Le siège d'Electricité du Liban à Beyrouth. Photo João Sousa
Le syndicat des employés d'Électricité du Liban (EDL) a annoncé mercredi une grève à partir de jeudi, ainsi qu'un sit-in observé dans toutes les branches de l'institution, et ce jusqu'à l'obtention de hausses de salaires, rapporte le syndicat dans un communiqué relayé par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Le texte précise que toutes les opérations d'entretien seront arrêtées, à l'exception de celles "qui visent à prévenir d'un danger pour la sécurité publique". Les employés réclament l'augmentation de leurs salaires ainsi que leur versement en espèces. "Il n'y aura aucun retour sur cette position, c'est un droit de l'employé que de percevoir la totalité de son salaire auprès des banques", insiste le texte.
Le communiqué du syndicat précise qu'une réunion a été tenue mercredi entre les employés, autour de la question des salaires. Dans un Liban en plein effondrement économique, les infrastructures publiques se sont considérablement dégradées, et EDL parvient à peine à fournir quelques heures d'électricité par jour aux citoyens.
Cette mobilisation des employés n'est pas la première depuis que l'institution est frappée de plein fouet par la crise économique.
Par ailleurs, une grève ouverte est actuellement observée dans le secteur des télécoms, par les employés des deux opérateurs libanais Alfa et Touch. Mais le ministre sortant des Télécommunications Johnny Corm a affirmé à L'Orient-Le Jour qu'il craint que "cette grève soit politisée" et qu'il s'oppose aux revendications des employés.


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