Des femmes afghanes dans une librairie à Kaboul, en Afghanistan, le 24 août 2022. Photo d'archives REUTERS/Ali Khara
La France a exhorté jeudi les talibans "à revenir de toute urgence" sur l'interdiction faite aux Afghanes de travailler dans les agences des Nations unies opérant en Afghanistan.
Paris "condamne dans les termes les plus fermes" cette décision, a déclaré François Delmas, porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères. "Celle-ci s'ajoute à leur interdiction, le 24 décembre 2022, faite aux femmes afghanes de travailler dans les ONG, ainsi qu'à leurs nombreuses autres violations des droits des Afghanes et du droit humanitaire", déplore-t-il.
Le porte-parole a déploré l'impact de cette décision sur la population afghane "déjà confrontée à une crise humanitaire et économique sans précédent".
Ces femmes étant "essentielles" aux opérations humanitaires de l'ONU, "l'application de cette décision va nuire à la population afghane, dont des millions ont besoin de cette assistance", avait souligné mercredi Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. La cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna a maintes fois dénoncé "la honteuse politique de répression et d'exclusion systématique des femmes par les Talibans", qui estime-t-elle, "doit être dénoncée et combattue".


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