Une collaboration entre l’UE et la Société des cèdres al-Chouf. Ici à Maasser el-Chouf. Photo DR
L’Union européenne a lancé le 1er décembre au Liban sa campagne baptisée #ForOurPlanet, visant à sensibiliser le public à la préservation de la biodiversité et du climat. Le lancement de la campagne s’est accompagné d’une activité de plantation d’arbres et de restauration de terres dégradées dans les villages de Maasser el-Chouf et Botmé (Chouf), en collaboration avec la Société des cèdres al-Chouf, qui gère la plus grande des réserves naturelles du Liban. Les autorités locales, la jeunesse de la Croix-Rouge, les élèves des écoles adjacentes et les laboureurs ont été associés aux diverses activités prévues pour cette journée.
La campagne #ForOurPlanet s’inscrit dans le cadre d’un nouveau programme quinquennal, annoncé lors de la 27e Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP27), qui a pour but de promouvoir des solutions climatiques dans les pays en cours de développement.
« Le monde subit des sécheresses, des incendies de forêt et des phénomènes météorologiques extrêmes, qui menacent la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance et la biodiversité, a déclaré Olivier Boudart, chef d’équipe pour la gouvernance et les secteurs sociaux à l’UE, au cours de la journée de lancement. Pour cela, nous avons mis en place un plan à long terme pour protéger l’environnement et inverser la dégradation des écosystèmes. Mais nous ne pouvons pas mettre nos plans en action sans le soutien des communautés locales, en vue d’assurer le lobbying et frayer la voie vers un monde sain, neutre en carbone, résilient et équitable. »
Pour sa part, le directeur de la réserve de biosphère du Chouf, Nizar Hani, a expliqué que « la biodiversité ne consiste pas seulement à protéger les abeilles et les arbres ». « La préservation des forêts et la restauration des paysages jouent un rôle-clé dans le développement de l’écotourisme et des activités agricoles, qui à leur tour créent des opportunités d’emploi et sécurisent les moyens de subsistance pour les habitants de la région. Fondamentalement, la biodiversité consiste à faire progresser l’économie locale et à aider nos communautés à prospérer », a-t-il ajouté.
« Pour protéger l’environnement, il faut placer les collectivités locales au centre de l’action climatique, a estimé Nabih Fayçal, président du conseil municipal de Maasser el-Chouf. Relier les membres de la communauté les uns aux autres à travers des initiatives durables les sensibilise à l’importance de la biodiversité et de la préservation de la nature et améliore l’esprit de volontariat au sein de la nouvelle génération. »
« Notre rôle en tant qu’autorités locales est d’engager nos communautés dans ces activités à travers des collaborations avec les organisations locales et les autorités nationales, assurant ainsi la durabilité des forêts et des réserves naturelles », a affirmé Khaled Zeineddine, président du conseil municipal de Botmé.

