Proche des présidents Saddam Hussein et Yasser Arafat mais aussi du théoricien du nationalisme arabe et un des fondateurs du parti Baas Michel Aflak, Charles Saint-Prot, docteur en science politique et docteur HDR en droit, publie, aux éditions Karthala à Paris, Une histoire du nationalisme arabe. Cet ouvrage est en cours de traduction en arabe. L’auteur, spécialiste de la région, a déjà publié de nombreux ouvrages traduits en plusieurs langues. Il retrace dans ce livre les prémices du nationalisme arabe puis son développement et s’interroge sur la survie de ce courant majeur de la pensée nationale arabe.
Se plaçant dans une perspective civilisationnelle, le nationalisme défend une vision du monde où chaque civilisation apporte sa note et sa richesse créative à la culture mondiale. Par conséquent – et sans doute plus qu’un intégrisme sectaire n’offrant qu’une mauvaise caricature de l’islam –, le nationalisme arabe incarne une espérance.
Pour Charles Saint-Prot, le nationalisme arabe a conçu la vision d’un destin commun et a été l’expression de l’aspiration d’une civilisation à reprendre sa place dans l’histoire. Il a constitué la tentative la plus sérieuse pour faire entrer la nation arabe dans le monde moderne par la grande porte et lui donner un projet d’avenir à la mesure du passé glorieux de sa civilisation. Plus qu’une option pour un modèle politique, le nationalisme arabe a été un choix existentiel.

