Derrick Jones Jr. #5 des Chicago Bulls convertissant un dunk rageur lors de la remontée réalisée par son équipe face aux Boston Celtics au terme de la première période du match comptant pour la 4e journée de la saison régulière de NBA au United Center de Chicago, dans l’Illinois. Michael Reaves/AFP
Voilà une affiche qui sentait bon les années 90. Dans le duel entre deux franchises historiques de la NBA, Boston a subi sa première défaite de l’année sur le parquet de Chicago. Pourtant bien mal embarqués en début de match, les Bulls ont dominé les Celtics, jusqu’alors invaincus avec trois succès en trois matchs, 120 à 102 au terme d’une rencontre qui a vu l’entraîneur de l’équipe visiteuse Joe Mazzulla et l’ailier fort Grant Williams être exclus.
Les Celtics, finalistes la saison dernière, semblaient bien partis pour signer un quatrième succès de rang lorsqu’ils ont compté 19 points d’avance dès le premier quart-temps. Mais Boston s’est vu trop beau : les Bulls sont revenus, puis ont renversé la vapeur dans le deuxième quart, qu’ils ont remporté 35 à 15 pour mener de onze points à mi-parcours (65-54), avant d’accentuer leur avance, qu’ils ont portée à 21 points, dans le troisième quart du match.
Mazzulla et Williams exclus
« Quand tu prends un bon départ comme ça, il faut continuer à jouer, je pense que nous avons lâché défensivement », a avancé en guise d’explication à l’effondrement des siens Joe Mazzulla, l’entraîneur par intérim des Celtics.
Mazzulla a d’ailleurs été prié de regagner les vestiaires à la fin de ce troisième quart-temps, après avoir soutenu de manière un peu trop véhémente auprès des arbitres son joueur Jayson Tatum, qui contestait une de leurs décisions. Le technicien a d’ailleurs fait son mea-culpa après la rencontre : « Nous devons rester calmes dans toutes les situations, a-t-il reconnu. Quoi qu’il arrive, nous devons être meilleurs, plus calmes, à commencer par moi. »
Les choses se sont envenimées dans le dernier quart avec une seconde exclusion dans les rangs des Celtics, celle de l’ailier fort Grant Williams, coupable d’avoir bousculé un arbitre en se relevant. Son exclusion a rendu fou furieux le joueur, qui a ensuite regagné les vestiaires sous les huées.
Une tension dont ont su profiter les Bulls, et en particulier DeMar DeRozan (25 pts) et Ayo Dosunmu (22 pts), les deux principaux pourvoyeurs de points pour l’ancienne franchise de Michael Jordan.
Autre équipe à avoir perdu son invincibilité, Utah, qui a concédé une courte défaite à Houston (114-108).
Portland en mode rouleau compresseur
À l’autre bout du pays, les Portland Trail Blazers ont poursuivi leur marche en avant en assommant les Denver Nuggets (135-110). Boston et Utah ayant chuté, ils demeurent avec Milwaukee l’une des deux dernières équipes invaincues depuis l’ouverture de la saison.
La défense de Portland a muselé la star des Nuggets, Nikola Jokic, qui n’a marqué que neuf points, bien en dessous de ses standards habituels. Damian Lillard a inscrit 31 points, au sein d’une formation de Portland puissante collectivement, avec six joueurs à plus de dix points.
Parmi les autres rencontres de cette soirée à l’Est, les Grizzlies ont sorti leurs griffes à Memphis contre Brooklyn, qu’ils ont battu sur le score-fleuve de 134 à 124.
Ja Morant et Desmond Bane ont fait parler la poudre dans cette rencontre spectaculaire, en inscrivant 38 points chacun. Bane a été particulièrement adroit dans les tirs à distance, avec huit paniers réussis sur onze tentatives à trois points.
Les deux stars de Brooklyn, Kevin Durant et Kyrie Irving, ont fait presque aussi bien avec 37 points chacun. Cela faisait 39 ans, depuis 1983, que quatre joueurs n’avaient plus marqué 35 points ou plus dans un match.
Dans une autre rencontre, entre équipes ayant disputé les play-offs la saison dernière, les Toronto Raptors sont allés l’emporter en Floride contre Miami (98-90). La victoire des visiteurs s’est jouée dans le dernier quart-temps, qu’ils ont remporté 27-14.
De leur côté, les Philadelphia 76ers auront attendu leur quatrième match de la saison pour connaître enfin le goût de la victoire. Grâce à la précision de James Harden (29 pts) et de Joel Embiid (26), « Phila » a enfin ouvert son compteur en dominant les Indiana Pacers 120 à 106.
Sous les huées de son propre public, Minnesota, avec un Rudy Gobert très discret (11 pts et 7 rebonds), s’est incliné à domicile devant San Antonio (106-115).
Source : AFP

