La réunion entre le ministre Maoulaoui et Claudine Aoun. Photo ANI
La présidente de la Commission nationale pour la femme libanaise Claudine Aoun a tenu en fin de semaine dernière une réunion avec le ministre de l’Intérieur et des Municipalités Bassam Maoulaoui. Selon le communiqué, les discussions ont porté sur les modalités de coopération entre le ministère et la commission pour proposer des formules d’amendement des lois dans le but d’accroître la participation des femmes dans l’administration locale, de lutter contre le phénomène de l’augmentation du nombre d’enfant nés au Liban non enregistrés et de reconnaître le droit des femmes libanaises à transmettre la nationalité à leurs enfants, dans le cadre de la mise en œuvre d’un plan d’action national inspiré de la résolution 1325 du Conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité.
Au cours de la réunion, Aoun a souligné que « la manière d’atteindre une augmentation de la participation des femmes dans l’administration locale est de réformer la loi sur les élections des conseils municipaux pour inclure un quota de femmes d’au moins 30 % des sièges, ce qui contribue à atteindre un équilibre dans la gestion des dossiers et l’intégration de la notion de genre » dans les plans d’action, décisions et programmes mis en œuvre au niveau de la commune.
En ce qui concerne la question des Libanais non enregistrés, Aoun a présenté à Maoulaoui les recommandations émises par l’atelier organisé par la Commission nationale pour la femme libanaise et l’ordre des avocats de Beyrouth, en partenariat avec l’ONG Justice sans frontières, incluant l’idée d’allonger le délai d’enregistrement des nouveau-nés en le portant à cinq ans au lieu d’un ainsi qu’à trouver des solutions administratives pour les Libanais non inscrits avec comme slogan : « La nationalité, pas la naturalisation ».
Aoun a discuté avec Maoulaoui des solutions à apporter pour remédier au préjudice actuel aux droits des enfants de femmes mariées à des non-Libanais. Elle a évoqué le projet d’amendement de la loi sur la nationalité, présenté par la Commission, pour la reconnaissance du droit des femmes à transmettre leur nationalité à leurs enfants selon des critères spécifiques.


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