L’Arménie et l’Azerbaïdjan se sont mutuellement accusés lundi de nouveaux bombardements frontaliers, avant des discussions à Washington visant à mettre fin à un conflit qui a fait des centaines de morts ces derniers mois. Les ministres des Affaires étrangères de ces deux pays rivaux du Caucase doivent en effet se rendre aux États-Unis pour des pourparlers sous l’égide du secrétaire d’État américain, Antony Blinken. Il y a une semaine à peine, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian et le président azerbaïdjanais Ilham Aliev s’étaient engagés à « ne pas recourir à la force », lors d’un sommet en Russie avec le président russe Vladimir Poutine. Mais, dans la nuit de dimanche à lundi, « des unités des forces armées azerbaïdjanaises ont ouvert le feu (...) sur des positions arméniennes situées dans le secteur oriental de la frontière », a déclaré le ministère arménien de la Défense dans un communiqué, ajoutant qu’il n’y avait « aucune victime ». De son côté, le ministère azerbaïdjanais de la Défense a accusé les forces arméniennes d’avoir tiré « avec des armes légères de différents calibres » sur les positions de Bakou, sans faire état non plus de pertes. Le Kremlin, qui joue traditionnellement le rôle d’arbitre dans cette région, a appelé Erevan et Bakou à « se garder de toute action qui pourrait conduire à une escalade des tensions ».
Monde - Conflit Frontalier
Arménie-Azerbaïdjan : nouveaux heurts avant des pourparlers
OLJ / le 08 novembre 2022 à 00h00


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