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Monde - Conflit

La Russie bombarde massivement l’Ukraine et se prépare à une guerre longue

Des frappes hier sur plusieurs villes ont montré la détermination de Moscou à cibler les infrastructures civiles. Selon le chef de l’OTAN, Jens Stoltenberg, le Kremlin envisage un conflit de longue haleine.

La Russie bombarde massivement l’Ukraine et se prépare à une guerre longue

Des soldats ukrainiens tirent un obus sur la ligne de front, au moment où les attaques russes continuent dans la région de Zaporijjia, le 16 décembre 2022. Reuters/Stringer

L’Ukraine a subi hier matin de nouvelles frappes de missiles russes, provoquant des coupures d’eau dans la capitale Kiev et de courant à travers le pays. La Russie se prépare à une guerre longue contre l’Ukraine, a déclaré hier le chef de l’Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, ajoutant que les alliés de l’Alliance atlantique doivent continuer à fournir des armes jusqu’à ce que le président Vladimir Poutine réalise qu’il « ne peut pas gagner sur le champ de bataille ».

Selon les premiers bilans, au moins deux personnes sont mortes hier à la suite d’une frappe qui a touché un immeuble résidentiel à Kryvyï Rig (Sud), selon le gouverneur régional. Une autre a été tuée par des tirs d’artillerie ayant visé une zone résidentielle de Kherson, ville reconquise en novembre par les forces ukrainiennes. Selon les autorités de Kiev, « environ 40 missiles » russes ont visé la capitale, dont 37 ont été abattus par la défense antiaérienne. Elles n’ont pas précisé quels dégâts les autres ont occasionné. Le maire, Vitali Klitchko, a indiqué que les dommages à l’infrastructure énergétique ont provoqué des « interruptions de l’approvisionnement en eau dans tous les quartiers de la capitale ».

Une guerre longue

De son côté, l’occupation russe de la région ukrainienne de Lougansk (Est) a accusé les forces ukrainiennes de tirs d’artillerie sur deux localités, faisant huit morts et 23 blessés hier matin. Confrontée à une série de revers militaires dans le nord-est et le sud du pays cet automne, près de dix mois après le début de la guerre, la Russie a opté en octobre pour une tactique de frappes massives visant la destruction des réseaux et transformateurs électriques de l’Ukraine, plongeant des millions de civils dans le froid et l’obscurité en plein hiver. « Rien n’indique que Poutine ait renoncé à son objectif de contrôler l’Ukraine », a averti le secrétaire général de l’OTAN. « Nous ne devons pas sous-estimer la Russie. Elle se prépare pour une guerre longue, a déclaré M. Stoltenberg. Nous voyons qu’elle mobilise davantage de forces, qu’elle est prête à subir également de nombreuses pertes, qu’elle essaie d’avoir accès à davantage d’armes et de munitions. »

Les pays de l’Alliance, États-Unis en tête, ont fourni à l’Ukraine des milliards de dollars d’armements pour l’aider à tenir tête aux forces russes. Pour le chef de l’OTAN, « le moyen le plus rapide de parvenir (à mettre un terme au conflit) est de soutenir (Kiev) militairement, afin que le président Poutine comprenne qu’il ne peut pas gagner sur le champ de bataille, mais qu’il doit s’asseoir et négocier de bonne foi ».

Selon des rapports américains, Washington est en train de finaliser des plans pour envoyer ses batteries de missiles Patriot les plus avancées sur le terrain, qui s’ajouteront aux autres systèmes de défense aérienne occidentaux déjà fournis à Kiev. Les pays membres de l’OTAN devront néanmoins s’assurer qu’il y ait suffisamment de munitions et de pièces de rechange pour que les armes envoyées jusqu’à présent continuent de fonctionner, tout en reconstituant leurs propres stocks. Alors que la dernière vague massive de bombardements a visé l’infrastructure énergétique et des installations civiles dans le pays, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, a réagi en réclamant que les Occidentaux livrent « un obusier à l’Ukraine, un char à l’Ukraine, un véhicule blindé à l’Ukraine, pour chaque missile ou drone qui vise l’Ukraine ».

Sommet Poutine-Loukachenko

Cette semaine, les alliés occidentaux de l’Ukraine, réunis en conférence à Paris, ont trouvé environ un milliard d’euros pour aider le pays à sauvegarder et réparer son infrastructure alors que, dans de nombreuses agglomérations, la population n’a de l’électricité que quelques heures par jour. À Kiev, les frappes matinales ont par ailleurs conduit hier à la mise à l’arrêt du métro pour que les stations puissent servir d’abris. Emmitouflés dans leurs manteaux, assis par terre ou sur les marches des escalators, certains y ont passé quatre heures, du début de l’alerte vers 08h00 (heure locale) à sa levée vers midi. « C’est devenu quelque chose de normal. Ce matin je me suis réveillée, j’ai vu un missile dans le ciel, et je n’étais pas surprise. Je l’ai vu et j’ai su que je devais aller dans le métro », a confié Lada Korovaï, une actrice de 25 ans. Dans l’après-midi, la municipalité a annoncé sur Telegram que le métro resterait à l’arrêt tout le reste de la journée, « du fait de dégâts sur le système énergétique et du fait des coupures de courant en urgence ». Mercredi, la capitale avait déjà été visée par un essaim de 13 drones explosifs, que l’armée dit avoir abattus.

Face au soutien occidental affiché à Paris, les présidents russe et biélorusse, Vladimir Poutine et Alexandre Loukachenko, se retrouveront lundi à Minsk pour un sommet destiné à resserrer encore leur alliance. La Biélorussie, seul alliée de la Russie dans cette guerre, avait prêté son territoire pour permettre l’assaut russe sur Kiev au début de l’invasion le 24 février. Mais face à la résistance ukrainienne, le Kremlin avait dû se résoudre à renoncer à conquérir la capitale. Selon M. Loukachenko, le sommet lundi sera « avant tout (consacré) à la sphère économique », mais les deux dirigeants parleront aussi de « la situation politico-militaire autour de (leurs) pays ».

Dans un entretien publié jeudi, le commandant en chef de l’armée ukrainienne, Valéry Zaloujny, s’est dit convaincu que la Russie allait tenter une nouvelle attaque sur Kiev dans les premiers mois de 2023. Depuis le printemps, les combats se concentrent dans l’est et le sud de l’Ukraine. Moscou a dû y céder depuis septembre d’importants territoires, et a mobilisé depuis 300 000 réservistes pour consolider ses lignes. Les batailles sont particulièrement rudes autour de Bakhmout et Avdiivka, deux villes de l’Est que les forces russes tentent de conquérir.

Source : AFP

L’Ukraine a subi hier matin de nouvelles frappes de missiles russes, provoquant des coupures d’eau dans la capitale Kiev et de courant à travers le pays. La Russie se prépare à une guerre longue contre l’Ukraine, a déclaré hier le chef de l’Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, ajoutant que les alliés de l’Alliance atlantique doivent continuer à fournir des armes jusqu’à ce que le président Vladimir Poutine réalise qu’il « ne peut pas gagner sur le champ de bataille ».Selon les premiers bilans, au moins deux personnes sont mortes hier à la suite d’une frappe qui a touché un immeuble résidentiel à Kryvyï Rig (Sud), selon le gouverneur régional. Une autre a été tuée par des tirs d’artillerie ayant visé une zone résidentielle de Kherson, ville reconquise en novembre par les forces...
commentaires (1)

C’est une honte de la part de la Russie et de Poutine, il a oublié que nous sommes au 21eme siècle .

Eleni Caridopoulou

21 h 45, le 17 décembre 2022

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Commentaires (1)

  • C’est une honte de la part de la Russie et de Poutine, il a oublié que nous sommes au 21eme siècle .

    Eleni Caridopoulou

    21 h 45, le 17 décembre 2022

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