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Agenda - Associations

Robert Sacy, Nasri Diab, William Noun et Kassem Istambouli, lauréats du prix Bachir Gemayel

Robert Sacy, Nasri Diab, William Noun et Kassem Istambouli, lauréats du prix Bachir Gemayel

De gauche à droite Nadim Gemayel, William Noun, Robert Sacy, Solange Gemayel, Kassem Istambouli, Nasri Diab et Youmna Gemayel. Photo DR

Pour les quarante ans de l’assassinat du président de la République élu Bachir Gemayel, la fondation éponyme a lancé la 1re édition du prix Bachir Gemayel, qui a récompensé quatre personnalités de la société civile œuvrant à développer le pays au moyen d’initiatives personnelles et d’actions quotidiennes. Au cours d’un événement transmis mercredi dernier sur la chaîne MTV, Robert Sacy, pédiatre, Nasri Diab, avocat, William Noun, activiste et frère d’une victime de la double explosion au port de Beyrouth (4 août 2020), ainsi que Kassem Istambouli, acteur et metteur en scène, ont reçu leurs trophées des mains de la présidente de la Fondation, Youmna Gemayel, de sa mère Solange et de son frère, le député Nadim Gemayel.

« Nous avons voulu par notre démarche adresser un message d’espoir à tous ceux qui cherchent à construire l’État dont Bachir Gemayel rêvait », indique à L’Orient-Le Jour Youmna Gemayel, avant de rendre hommage aux lauréats qui « mènent dans nombre de secteurs un travail pourtant censé être celui de l’État ».

Le Dr Robert Sacy, fondateur de l’Association d’aide à la mère et l’enfant à l’hôpital (Assameh), cogère l’hôpital gouvernemental de la Quarantaine. Il s’active à assurer aux enfants démunis les soins hospitaliers dans l’aile pédiatrique du bâtiment. Il a en outre participé à la réhabilitation de l’établissement, durement touché par la double explosion.

Me Nasri Diab a cofondé le bureau d’accusation au sein de l’ordre des avocats de Beyrouth, au lendemain de la double explosion. Il défend, depuis, les droits des victimes, en mettant gracieusement à leur profit ses compétences et son expérience.

William Noun, frère de Joe, sapeur-pompier tué dans la double explosion, n’a de cesse de réclamer justice depuis plus de deux ans. Il affronte avec courage, au nom de la majorité des victimes, les responsables politiques et sécuritaires qui entravent l’enquête du port.

Quant à Kassem Istambouli, il a créé une plateforme culturelle à Tripoli, le Théâtre national libanais gratuit, dans sa volonté de rendre l’art et la culture accessibles à tous.

« L’idée du prix Bachir Gemayel est née de ce slogan très répété depuis sa mort : Bachir est vivant en nous, révèle Youmna Gemayel. Cette phrase signifie que son esprit, sa vision et son projet demeurent », explique-t-elle, considérant qu’« il ne faut plus penser qu’il est seulement un rêve ».

« Le choix des quatre gagnants s’est basé sur des valeurs chères à Bachir, notamment la liberté et la dignité, en opposition au suivisme et à l’humiliation », indique en outre la présidente de la fondation qui, avec quatre académiciens, fait partie du comité de sélection. Celui-ci a choisi les lauréats parmi cinquante personnes qu’il avait sélectionnées.

L’an prochain, outre les candidats que le comité aura choisis, chaque personne pourra proposer sa propre candidature ou celle d’un tiers. Les demandes seront présentées de janvier à août 2023, sur le site de la fondation,

https://bachirgemayelfoundation.org/

Les noms des gagnants seront révélés au cours de la 41e commémoration de l’assassinat.

Pour les quarante ans de l’assassinat du président de la République élu Bachir Gemayel, la fondation éponyme a lancé la 1re édition du prix Bachir Gemayel, qui a récompensé quatre personnalités de la société civile œuvrant à développer le pays au moyen d’initiatives personnelles et d’actions quotidiennes. Au cours d’un événement transmis mercredi dernier sur la chaîne MTV, Robert Sacy, pédiatre, Nasri Diab, avocat, William Noun, activiste et frère d’une victime de la double explosion au port de Beyrouth (4 août 2020), ainsi que Kassem Istambouli, acteur et metteur en scène, ont reçu leurs trophées des mains de la présidente de la Fondation, Youmna Gemayel, de sa mère Solange et de son frère, le député Nadim Gemayel.« Nous avons voulu par notre démarche adresser un message d’espoir à tous...