Erling Haaland célébrant l’ouverture du score de Manchester City lors de sa victoire (3-1) aux dépens de Brighton sur la pelouse de l’Etihad Stadium. Oli Scarff/AFP
City revient dans la roue d’Arsenal. Tenus en échec (1-1) sur la pelouse de Southampton, les Gunners (28 pts) sentent le souffle du rouleau-compresseur citizen qui reviennent à deux unités (26 pts). Muselé par Liverpool dimanche dernier, Erling Haaland a retrouvé le chemin des filets en inscrivant ses 16e et 17e buts de la saison contre Brighton.
Si ses deux nouvelles réalisations ne figureront pas non plus dans les « best of » de fin d’année, qu’importe, Haaland continue d’écraser la Premier League et ses records. À la réception d’un long ballon d’Ederson, le Norvégien contrôle puis élimine le gardien, auteur d’une sortie plus qu’hasardeuse, avant de pousser le ballon dans le but vide. Une ouverture du score plutôt simple (1-0, 22e), tout comme le deuxième but, marqué sur penalty (2-0, 43e),
Il a inscrit les 599e et 600e buts des Sky Blues en Premier League sous les ordres de Pep Guardiola, un cap que seuls le Manchester United d’Alex Ferguson et l’Arsenal d’Arsène Wenger avaient franchi sous un seul entraîneur. Le tout en 239 matches, soit 2,5 buts par match en moyenne. Un rythme infernal que l’arrivée du Norvégien a fait passer à 3,3 buts par match.
Malgré cela, Brighton a réduit le score en début de seconde période par Leandro Trossard (2-1, 53e) et a eu plusieurs occasions d’égaliser avant que Kevin de Bruyne ne redonne de l’air aux siens (3-1, 75e). Mardi, City, déjà qualifié pour les huitièmes de finale, essaiera d’assurer la première place de son groupe en Ligue des champions à Dormund, dans un stade que Haaland connaît parfaitement.
Liverpool perd chez le dernier
On pensait la saison de Liverpool lancée avec ses trois victoires consécutives, mais il a rechuté chez la lanterne rouge, Nottingham Forest (1-0).
Les Reds restent septièmes avec 16 points, alors que Forest (9 pts) abandonne la dernière place à Leicester. Face à la détermination et à la discipline du promu, Liverpool a été lent dans ses transmissions et brouillon dans le dernier ou l’avant-dernier geste.
Harvey Elliott (57e), Firmino (65e), Trent Alexander-Arnold (85e), encore remplaçant au coup d’envoi, et van Dijk (90e, 90+3) ont pourtant eu de belles occasions d’égaliser, faisant briller le gardien Dean Henderson.
« Je n’ai aucune idée de comment on a pu perdre ce match », a témoigné un Klopp dépité au micro de la BBC après le match. « Que l’on ait pas converti une (des occasions) est vraiment le plus gros problème », a-t-il ajouté.
Nottingham a, lui, profité d’un coup franc très mal défendu pour marquer par Taiwo Awoiyi (1-0, 55e) et prendre trois points précieux. Avant un déplacement important à Amsterdam en Ligue des champions mercredi pour affronter l’Ajax, Liverpool voit une nouvelle fois la réussite le fuir.
Chelsea et United dos à dos
Au terme d’un match électrique et marqué par la blessure de Raphaël Varane, Chelsea et Manchester United se sont quittés sur un nul relativement mérité. Avec 21 points, Chelsea reste quatrième, juste devant les Red Devils à une longueur.
Ils ont pourtant bien cru qu’ils allaient rejoindre Tottenham, 3e, au nombre de points, lorsque Jorginho a transformé un penalty à la 87e (1-0). Mais grâce à une tête lobée et en déséquilibre de Casemiro, effleurée par Kepa, déviée sur le poteau, mais qui finit par passer la ligne selon la Goal Line Technology (1-1, 90+4), a finalement remis les deux équipes à égalité au bout du temps additionnel.
Les Red Devils regretteront de ne pas avoir concrétisé sa domination des 35 premières minutes qui a forcé l’entraîneur de Chelsea, Graham Potter, à changer de système pour renforcer un milieu qui prenait l’eau face au trio Casemiro, Christian Eriksen et Bruno Fernandes.
Sans Kepa, décisif devant Antony (9e) ou Marcus Rashford (28e, 33e), Manchester aurait dû mener. Les débats ont été équilibrés en seconde période, Trevor Chalobah touchant le haut de la transversale sur une tête (73e).
Le match a été assombri par la sortie, vers l’heure de jeu, du défenseur international français Raphaël Varane, qui s’est blessé tout seul sur une intervention où sa jambe a semblé se planter dans le sol.
Ses larmes lors de sa sortie, même s’il marchait, en disent long sur l’inquiétude pour le vice-capitaine des Bleus à un mois de leur entrée en lice au Qatar contre l’Australie. « Je comprends son émotion, mais il doit attendre, on ne sait pas (...) le secteur médical du club doit faire son travail pour avoir le bon diagnostic », a essayé de relativiser Erik ten Hag.
Frédéric HAPPE/AFP


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