Après la signature de la convention de financement entre l’AFD et le NRC, le 14 février. Photo DR
L’Agence française de développement (AFD) et le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) ont signé ce mardi 14 février 2023 une convention de financement d’un montant de 10,7 millions d’euros visant à appuyer le développement local et améliorer les conditions de vie des habitants de trois quartiers vulnérables de Tripoli, Beyrouth et Saïda. Ce projet, mis en œuvre par un consortium d’ONG dirigé par le NRC, profitera à près de 40 000 personnes vulnérables dans les quartiers ciblés. Le projet bénéficie du soutien du ministère des Affaires étrangères du Danemark (Danida) à travers une délégation de fonds à l’AFD d’un montant de 30 millions de couronnes danoises.
Les municipalités et les acteurs institutionnels locaux jouent un rôle-clé dans les quartiers ciblés par le projet dans le but de soutenir le relèvement socio-économique, de réduire les inégalités entre les hommes et les femmes et d’améliorer l’accès aux infrastructures urbaines. D’une durée de quatre ans, ce projet vise également le renforcement de la cohésion sociale et l’inclusion socio-économique via un soutien à la création d’emplois et aux activités génératrices de revenus, surtout dans le contexte actuel de crise.
Durant la cérémonie, le directeur du département Orients de l’AFD, Cyrille Bellier, a signalé que « ce projet répond à une priorité stratégique de l’AFD au Liban, celle d’accompagner la revitalisation économique en privilégiant un développement territorial inclusif et en favorisant le vivre-ensemble ». Selon lui, le projet concrétise l’engagement de l’AFD « en agissant sur le renforcement de la cohésion sociale dans les quartiers à travers l’aménagement d’espaces publics tels que les centres communautaires et sportifs et les espaces verts qui permettront aux habitants d’œuvrer ensemble pour le bien de leur communauté ».
De son côté, le chef de la coopération danoise, Thomas Thomsen, a appelé à « trouver de nouvelles méthodes de travail ». « Plutôt que de contourner les autorités locales et autres institutions concernées, le projet propose des approches participatives les impliquant, a-t-il ajouté. Une voie à suivre afin de garantir des améliorations durables pour ceux qui en ont le plus besoin, notamment les populations vulnérables de Libanais, réfugiés syriens et migrants ».
Le directeur régional pour le Moyen-Orient du NRC, Carsten Hansen, a lui aussi insisté sur la « nécessité d’impliquer les personnes touchées par les crises humanitaires et leurs communautés dans la conception de nos programmes pour garantir une réponse pertinente, opportune, efficiente et in fine durable ». « Ce projet place les besoins et les intérêts de ces personnes au cœur de la prise de décision en les impliquant activement et en établissant un partenariat entre les communautés, la société civile, les municipalités et le secteur privé », a-t-il ajouté.
Le projet « Haretna » est mis en œuvre par un groupement d’ONG internationales et locales : le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), Lebanese Democratic Women’s Gathering (RDFL), Tripoli Entrepreneur’s Club (TEC) et Cordinamento delle organizzazioni per il servizio volontario (COSV).


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