Karim Benzema célébrant son but inscrit lors de la victoire du Real Madrid face à Chelsea en quart de finale aller de la Ligue des champions, mercredi au stade Santiago Bernabeu. Javier Soriano/AFP
Comme d’habitude, il était au bon endroit au bon moment. Cela en deviendrait presque une litanie tant les grandes performances de Karim Benzema sont devenues consubstantielles aux matches couperets lorsque la route s’élève de Ligue des champions.
En propulsant dans les filets londoniens une reprise de Vinicius repoussée tant bien que mal par Kepa Arrizabalaga (21e), le Ballon d’or en titre inscrivait en toute tranquillité son 14e but sur ses 10 dernières sorties en match à élimination directe en C1.
En seconde période, Marco Asensio lui a emboîté le pas en catapultant une remise du même Vinicius à l’entrée de la surface (74e). De quoi sceller le succès merengue et aborder plus sereinement le déplacement à Stamford Bridge mardi prochain.
L’histoire se répète
L’histoire semble se répéter pour les Blues, déjà sortis à ce stade de la compétition par le Real la saison dernière... terrassés par le goleador tricolore Karim Benzema.
Lors de la dernière campagne européenne, le « Nueve » avait signé un triplé en quart de finale aller à Stamford Bridge (3-1) et avait à nouveau marqué le but décisif au retour, en prolongation (3-2), pour hisser le Real vers le dernier carré.
Une piqûre de rappel qui porte le sceau du Ballon d’or 2022. Muet pendant la phase de groupes de Ligue des champions cette saison (aucun but en quatre matches), l’avant-centre français s’est réveillé lors des moments décisifs, comme souvent. Avec ce quatrième but en Ligue des champions cette saison, il affiche désormais 90 buts au total en C1.
Son doublé à Anfield lui a valu les applaudissements du public de Liverpool, son but au Bernabéu a qualifié le Real pour les quarts, et celui de mercredi soir a marqué le chemin à suivre pour le Real, qui a dominé sans partage le reste de la partie, après un premier quart d’heure équilibré.
Au total, il cumule six buts en cinq matches contre les Blues ces trois dernières saisons. Et il était tout près d’en ajouter un septième, à la 90e+2, mais sa tête n’a pas accroché le cadre.
« On aurait pu pousser encore un peu plus, c’est vrai, mais à onze contre onze, on a déployé énormément d’énergie pour récupérer le ballon haut, pour mettre la pression, et à la fin du match, il nous manquait un peu d’énergie et de lucidité pour tuer le match. Mais on doit rester positifs et satisfaits du match que l’on vient de faire. À répéter mardi », a encouragé Carlo Ancelotti en conférence de presse d’après-match.
« L’histoire continue, il n’y a qu’un seul Real », affichait mercredi le tifo déployé par le virage nord du stade Bernabéu avant le coup d’envoi.
Lampard déjà sur le qui-vive
Frank Lampard, qui a atterri sur le banc des Blues une semaine auparavant, n’aura que quelques jours pour trouver les moyens de renverser la tendance à domicile.
Car son équipe a été totalement dépassée à Madrid. Malgré une première occasion pour João Felix en contre-attaque dès la deuxième minute et une reprise de Raheem Sterling miraculeusement sauvée par Thibaut Courtois (23e), les Londoniens se sont ensuite tapis dans leur camp, résistant tant bien que mal aux percées de Vinicius et de Fede Valverde et aux éclairs de génie de Karim Benzema, auteur par exemple d’une superbe talonnade pour Rodrygo près de la ligne médiane à la 41e.
L’autre mauvaise nouvelle de la soirée, pour le tout nouveau technicien anglais, est la blessure de Kalidou Koulibaly : à la 55e, le défenseur sénégalais s’est allongé sur la pelouse, incapable de continuer, et a cédé sa place à Marc Cucurella.
« La porte est toujours ouverte », a estimé Lampard après le match. « Si tu ne crois pas que tu as un pourcentage de passer, ça ne sert à rien. On sait ce que vaut le Real en match décisif, mais ce sera dans un stade différent, où on a envie de montrer des choses différentes et d’inverser la tendance », a-t-il assuré.
« Nous sommes les rois d’Europe! » scandaient déjà les supporters « madridistes » dans les dernières minutes de la rencontre mercredi soir. À Lampard et aux Blues de les contredire mardi.
Source : AFP

