L’Argentin Julian Alvarez (au centre) célébrant son but avec ses coéquipiers après la victoire de Manchester City face à Liverpool (4-1), samedi, à l’Etihad Stadium. Paul Ellis/AFP
En disposant facilement de Leeds (4-1) avec un doublé du revenant Gabriel Jesus, Arsenal a gardé samedi son avance en tête de la Premier League sur Manchester City, qui avait balayé Liverpool sur le même score plus tôt dans la journée.
Privés d’Erling Haaland, les hommes de Pep Guardiola ont profité des carences actuelles des Reds (4-1) pour garder le rythme du leader Arsenal. Avec 64 points, les tenants du titre s’étaient temporairement rapprochés à cinq longueurs des Gunners, avant que ceux-ci ne gagnent également un peu plus tard pour rétablir leur huit unités d’avance.
Mais avec un match en moins et surtout un déplacement d’Arsenal à l’Etihad à la fin du mois, City peu encore rêver du titre. Liverpool glisse, lui, au 8e rang, à sept points des places qualificatives pour la Ligue des champions.
« De la 1re à la 93e minute, cela a été une prestation parfaite », s’est réjoui Pep Guardiola au micro de BT Sport, tant son équipe a su faire parler sa supériorité collective.
En l’absence de Haaland et ses 42 buts en 37 matches, le champion du monde argentin Julian Alvarez, buteur pour l’égalisation et impliqué sur deux autres réalisations, a fait mieux qu’assurer l’intérim.
Le seul flottement du match est intervenu après l’ouverture du score contre le cours du jeu par les Reds sur une jolie frappe de Mohammad Salah après un contre bien mené (0-1, 17e).
Mais City a vite repris ses esprits, et sur une très belle offensive collective, le centre à ras de terre de Jack Grealish a été repris par Alvarez aux six mètres (1-1, 27e).
L’Argentin a ensuite lancé Riyad Mahrez en profondeur sur son aile droite, et le centre millimétré de l’Algérien a été converti par Kevin De Bruyne pour prendre l’avantage (2-1, 46e).
Dans la foulée, après une nouvelle action collective remarquable, Ilkay Gündogan a fait le trou avec sang-froid (3-1, 53e).
Grealish, après une sorte de long une-deux avec De Bruyne, a aggravé le score (4-1, 74e), montrant que la trêve internationale n’a rien fait perdre de sa dynamique à City.
Arsenal ne lâche rien
Un peu laborieux en première période, Arsenal a fait le nécessaire pour battre Leeds, toujours menacé de relégation.
Les Londoniens ont été mis dans le droit chemin par leur Brésilien Gabriel Jesus, titulaire pour la première fois depuis le mois de novembre, avant le Mondial, alors que Bukayo Saka a passé la première heure de jeu sur le banc.
Jesus a d’abord obtenu et transformé le penalty pour l’ouverture du score (1-0, 35e), avant de creuser l’écart à 3-0 après dix minutes en seconde période, à la réception d’un centre de Leandro Trossard.
Entre-temps, Ben White avait doublé la mise de près dès le retour des vestiaires (2-0, 47e), et Granit Xhaka, reprenant de la tête un centre millimétré de Martin Odegaard, a donné encore plus d’ampleur à ce nouveau succès probant des hommes de Mikel Arteta (4-1, 84e). Leeds, 17e avec 26 points, avait sauvé l’honneur par Rasmus Kristensen à la 76e et demeure plus que jamais concerné par la lutte pour le maintien.
Première réussie pour Hodgson, blap de fin pour Rodgers
Pour leur premier match sous les ordres de Roy Hodgson, revenu aux affaires après le limogeage de Patrick Vieira, Crystal Palace a remporté son premier succès en championnat en 2023 (2-1) face à Leicester, un autre mal-classé (19e).
Les Foxes avaient pourtant pris l’ascendant par Ricardo Pereira à la 56e. Mais un but contre son camp de leur gardien Daniel Iversen, en contrant dans ses propres filets un coup franc d’Eberechi Eze qui avait heurté la barre transversale, a relancé les Londoniens trois minutes plus tard. Puis il a fallu attendre le temps additionnel et un but du Français Jean-Philippe Mateta (90+4) pour que les Eagles empochent la victoire. Ils comptent désormais cinq points d’avance sur la zone rouge.
Cette nouvelle défaite des Foxes a d’ailleurs sonné le glas du bail de leur entraîneur Brendan Rodgers. Le technicien anglais a quitté ses fonctions dès le lendemain, « par consentement mutuel », comme l’a annoncé la direction de Leicester dans un communiqué.
Avec Rodgers, Leicester, champion d’Angleterre surprise en 2016 sous les ordres de Claudio Ranieri, avec N’Golo Kanté ou Riyad Mahrez dans ses rangs, avait souvent tutoyé les places qualificatives pour la Ligue des champions, mais ratait le coche en fin de saison.
En 2021, le club des Midlands avait même remporté sa première Coupe d’Angleterre en battant Arsenal (1-0) en finale. L’an dernier encore, les Foxes avaient également disputé la demi-finale de la Ligue Europa Conférence, battus par la Roma (1-1, 0-1).
Mais cette année, les départs de Wesley Fofana à Chelsea ou du gardien emblématique Kasper Schmeichel, l’un des derniers héros de 2016 avec Jamie Vardy, avaient fragilisé la défense de Leicester, la troisième plus poreuse du championnat.
Retour perdant pour Kanté
Avec seulement 7 victoires pour 17 défaites en 28 matches, Leicester compte 25 points, à une unité du premier non-relégable.
Après Antonio Conte, parti de Tottenham il y a une semaine, Rodgers est le 12e entraîneur de l’élite démis de ses fonctions cette saison, deux de plus que dans n’importe quel autre exercice de la Premier League, lancée en 1992.
Après sept mois et demi d’absence en raison d’une blessure aux ischios-jambiers, N’Golo Kanté a enfin rejoué avec Chelsea en entrant peu avant l’heure de jeu. Mais l’international français n’a pu empêcher la défaite des Blues à domicile contre Aston Villa (0-2).
Lorsqu’il a remplacé Ruben Loftus-Cheek au milieu du terrain à la 57e, le score était déjà acquis grâce à des buts d’Ollie Watkins (18e) et de John McGinn (56e). Kanté s’est tout de même procuré une bonne occasion à la 65e, mais il a trop croisé son tir.
Chelsea bascule ainsi dans la seconde moitié du classement en pointant à la 11e avec 38 points, alors qu’Aston Villa passe 9e.
Source : AFP

