Elle prend ses bagages et s’en va : Emma Raducanu, sacrée en 2021 à l’US Open, a subi la loi d’Alizé Cornet (6-3, 6-3) dès son entrée en lice. Sa contre-performance à Flushing Meadows fait d’elle la troisième lauréate du Grand Chelem new-yorkais à être sortie au 1er tour de l’édition suivante, après Svetlana Kuznetsova (2005) et Angelique Kerber (2017). Julian Finney/Getty Images/AFP
En combustion lente, Rafael Nadal a lâché un set avant d’accéder au 2e tour de l’US Open de tennis, mardi soir, la n° 1 mondiale Iga Swiatek se montrant plus pressée dans un tableau féminin qui a vu disparaître la tenante du titre Emma Raducanu et Naomi Osaka.
Le bruit de la foule sur le court central Arthur-Ashe n’était forcément pas le même que la veille, lundi, pour les adieux prématurés de Serena Williams, qui a prolongé le plaisir avec une victoire au 1er tour et une cérémonie d’hommage en prime. Pas de hourras ! à répétition, mais un brouhaha permanent dont s’est plusieurs fois plaint Rafael Nadal (3e mondial), vainqueur (4-6, 6-2, 6-3, 6-3) de Rinky Hijikata (198e mondial). Nadal, âgé de 36 ans et qui veut faire passer à 23 son record de titres du Grand Chelem, a eu du mal à entrer dans son match, gêné par le culot de son adversaire, de 15 ans son cadet, invité et qui n’avait rien à perdre. Mais Nadal a su élever son niveau de jeu, en usant notamment de revers long de ligne très efficaces. La montagne est alors devenue trop haute pour Hijikata, qui a tout de même su sauver quatre balles de match avant de céder.
« Je suis très heureux d’être là, j’ai bien cru ne jamais revenir », a réagi Nadal. Entre le Covid-19 et les blessures, il n’avait plus joué à New York depuis son sacre en 2019. « Je n’ai pas beaucoup joué ces cinquante derniers jours, tout juste un match », a-t-il encore souligné, lui dont la blessure abdominale – à l’origine de son forfait avant sa demi-finale à Wimbledon – ne semble plus qu’un mauvais souvenir. Un autre va vite poindre puisqu’il affrontera Fabio Fognini au 2e tour, en se méfiant : en 2015, Fognini l’avait éliminé au 3e tour à l’US Open, après avoir effacé deux sets de retard. Jusque-là, Nadal était resté sur 151 succès en Grand Chelem.
Carlos Alcaraz s’est lui aussi qualifié aux dépens de Sebastian Baez (37e mondial), qui lui a pourtant donné du fil à retordre avant d’abandonner (7-5, 7-5, 2-0). « L’an dernier, j’avais vécu l’un des plus grands moments de ma vie. Et être là, en tant que 4e mondial, c’est incroyable », s’est réjoui Alcaraz, âgé de 19 ans. Il avait été révélé sur la grande scène new-yorkaise en 2021 en y atteignant les quarts. Il affrontera au prochain tour Federico Coria (78e mondial). Autres qualifiés notables : Hubert Hurkacz (8e mondial) et Cameron Norrie (9e mondial), expéditifs, Andrey Rublev (11e mondial) et Jannik Sinner (13e mondial), autrement plus laborieux en cinq sets.
Chasseuses de têtes
Chez les femmes, Iga Swiatek a réussi des débuts convaincants (6-3, 6-0) contre Jasmine Paolini (56e mondiale). « Un premier tour comme ça, c’est un bon test, ça permet de trouver le rythme, de mettre en place les bons réglages », s’est félicitée la joueuse âgée de 21 ans. Après un printemps irrésistible, qui l’a vue enchaîner 37 victoires et six titres d’affilée, dont Roland-Garros en juin, la n° 1 mondiale a connu une préparation sur dur guère concluante cet été, marquée par deux éliminations en huitièmes à Toronto et Cincinnati. La voilà rassurée. Au prochain tour, l’attend Sloane Stephens (51e mondiale et lauréate à Flushing Meadows en 2017).
En soirée, l’US Open a perdu ses deux dernières lauréates en date, Naomi Osaka titrée en 2020 et Emma Raducanu, qui avait épaté le monde du tennis en 2021 en devenant la première joueuse de l’histoire sacrée dans un Grand Chelem après avoir été issue des qualifications. Osaka (44e mondiale) s’est inclinée (7-6 (7/5), 6-3) face à Danielle Collins (19e mondiale). Quant à Raducanu, elle a subi la loi (6-3, 6-3) d’Alizé Cornet (40e mondiale). Pour son grand retour à Flushing Meadows, Raducanu a encore fait dans la rareté puisque sa contre-performance fait d’elle la troisième lauréate du Majeur new-yorkais à être sortie dès son entrée en lice de l’édition suivante, après Svetlana Kuznetsova en 2005 et Angelique Kerber en 2017.
Enfin, une autre joueuse s’est elle aussi faite chasseuse de tête : Clara Burel (131e mondiale) a également créé la sensation en s’offrant le scalp (6-4, 6-4) d’Elena Rybakina (25e mondiale), lauréate du dernier Wimbledon.
Source : AFP

