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Monde - Tensions

La Grèce rejette les menaces « non provoquées » de la Turquie

La Grèce a informé mercredi l’UE, l’OTAN et l’ONU de ce qu’elle a qualifié de menaces « non provoquées » contre sa souveraineté par le président turc Recep Tayyip Erdogan. Au cours du mois d’août et en fin de semaine dernière, M. Erdogan a prononcé plusieurs discours pour marquer le 100e anniversaire de la victoire de la Turquie après la guerre de trois ans (1919-1922) contre la Grèce qui avait parachevé la création de l’État turc postottoman. Selon Athènes, le président turc a accusé la Grèce d’« occuper » les îles de la mer Égée, dont le statut a pourtant été réglé dans les traités d’après-guerre, et a averti que les forces armées turques pourraient « arriver du jour au lendemain » et « faire le nécessaire ». « Si vous allez trop loin, le prix à payer sera élevé », a insisté M. Erdogan, faisant référence à la chute d’Izmir en 1922, suivie de l’incendie de la ville et du massacre de la population locale grecque. Les lettres adressées mercredi à l’ONU, l’UE et l’OTAN jugent ces déclarations d’Erdogan « ouvertement menaçantes » et « inacceptables ». Les autorités grecques soulignent que la Turquie possède une flotte importante et une armée stationnées sur ses rivages en face des îles en question, et qu’elle a envahi Chypre en 1974. Le ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Dendias, a déclaré mardi que les déclarations des responsables turcs étaient « de plus en plus scandaleuses et inacceptables », et a averti que l’armée grecque « était suffisante pour défendre notre patrie ».

La Grèce a informé mercredi l’UE, l’OTAN et l’ONU de ce qu’elle a qualifié de menaces « non provoquées » contre sa souveraineté par le président turc Recep Tayyip Erdogan. Au cours du mois d’août et en fin de semaine dernière, M. Erdogan a prononcé plusieurs discours pour marquer le 100e anniversaire de la victoire de la Turquie après la guerre de trois ans (1919-1922) contre la Grèce qui avait parachevé la création de l’État turc postottoman. Selon Athènes, le président turc a accusé la Grèce d’« occuper » les îles de la mer Égée, dont le statut a pourtant été réglé dans les traités d’après-guerre, et a averti que les forces armées turques pourraient « arriver du jour au lendemain » et « faire le nécessaire ». « Si vous allez trop loin, le...
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