La conférence a tablé sur la nécessité de sauver l’école publique. Photo ANI
L’Association des amis des écoles publiques du district de Byblos a organisé sa première conférence pédagogique concernant les institutions éducatives publiques en présence d’un grand nombre d’élus, de présidents de municipalité, d’éducateurs et de responsables locaux.
Selon l’éducateur Ghassan Abi Fadel, cette conférence permet d’identifier les problèmes et les obstacles qui menacent le cursus scolaire des enfants, puis « de conjuguer les efforts des philanthropes et de ceux qui travaillent dans le domaine de l’éducation pour former une chaîne solidaire qui contribue à sauver l’année scolaire et à assurer une éducation durable de qualité pour nos enfants ».
Mgr Michel Aoun, évêque du diocèse maronite de Jbeil, a estimé que « la société civile ne peut pas rester les bras croisés dans ces circonstances difficiles. Et nous constatons que des personnes de bonne volonté se montrent généreuses dans beaucoup de domaines, en particulier dans le médical et le social. (…) L’école publique est une nécessité pour le Liban et nous devons la soutenir dans le souci de la dignité humaine. L’école privée ne peut pas remplacer l’école publique ».
Le responsable pédagogique du Mont-Liban, Gilbert Sokhon, a mis le point sur les difficultés économiques rencontrées par la population et a rappelé les salaires dérisoires perçus par les employés du secteur public, en particulier dans l’éducation. « Sans l’aide qui vient de la famille et des proches à l’étranger, personne ne peut survivre au quotidien (…) La situation financière du ministère de l’Éducation est désastreuse, et c’est seulement grâce à quelques pays donateurs que la situation n’est pas pire qu’elle ne l’est actuellement. »
Quant à la présidente de l’association Cynthia Hayek, elle a souligné « la nécessité d’accélérer l’amélioration des conditions des écoles publiques dans l’intérêt des élèves et des enseignants. La solidarité et la coopération sauveront nos écoles pour qu’elles ne soient pas contraintes de fermer (…) L’association ne ménagera aucun effort pour assurer le suivi nécessaire auprès des responsables et d’éventuels donateurs ».


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