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Sport - Football

Arsenal survole toujours la Premier League

Longtemps menés, les Gunners ont encore fait parler leur force collective en venant à bout de West Ham (3-1) à domicile. Ils resteront leaders à l’issue de ce Boxing Day où les Reds et les Magpies se sont également imposés.

Arsenal survole toujours la Premier League

Gabriel Martinelli en plein envol lors de la victoire 3-1 d’Arsenal contre West Ham, lundi à l’Emirates Stadium. Glyn Kirk/AFP

Un mois et demi de Coupe du monde plus tard, Arsenal prend les mêmes et recommence. Les Gunners ont certes eu besoin d’une mi-temps pour se remettre en jambe et réactiver certains automatismes, mais, malgré l’absence pour plusieurs semaines de leur avant-centre brésilien Gabriel Jesus, ils ont encore marqué trois buts et ont dégagé la même force collective aperçue lors de leurs quatorze sorties précédentes.

On pouvait légitimement s’interroger sur l’impact que pouvait avoir cette trêve internationale inédite, scindant les saisons domestiques en deux avant même le mi-parcours, avec la tentation que celle-ci pourrait peut-être redistribuer quelques cartes. Mais force est de constater que les hommes de Mikel Arteta les ont toujours en main.

Grâce à leur impressionnant jeu collectif (certainement l’un des plus séduisants d’Europe), dont l’Emirates Stadium était orphelin depuis les plus grandes heures de l’ère d’Arsène Wenger sur le banc nord-londonien, les Gunners ont enchaîné un treizième succès en quinze matchs. Un vrai rythme de champion qui fait grimper le compteur de points à 40 unités, déjà, et leur permet de conforter leur avance sur leur deux principaux poursuivants que sont Newcastle et Manchester City (qui compte un match en moins).

Saka brillant

Mené à la 27e minute après un penalty transformé par Saïd Benrahma (0-1, 27e), après un tacle mal maîtrisé dans sa surface de William Saliba, les Gunners sont montés en régime après la pause, sans que Mikel Arteta ait ensuite eu besoin de faire de changements.

Après avoir vu son premier but refusé pour un hors-jeu détecté par la VAR en tout début de match, le jeune ailier Bukayo Saka a logiquement remis les siens à hauteur, à la réception d’un tir manqué de Martin Odegaard (1-1, 53e). Cinq minutes plus tard, son homologue sur l’aile gauche, le Brésilien Gabriel Martinelli trompait à nouveau Lukas Fabianski d’une frappe millimétrée au ras du poteau malgré un angle plus que fermé (2-1, 58e). Et ce avant qu’Edward Nketiah ne mette fin au suspense en concluant de superbe manière une longue séquence de possession initiée par l’inévitable Odegaard, élu homme du match en vertu de ses deux passes décisives (3-1, 69e).

Quoi qu’il arrive, Arsenal terminera forcément l’année 2022 en tête du championnat, mais ne s’en contentera certainement pas à l’aune de son déplacement sur la pelouse de Brighton samedi prochain.

Newcastle toujours aussi solide

Newcastle n’a pas non plus perdu de temps pour se remettre en jambe. Après seulement sept minutes de jeu, le club du nord de l’Angleterre menait 2 à 0 grâce à un nouveau but de Miguel Almiron, seulement quatre minutes après l’ouverture du score sur penalty par Chris Wood.

Les Magpies ont alourdi le score par Joelinton (32e, 3-0) et font preuve de maîtrise jusqu’à la fin du match. Les joueurs d’Eddie Howe ont enchaîné une dixième victoire consécutive toutes compétitions confondues et n’ont plus perdu une seule rencontre depuis quatre mois. Ils ont aussi la meilleure défense du championnat.

Cette série permet au club racheté l’an dernier par un consortium mené par le fonds souverain saoudien d’occuper provisoirement la seconde place du championnat d’Angleterre (33 pts), à sept points du leader Arsenal, qui doit jouer un match de plus.

Quelques heures auparavant, Tottenham a souffert à Brentford (2-2) et dû son sursaut de fin de match à Harry Kane, héros malheureux de l’équipe d’Angleterre lors de la Coupe du monde au Qatar. Sous les yeux de l’habituel capitaine des Spurs Hugo Lloris, remplaçant, la formation d’Antonio Conte était encore menée 2-0 à 25 minutes de la fin du temps réglementaire.

La formation de Conte confirme surtout qu’elle n’est à l’aise que dans la réaction. « C’est le neuvième match de suite où nous concédons le premier but, a regretté l’entraîneur italien. Nous devons réfléchir à cela, trouver des solutions. »

Vitaly Janelt (15e) et Ivan Toney (54e) ont profité des erreurs défensives de Tottenham, avant que Kane, sifflé par une partie du public pour avoir manqué son penalty contre la France en quart de finale du Mondial (défaite 2-1), ne redonne espoir aux Spurs avec une tête parfaite sur un centre d’un autre mondialiste, le Croate Ivan Perisic (65e).

Liverpool est toujours là

L’avant-centre anglais a marqué au passage son dixième but en dix éditions du « Boxing Day », un record dans l’histoire de la Premier League.

Le Danois Pierre-Émile Hojbjerg a égalisé six minutes plus tard (71e, 2-2), un but synonyme de 4e place pour les Spurs (30 pts), qui sont toutefois plus que jamais sous la menace de Manchester United (5e, 26 pts), et de Liverpool (6e, 25 points), qui n’a pas dit son dernier mot en s’imposant face à Aston Villa (3-1). Mohammad Salah, très en jambe après avoir manqué la Coupe du monde, a facilité la tâche de ses coéquipiers en marquant dès la 5e minute.

Distancé dans la course au titre, Liverpool reste dans la course aux quatre places qualificatives pour la prochaine Ligue des champions. Forts de ce succès à Aston Villa (3-1), les Reds confirment l’embellie aperçue avant la trêve en empilant une quatrième victoire de rang en Premier League et remontent à la 6e place.

Après l’ouverture du score précoce de Salah, Virgil Van Dijk, servi par l’Égyptien, a récompensé la domination des Reds une demi-heure plus tard (0-2, 37e) avant que le jeune Espagnol, Stefan Bajcetic, ne mette un terme aux espoirs des Villains, consécutifs à la réduction de l’écart d’Ollie Watkins (1-2, 59e) en inscrivant le troisième, scellant le sort de la rencontre (1-3, 81e).

G.B. avec AFP

Un mois et demi de Coupe du monde plus tard, Arsenal prend les mêmes et recommence. Les Gunners ont certes eu besoin d’une mi-temps pour se remettre en jambe et réactiver certains automatismes, mais, malgré l’absence pour plusieurs semaines de leur avant-centre brésilien Gabriel Jesus, ils ont encore marqué trois buts et ont dégagé la même force collective aperçue lors de leurs quatorze sorties précédentes. On pouvait légitimement s’interroger sur l’impact que pouvait avoir cette trêve internationale inédite, scindant les saisons domestiques en deux avant même le mi-parcours, avec la tentation que celle-ci pourrait peut-être redistribuer quelques cartes. Mais force est de constater que les hommes de Mikel Arteta les ont toujours en main.Grâce à leur impressionnant jeu collectif (certainement l’un des plus...
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