Souhaitant acquérir des avions de combat, la Turquie pourrait se tourner vers d’autres pays, dont la Russie, si les États-Unis ne lui fournissaient pas de chasseurs F-16, a affirmé vendredi le président turc Recep Tayyip Erdogan. « J’espère que les États-Unis ne nous pousseront pas vers d’autres voies. Je veux dire par là que les États-Unis ne sont pas les seuls dans le monde à vendre des avions de combat. L’Angleterre, la France, la Russie en vendent. Il est possible de s’en procurer partout », a lancé le chef de l’État turc. « Il y en a déjà qui nous envoient des signaux », a-t-il ajouté. Le président doit ainsi rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine en marge d’un sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai les 15 et 16 septembre à Samarcande, en Ouzbékistan. Membre de l’OTAN, Ankara souhaite acquérir 40 avions de combat américains F-16, ainsi que les pièces détachées nécessaires à la maintenance et à la modernisation de ceux qu’il possède déjà. Si les pourparlers entre les deux pays se poursuivent, Ankara a protesté contre les conditions posées par le Congrès américain pour conclure la vente, exigeant que la Turquie s’abstienne de toute menace à l’encontre de la Grèce, notamment de violer son espace aérien.
Monde - Avions De Chasse F-16
Ankara pourrait se tourner vers Moscou en cas de refus de Washington
OLJ / le 10 septembre 2022 à 00h00

