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Sport - Ligue Des Champions

Dortmund et Benfica en ballottage favorable

Grâce à un exploit personnel de son ailier Karim Adeyemi, le Borussia est sorti vainqueur (1-0) de la première manche face à Chelsea, tandis que les Lisboètes ont montré leur supériorité sur la pelouse de Bruges (2-0).

Dortmund et Benfica en ballottage favorable

Karim Adeyemi dribblant Kepa Arrizabalaga, avant d’inscrire le seul but du huitième de finale aller entre le Borussia Dortmund et Chelsea (1-0), mercredi, sur la pelouse du Signal Iduna Park. Ina Fassbender / AFP

Il aura fallu attendre un éclair de génie pour enfin décanter un match placé sous le signe de l’imprécision. Au milieu d’un festival de tirs (souvent ratés) par les attaquants des deux côtés, la chevauchée de Karim Adeyemi est venue éclairer la soirée sur la pelouse du Signal Iduna Park.

À la conclusion d’une contre-attaque menée à toute allure, le jeune international allemand permet à Dortmund de prendre une petite option avant d’aborder le match retour, qui aura lieu dans trois semaines à Londres, avec sérénité.

Les Borussen pourront se contenter d’un match nul dans trois semaines à Stamford Bridge pour se hisser en quarts de finale de la compétition reine du sport roi, alors que les hommes de Graham Potter devront absolument l’emporter pour éviter une sortie prématurée.

Hyperactif sur le marché de transferts cet hiver, avec plus de 300 millions d’euros d’investis, Chelsea a aligné ses trois recrues qualifiées pour la Ligue des champions : l’ailier gauche Mykhaïlo Mudryk (100 millions, bonus inclus), le meneur de jeu João Felix (prêt) et le milieu défensif Enzo Fernandez (121 millions d’euros, plus gros transfert de l’histoire de la Premier League).

Après une première période animée mais sans tir cadré, les Londoniens ont commencé à imposer un pressing sur le but du gardien suisse du Borussia Gregor Kobel. Les coéquipiers de Jude Bellingham ont alors multiplié les fautes, sanctionnées d’un carton jaune pour le capitaine, le milieu Emre Can ou encore le futur buteur Karim Adeyemi.

Mais Chelsea a péché dans la finition, à l’image du coup franc direct de Reece James qui a très clairement manqué de puissance pour tromper la vigilance de Kobel, impeccable mercredi soir sur sa ligne de but.

Le mur Kobel

C’est d’ailleurs sur cette phase favorable de Chelsea que Dortmund a sorti la tête de l’eau peu après l’heure de jeu.

Sur un corner pour les Anglais, Raphaël Guerreiro a relancé comme il a pu, puis est intervenu le génie d’Adeyemi. D’abord avec un contrôle parfait au milieu de terrain puis une accélération pour prendre Enzo Fernandez de vitesse et enfin deux dribbles sur l’international argentin champion du monde et le gardien Kepa Arrizabalaga.

Sous les yeux du sélectionneur de l’Allemagne Hansi Flick et du directeur sportif de la Mannschaft Rudi Völler, présents dans les tribunes du Westfalenstadion, Dortmund a fait ensuite preuve d’abnégation et de solidarité pour résister aux vagues londoniennes.

Les Blues auraient pu être récompensés de leurs efforts si le tir de Kalidou Koulibaly, successif à une percée de l’international marocain Hakim Zyiech, n’avait pas été freiné par Kobel puis dégagé par Can sur la ligne de but.

Le portier du Borussia s’est transformé alors en véritable mur devant le mythique mur jaune, tribune debout, pleine de 25 000 supporters du BVB. C’est lui qui a repoussé la tentative d’Enzo Fernandez à la dernière minute du temps additionnel.

En fin de rencontre, les esprits se sont échauffés lorsque Julian Ryerson a commis une vilaine faute et a emmené la balle pour tenter de gagner du temps.

Voilà Dortmund qui signe sa septième victoire en autant de rencontres en 2023 depuis le retour du Mondial 2022, alors que Chelsea, sur la même période, n’a remporté que deux matchs pour trois défaites (une en Coupe, une en championnat et une en C1) et quatre matchs nuls.

Benfica tout en maîtrise face à Bruges

Sur la pelouse de la « Venise du Nord », Les Lusitaniens, qui avaient raflé la première place du groupe H au Paris Saint-Germain, ont justifié leur statut de favori face au Petit Poucet de la compétition à ce stade de la saison.

En difficulté en championnat, où ils n’occupent que la quatrième position à vingt longueurs du leader Genk, les Brugeois avaient pourtant décidé d’enfiler leur tenue de gala pour emballer le match dès l’entame sous l’impulsion de l’international néerlandais Noa Lang à la pointe de l’attaque.

Mais les Blauw en Zwart, qui s’étaient imposés en phase de poules face au FC Porto, au Bayer Leverkusen et à l’Atletico Madrid, n’ont pu opposer que leur combativité à la plus grande maîtrise technique des Lisboètes.

Débarqué à Bruges en janvier pour remplacer Carl Hoefkens, l’entraîneur anglais Scott Parker n’a pas trouvé la parade tactique pour perturber le jeu posé des visiteurs. En n’alignant aucun véritable numéro 9, l’ancien coach de Fulham et Bournemouth a placé la défense portugaise dans un fauteuil.

En face, l’intérêt était de voir comment allaient se comporter les hommes de Roger Schmidt pour leur première sortie continentale depuis le départ de l’attaquant vedette Enzo Fernandez, transféré fin janvier à Chelsea contre 121 millions d’euros.

Après avoir laissé passer l’orage belge initial, les Aigles lisboètes ont mis leurs adversaires sous pression, grâce notamment au défenseur argentin Nicolas Otamendi, très offensif.

À la demi-heure, Rafa Silva a manqué de peu d’ouvrir le score quand sa reprise a heurté le cadre du but défendu par Simon Mignolet. Quelques instants plus tard, c’est Gonzalo Ramos qui a donné des sueurs froides aux 27 000 supporters belges. Mais l’international portugais, auteur d’un coup du chapeau retentissant en Coupe du monde face à la Suisse (6-1), a manqué de peu la cible (36e).

Seul un but de Denis Odoi, annulé pour hors jeu (45e), a à peine perturbé la mécanique portugaise qui s’est remise en branle après la pause, rapidement récompensée par un penalty converti de João Mario (51e) suite à une faute de Jack Hendry sur Ramos.

Et à deux minutes du terme, le Brésilien David Neres, entré en jeu en cours de seconde période, a profité d’une bourde de Bjorn Meijer pour s’en aller seul doubler la mise (88e) et permettre aux Lisboètes de prendre une option plus que sérieuse pour les quarts, un stade de la compétition qu’ils atteindraient pour la seconde année d’affilée.

Source : AFP

Il aura fallu attendre un éclair de génie pour enfin décanter un match placé sous le signe de l’imprécision. Au milieu d’un festival de tirs (souvent ratés) par les attaquants des deux côtés, la chevauchée de Karim Adeyemi est venue éclairer la soirée sur la pelouse du Signal Iduna Park.À la conclusion d’une contre-attaque menée à toute allure, le jeune international allemand permet à Dortmund de prendre une petite option avant d’aborder le match retour, qui aura lieu dans trois semaines à Londres, avec sérénité.Les Borussen pourront se contenter d’un match nul dans trois semaines à Stamford Bridge pour se hisser en quarts de finale de la compétition reine du sport roi, alors que les hommes de Graham Potter devront absolument l’emporter pour éviter une sortie prématurée.Hyperactif sur le marché de...
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