfries pour égaliser de la tête (38e).
Encore à deux buts d’une éventuelle prolongation à la pause, les Aigles de Roger Schmidt ont tenté d’accentuer la pression, mais sans être dangereux.
Et l’Inter a parfaitement exploité les espaces qui se sont ouverts pour clore les débats, d’abord sur une accélération de Federico Dimarco conclue par Martinez (65e) puis sur un tir enroulé de Correa (78e).
Si l’espoir de jouer une demi-finale de C1 pour la première fois depuis 1990 s›était bien envolé, Benfica n’a pas voulu en rester là et a réussi in extremis à arracher le nul grâce à une tête d’Antonio Silva (86e) et une reprise de Petar Musa (90+5e).
Pas de quoi gâcher la fête de San Siro, qui s’apprête à bouillir de nouveau dans quelques semaines pour la troisième opposition 100 % milanaise en Ligue des champions, deux décennies après les deux premières.
Les deux fois, les Rossoneri s’étaient qualifiés. Mais Simone Inzaghi sait bien que les deux derniers derbys ont été nerazzurri, avec notamment la nette victoire de l’Inter (3-0) en Supercoupe d’Italie en janvier.
Source : AFP

