« En ce qui concerne le Fonds monétaire international (FMI), les diktats provenant de l’étranger et qui ne mènent qu’à davantage d’appauvrissement sont inacceptables », a déclaré le président tunisien Kaïs Saïed à la presse en marge d’une cérémonie à Monastir (centre est), marquant le 23e anniversaire du décès du père de l’indépendance tunisienne Habib Bourguiba. L’alternative à l’octroi d’un prêt conditionné à des réformes économiques et à la levée de certaines subventions étatiques serait « qu’on compte sur nous-mêmes », a-t-il ajouté en réponse à une question. La Tunisie, endettée à environ 80 % de son PIB, a obtenu un accord de principe du FMI à la mi-octobre pour un nouveau prêt de près de 2 milliards de dollars pour l’aider à surmonter la grave crise financière qu’elle traverse. Mais les discussions sont dans l’impasse, faute d’engagement ferme de la Tunisie à mettre en œuvre un programme de réformes pour restructurer les plus de 100 entreprises publiques tunisiennes lourdement endettées et lever les subventions sur certains produits de base. Le président dit craindre pour la « paix sociale », rappelant les meurtrières « émeutes du pain » sous le régime de Bourguiba.
Monde - Tunisie
Le président Saïed rejette les « diktats » du FMI
OLJ / le 07 avril 2023 à 00h00


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