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Monde

Déchéance de nationalité pour une jeune jihadiste britannique

Malgré son combat judiciaire, Shamima Begum, 23 ans, ne peut toujours pas rentrer au Royaume-Uni de son camp en Syrie. La justice britannique a confirmé hier la déchéance de nationalité décidée en 2019 pour cette jeune femme qui avait rejoint à 15 ans le groupe jihadiste État islamique. Début 2020, la Commission spéciale chargée des appels en matière d’immigration (SIAC) avait jugé que la décision ne faisait pas d’elle une apatride car elle était bangladaise par ses parents. Mais Dacca a refusé de l’accueillir car elle n’avait jamais demandé la nationalité. Si le ministre de l’Intérieur a salué la décision de justice, disant faire de la sécurité nationale une « priorité », la défense de la jeune fille la présente comme une enfant victime d’un trafic mis en place par l’EI afin de la donner en mariage à un jihadiste. « Le pouvoir de bannir un citoyen ne devrait tout simplement pas exister dans le monde moderne, surtout lorsqu’il s’agit d’une personne qui a été gravement exploitée dans son enfance », a réagi Amnesty International. Shamima Begum avait quitté Londres en 2015 avec deux amies pour la Syrie où elle avait épousé un jihadiste de l’EI d’origine néerlandaise, de huit ans son aîné, et avait eu deux enfants morts en bas âge. En 2020, elle avait suscité l’indignation dans une interview où elle portait un long voile noir et n’avait exprimé aucun regret. L’année suivante, elle avait cette fois supplié le Royaume-Uni de la laisser rentrer, apparaissant en débardeur.

Malgré son combat judiciaire, Shamima Begum, 23 ans, ne peut toujours pas rentrer au Royaume-Uni de son camp en Syrie. La justice britannique a confirmé hier la déchéance de nationalité décidée en 2019 pour cette jeune femme qui avait rejoint à 15 ans le groupe jihadiste État islamique. Début 2020, la Commission spéciale chargée des appels en matière d’immigration (SIAC) avait jugé que la décision ne faisait pas d’elle une apatride car elle était bangladaise par ses parents. Mais Dacca a refusé de l’accueillir car elle n’avait jamais demandé la nationalité. Si le ministre de l’Intérieur a salué la décision de justice, disant faire de la sécurité nationale une « priorité », la défense de la jeune fille la présente comme une enfant victime d’un trafic mis en place par l’EI afin de la...
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