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Monde - Défense

La Russie va continuer à développer son potentiel militaire, y compris nucléaire, affirme Poutine

Sergueï Choïgou juge nécessaire de faire passer les effectifs de l’armée à 1,5 million de soldats.

La Russie va continuer à développer son potentiel militaire, y compris nucléaire, affirme Poutine

Vladimir Poutine présidant une réunion consacrée à la défense, hier. Sergey Fadeichev/AFP

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé mercredi que son pays allait continuer de développer son potentiel militaire, y compris la « préparation au combat » de ses forces nucléaires, en plein conflit en Ukraine et en pleine crise avec les Occidentaux.

Les forces armées russes et leurs capacités de combat « augmentent constamment et chaque jour. Et ce processus, bien sûr, nous allons le développer », a déclaré M. Poutine au cours d’une rencontre avec des officiers de haut rang de l’armée.

« Nous continuerons à maintenir et à améliorer la préparation au combat de notre triade nucléaire », a-t-il ajouté.

Il a par exemple annoncé l’entrée en service « début janvier » des nouveaux missiles hypersoniques russes de croisière Zircon, qui appartiennent à la nouvelle famille d’armements mis au point ces dernières années par Moscou.

Le chef du Kremlin s’exprimait à l’occasion d’une réunion censée fixer les objectifs pour 2023 de l’armée russe, actuellement largement engagée en Ukraine.

L’une des « priorités » sera d’ailleurs de « continuer à mener l’opération spéciale (en Ukraine) jusqu’à ce que ses tâches aient toutes été remplies », a martelé le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.

Ce dernier a en outre affirmé que Moscou allait installer des bases navales pour « les navires de soutien, les services de secours d’urgence et les unités de réparation navale » dans les deux villes ukrainiennes occupées de Berdiansk et de Marioupol.

M. Choïgou considère par ailleurs qu’en Ukraine « les militaires russes s’opposent aux forces combinées de l’Occident ». « La présence croissante de l’Occident à nos frontières et à celles de la Biélorussie et la volonté de l’Occident de prolonger au maximum les opérations militaires en Ukraine afin d’affaiblir notre pays suscitent une inquiétude particulière », a-t-il lancé.

Augmenter les effectifs de l’armée

Sergueï Choïgou a jugé nécessaire de faire passer les effectifs de l’armée russe à 1,5 million de soldats, soit 350 000 de plus que l’objectif de 1,15 million fixé par Vladimir Poutine en août dernier.

Le ministre a aussi proposé de « progressivement » augmenter les âges limites auxquels on est appelé à faire son service militaire (obligatoire et d’une durée d’un an en Russie) : entre 21 et 30 ans, contre entre 18 et 27 ans actuellement. Enfin, M. Choïgou a demandé la création de deux nouvelles entités administratives militaires dans le nord-ouest de la Russie.

« Je suis d’accord avec vos propositions concernant les futurs changements structurels des forces armées », lui a répondu Vladimir Poutine, promettant que ces évolutions allaient être effectuées « sans dégâts » pour la société et l’économie et sans entraîner de « militarisation » du pays.

M. Poutine a par ailleurs brièvement rendu hommage aux soldats russes tombés pendant l’offensive en Ukraine. « Évidemment, les opérations militaires sont toujours associées à des tragédies et à des pertes humaines. Mais comme c’est inévitable, il vaut mieux aujourd’hui que demain », a-t-il dit.

Le conflit en Ukraine est une « tragédie commune », mais la Russie n’est pas fautive, a ajouté le président.

Il a aussi assuré que Moscou n’avait aucun problème pour financer sa campagne militaire, malgré les sanctions occidentales. « Nous n’avons aucune limitation de financement. Le pays et le gouvernement donnent tout ce que l’armée demande. Vraiment tout ! » s’est exclamé M. Poutine, qui a décrété en septembre une mobilisation partielle après des revers des forces russes sur le terrain.

Source : AFP

Macron maintient sa position sur les « garanties » à Moscou

Le président français Emmanuel Macron a maintenu sa position sur les « garanties » de sécurité qui devraient être octroyées à la Russie si des négociations de paix avaient lieu à la fin de la guerre en Ukraine. Le chef de l’État français est régulièrement accusé par certains de ses alliés de d’Europe de l’Est de faire trop de cas d’éventuelles attentes de Moscou dans un règlement futur du conflit. « Le jour de la paix supposera des discussions. En premier chef pour les garanties envers l’Ukraine, pour son intégrité territoriale, sa sécurité dans la durée. Mais aussi pour la Russie, en tant que partie prenante d’un traité d’armistice et de paix », a déclaré Emmanuel Macron dans cette interview diffusée par les chaînes TF1 et LCI. « Que quiconque me reproche de me projeter sur un tel sujet m’explique ce qu’il propose », a ajouté le président français. « Ce que les gens qui refusent de préparer cela et d’y travailler proposent, c’est la guerre intégrale. Elle impliquera tout le continent », a-t-il mis en garde, ajoutant qu’il était évidemment contre.

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé mercredi que son pays allait continuer de développer son potentiel militaire, y compris la « préparation au combat » de ses forces nucléaires, en plein conflit en Ukraine et en pleine crise avec les Occidentaux.Les forces armées russes et leurs capacités de combat « augmentent constamment et chaque jour. Et ce processus, bien sûr, nous allons le développer », a déclaré M. Poutine au cours d’une rencontre avec des officiers de haut rang de l’armée.« Nous continuerons à maintenir et à améliorer la préparation au combat de notre triade nucléaire », a-t-il ajouté.Il a par exemple annoncé l’entrée en service « début janvier » des nouveaux missiles hypersoniques russes de croisière Zircon, qui appartiennent à la nouvelle...
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