Une cérémonie qui s’est déroulée dans la joie. Photo ANI
Le Children’s Care Center au Liban (CCCL) a organisé la neuvième cérémonie du « Chemin de la joie » après deux ans d’interruption dus à la pandémie de Covid-19 et aux conditions difficiles que traverse le pays. À cette occasion, des certificats ont été distribués à 16 élèves qui ont obtenu le brevet et le baccalauréat pour l’année 2022 et qui poursuivent ou ont terminé leur traitement au centre. La cérémonie s’est déroulée en présence notamment du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Abbas Halabi, et du président de l’Université américaine de Beyrouth, le Dr Fadlo Khuri, ainsi que des médecins et des responsables du centre et des associations de malades du cancer.
Le ministre Halabi a tenu à saluer le courage de ces élèves qui ont su contre vents et marées franchir le cap de la réussite.
Quant au Dr Fadlo Khuri, il a considéré ces jeunes comme « des exemples de courage, de persévérance, de capacité de résistance et de désir de progresser dans la vie ».
César Bassim, président du conseil d’administration du CCCL, a félicité les diplômés, les qualifiant de « fierté du centre et de héros », et les a appelés à persévérer et à garder espoir, soulignant que « cette célébration a un goût particulier, car elle coïncide avec le 20e anniversaire du centre ». Il a raconté l’histoire du CCCL qui « a commencé au début de ce siècle, lorsqu’un groupe de bénévoles, d’experts et de philanthropes s’est uni pour soutenir les enfants atteints de cancer au Liban (...) Le Children’s Care Center du Liban a ouvert ses portes le 12 avril 2002 pour traiter et soutenir tous les enfants et adolescents atteints de cancer sans frais pour leurs familles, en étroite collaboration avec l’American University Medical Center et la participation et le soutien du St. Jude Medical Hospital aux États-Unis ». Il a ensuite donné des chiffres très significatifs : « Le nombre total d’enfants traités par le centre depuis sa création a atteint trois mille, tandis que le nombre de tests de diagnostic et d’examens a atteint six mille (…) Le montant de la facture hospitalière, y compris le diagnostic et le traitement de ces enfants au cours des vingt années, s’est élevé à environ 200 millions de dollars et nous avons subi comme tout le monde la crise de la pénurie de médicaments au cours des trois dernières années. (…) Le taux de guérison des enfants a atteint 80 % et la coopération avec dix hôpitaux dans toutes les régions, surtout après l’explosion au port de Beyrouth, a permis de soigner deux cents enfants supplémentaires par an, en plus du centre principal qui traite 300 enfants avec un budget annuel d’environ 12 millions de dollars. »
« L’une des caractéristiques les plus importantes du centre est d’accueillir les enfants sans aucune discrimination avec un seul objectif, leur donner une nouvelle chance dans cette vie, a-t-il ajouté. Le centre se base sur les droits de l’enfant d’avoir accès aux soins de santé, à l’intégration sociale et à l’éducation. Nous tenons particulièrement à améliorer les programmes de soins complets assurés aux patients, y compris l’aspect psychologique. Le centre propose ainsi des séances quotidiennes de musique, de dessin et de yoga pour le divertissement et le confort pendant le traitement. En coopération avec le ministère de l’Éducation, un programme spécial est mis en place pour assurer la continuité du parcours scolaire des jeunes élèves pendant le traitement. »
Bassim a tenu à remercier le ministère de l’Éducation d’avoir « donné la possibilité aux enfants du centre d’y passer les examens officiels » et a rappelé le partenariat « avec le ministère de la Santé : une coordination qui s’effectue de manière permanente au profit des enfants malades ». Il a également remercié le ministère des Affaires sociales pour son « soutien permanent aux malades du centre et son attention à l’aspect psychologique et social ».

