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Sport - Ligue Des Champions

Chelsea et Benfica prennent leurs quarts

Les Blues et les Lisboètes ont respectivement dominé Dortmund (2-0) et Bruges (5-1) mardi en ouverture des matchs retour des huitièmes de finale de la C1.

Chelsea et Benfica prennent leurs quarts

Kai Havertz célébré par ses coéquipiers après avoir inscrit le second but de Chelsea lors de la victoire 2-0 des Blues face au Borussia Dortmund en huitièmes de finale retour de la Ligue des champions, mardi à Stamford Bridge. Glyn Kirk/Ikimages/AFP

Il fallait se creuser les méninges pour trouver la trace d’une prestation aussi aboutie par Chelsea ces derniers temps. Médiocres en championnat, où ils pointent à une anonyme 10e place, les Blues ont retrouvé des couleurs au meilleur des moments.

Le tout à l’occasion d’une soirée qui aurait déjà pu sonner le glas de leur saison, et sans doute du mandat de leur entraîneur, Graham Potter, en grande difficulté depuis son arrivée en octobre dernier sur le banc de Stamford Bridge.

Battu d’une courte tête au Signal Iduna Park (1-0) à l’aller, où ils s’étaient procuré un large nombre d’occasions, les Londoniens ont renversé Dortmund (2-0) grâce à une agressivité et un allant offensif retrouvés.

Pour Dortmund, qui avait remporté ses 10 matchs depuis le retour du Mondial, le retour sur terre peut paraître sévère, mais sur l’ensemble des deux matchs, il n’y a pas de quoi crier à l’injustice.

Après un coup d’envoi repoussé de dix minutes, en raison des difficultés d’accès du Borussia au stade, les Allemands ont compris rapidement que la soirée serait compliquée. Non seulement car leurs adversaires ont attaqué le match pied au plancher, mais surtout en raison de la blessure à une cuisse de Julian Brand, dès la 5e minute de jeu, l’un de leurs atouts offensifs majeurs.

Mais cela n’enlève rien au mérite de Chelsea, qui a fait tout ce qu’il fallait pour l’emporter devant un Potter parfois critiqué pour son côté trop placide et qui, cette fois, a agité les bras pour donner des directives ou encourager le public à être plus bruyant.

Dès la 6e minute, Joao Felix a forcé Alexander Meyer qui remplaçait Gregor Kobel dans les cages, à une sortie dans ses pieds, avant que Emre Can, d’une poussette dans le dos ne déséquilibre Kai Havertz au moment de sa frappe, qui n’a trouvé que le petit filet extérieur (8e).

Un penalty décisif à rebondissements

L’Allemand, symbole de l’inefficacité offensive de son équipe, a encore trouvé le poteau à la 28e et quand il a mis le ballon dans la lucarne adverse, dix minutes plus tard, il a vu dans la foulée son but annulé pour un hors-jeu de Raheem Sterling au départ.

Pressé sur son but, Dortmund a été tout heureux de voir Kalidou Koulibaly rater sa reprise à cinq mètres de la ligne, avant que Meyer ne s’interpose encore devant Felix (40e).

Mais les Blues ont fini par percer le verrou adverse quand la chance leur a enfin souri avec deux contres favorables dans la surface de réparation pour Sterling qui a ensuite catapulté la balle au fond des filets de l’extérieur (1-0, 43e).

Au retour des vestiaires, Chelsea est reparti de plus belle à l’assaut et a obtenu un penalty dès les premières secondes pour une main adverse, après visionnage des images par l’arbitre sur le bord du terrain.

Havertz l’a d’abord envoyé sur le poteau sur sa droite, mais la VAR l’a (très généreusement) donné à retirer parce que plusieurs joueurs, dont des Allemands, étaient entrés dans la surface.

Avec une force de caractère notable, Havertz a retiré le penalty presque exactement au même endroit, mais cette fois dedans (2-0, 53e).

Dortmund pourra regretter les deux belles parades de Kepa sur un coup franc de Marco Reus à 20 mètres (17e) et une frappe de Marius Wolf (65e), ou la reprise trop décroisée de Jude Bellingham (58e).

Mais avec le même nombre de tirs (13) et de tirs cadrés (4), pour une fois, le réalisme a été côté Chelsea pour qui la Ligue des champions est désormais le dernier objectif majeur de sa saison.

Benfica en balade face à Bruges

Grâce notamment à un doublé de Gonçalo Ramos, le Benfica Lisbonne a tranquillement empoché son ticket pour les quarts, et ce pour la deuxième année consécutive, en écrasant le Club Bruges (5-1) mardi à Lisbonne après s’être déjà imposé en Belgique à l’aller (2-0).

Loin de figurer parmi les cadors de la compétition, les Lisboètes poursuivent leur beau parcours alors qu’ils étaient déjà parvenus à terminer en tête du classement de leur poule, devant le Paris SG et la Juventus Turin, sans concéder une seule défaite.

La saison dernière, Benfica avait éliminé l’Ajax Amsterdam huitièmes avant de tomber en quarts face à Liverpool, futur finaliste. Mardi soir, dans un stade de la Luz comble, les Aigles ont fait preuve d’autant de maîtrise qu’à Bruges il y a trois semaines.

Revenu de blessure après avoir manqué la dernière sortie de Benfica en championnat, le milieu portugais Chiquinho s’est notamment efforcé de faire oublier Enzo Fernandez, champion du monde argentin transféré à Chelsea cet hiver pour un montant record.

Mais c’est le talent du trio formé par Joao Mario, Rafa Silva et surtout Gonçalo Ramos, qui a débloqué la partie en faveur de l’équipe locale.

Le trio international portugais a été à l’origine de la majorité des offensives lisboètes, dont un contre mené par Ramos qui a permis à Rafa Silva d’ouvrir le score en se libérant de Nielsen pour ajuster le portier de l’extérieur du droit et envoyer le cuir dans le petit filet (38e).

Juste avant la pause, le même Ramos a doublé la mise en se débarrassant de quatre défenseurs pour placer un impeccable tir croisé du droit (45+2).

En deuxième période, l’attaquant de 21 ans a creusé l’écart d’un nouveau tir précis en pleine surface de réparation (57e).

S’il avait frappé les esprits au Mondial 2022 en signant un triplé face à la Suisse après avoir relégué Cristiano Ronaldo sur le banc de l’équipe du Portugal, Ramos n’avait jusqu’ici pas montré en Ligue des champions les qualités de finisseur qui en font le meilleur buteur du championnat lusitanien à ce stade.

Joao Mario, sur penalty (71e), et le remplaçant David Neres (77e) ont encore alourdi le score. En face, Bruges a sauvé l’honneur en toute fin de rencontre d’une superbe frappe de l’extérieur du gauche de Bjorn Meijer qui a fini dans la lucarne (87e).

Au final, les Blauw en Zwart auront payé le prix de leur manque d’expérience, car c’était la première fois que le club atteignait ce niveau de la compétition en dix participations.

Source : AFP

Il fallait se creuser les méninges pour trouver la trace d’une prestation aussi aboutie par Chelsea ces derniers temps. Médiocres en championnat, où ils pointent à une anonyme 10e place, les Blues ont retrouvé des couleurs au meilleur des moments.Le tout à l’occasion d’une soirée qui aurait déjà pu sonner le glas de leur saison, et sans doute du mandat de leur entraîneur, Graham Potter, en grande difficulté depuis son arrivée en octobre dernier sur le banc de Stamford Bridge.Battu d’une courte tête au Signal Iduna Park (1-0) à l’aller, où ils s’étaient procuré un large nombre d’occasions, les Londoniens ont renversé Dortmund (2-0) grâce à une agressivité et un allant offensif retrouvés.Pour Dortmund, qui avait remporté ses 10 matchs depuis le retour du Mondial, le retour sur terre peut paraître...
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