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Culture - Festival

Les arbres et la hyène à l’affiche de REEF 2022

Au programme de la 4e édition des « Rencontres environnementales et filmiques », un large éventail d’activités rurales, d’ateliers de formation et de projections cinématographiques axés sur les thèmes arboricoles et du « zéro déchet ». Détails avec Éliane Raheb, organisatrice de ce festival.

Les arbres et la hyène à l’affiche de REEF 2022

Éliane Raheb organisatrice du festival « REEF 2022 » . Photo DR

Initiées par le Conseil de l’environnement et Beirut DC, les « Rencontres environnementales et filmiques » en sont à leur quatrième édition. Baptisées cette année « REEF zéro déchet » , elles se tiendront du 1er au 4 septembre à Kobeyate, dans le Akkar. Le but est de sensibiliser le public et d’initier des débats autour des thèmes écologiques et environnementaux. Ainsi, pendant quatre jours, films et randonnées animeront Kobayate et les régions voisines. Pour 2022, ce festival va à la découverte des divers arbres du Akkar, comme les sapins de Silice, les cèdres, les genévriers et les arbousiers, ainsi que de leur rôle dans la préservation de la vie et la conservation du climat et de la terre. Une table ronde sera organisée pour discuter des dangers qui guettent les arbres du Liban, et des experts de la région proposeront des solutions pour leur rendre la vie plus longue et plus saine. Pour compléter ces informations, une programmation de films locaux et internationaux met en valeur le thème des arbres, les dépeignant comme de vrais héros.

Côté films, une compétition de courts métrages sous le thème de la solidarité aura également lieu. Neuf courts métrages libanais et syriens ont été sélectionnés. Ils mettent en évidence le travail efficace des individus en collectivité. Deux d’entre eux seront récompensés par un jury composé de l’actrice libanaise Christine Choueiri, de la cinéaste égyptienne Amal Ramsis et du producteur espagnol Felipe Lage Coro. Un troisième prix sera décerné par le public. Par ailleurs, plusieurs formations et ateliers de création ont été créés, en amont, pour aider les locaux à raconter leurs propres histoires et à s’exprimer sur des questions environnementales et rurales essentielles. Pour les plus jeunes, un atelier d’animation a eu lieu avec Fadi Syriani (Youth Animation Platform). Un autre atelier, animé par la cinéaste Amal Ramsis, vise à encourager les femmes du Akkar de tout âge et de tout milieu à créer des films courts d’une minute. Tous les courts métrages réalisés par les participants seront également présentés au cours de la REEF.

Enfin, REEF ira aussi à à Rachaya el-Wadi, dans la Bekaa, où un camping est organisé en partenariat avec l’association écotouristique «Rachaya and Beyond. Des projections de films en plein air seront également au rendez-vous. Ainsi que Yom al-debs (la Journée de la mélasse de raisins), qui est une journée spéciale de randonnée et de dégustation du debs, que Rachaya and Beyond organise depuis 2016. À signaler enfin que cet événement est soutenu par l’Institut français de Beyrouth, l’ambassade suisse, le British Council, le PCPM, la GIZ et le Goethe Institut. Il se déroule en partenariat avec Cedar Environmental, Le Salon culturel de Kobeyate, Aflamuna et le média City Cable.

Éliane Raheb, organisatrice de ce festival, en parle à « L’OLJ » .

Pourquoi REEF zéro déchet ? Quels sont les thèmes principaux de ce festival ?

Nous avons nommé ainsi cette édition car nous visons à diffuser la culture et la connaissance du zéro déchet et à l’implanter directement dans toute la structure du festival. Et nous espérons relever le défi en combinant nos efforts et notre créativité pour réussir cette mission. Plusieurs ateliers débuteront avant REEF et se poursuivront tout le long du festival, sous la supervision de l’ingénieur et éco-activiste Ziad Abi Chaker. De plus, le festival met l’accent cette année sur les thèmes des arbres et de la solidarité.

Il y a un an, le Akkar était victime d’incendies dévastateurs. Aujourd’hui, nous sommes de plus en plus préoccupés par la situation de nos arbres au Liban, continuellement menacés par le feu, et l’abattage massif et sauvage. Nous sommes convaincus que le maintien des forêts et des espèces d’arbres peut permettre de lutter contre le changement climatique et protéger la biodiversité. C’est pourquoi une de nos priorités cette année est d’entamer des activités de sensibilisation pour sauver et préserver les arbres du Liban et du Akkar en rétablissant une relation saine entre les gens et les forêts.

Vous avez l’habitude, depuis la naissance de ce festival, d’avoir une mascotte. Quelle est-elle cette année ?

La mascotte de REEF 2022 est la hyène. Cette bête tachetée est un animal solitaire libanais qui devrait être considéré comme un privilège environnemental car il contribue à rendre la forêt « zéro déchet » en la nettoyant des carcasses. Malheureusement, elle souffre d’une réputation erronée, celle d’attaquer les humains. Le massacre des hyènes augmente, menaçant de plus en plus leur existence. À travers REEF, nous voulons mettre l’accent sur les bienfaits de cet animal et encourager sa protection.

L’affiche de la 4e édition du festival REEF. Photo DR

Quelle est l’interaction entre le cinéma et l’environnement ?

Pour la première fois au Liban, une journée dédiée aux récits au service du climat invite un groupe de créateurs et d’experts en environnement à imaginer ensemble comment le cinéma pourrait contribuer à faire évoluer le récit autour de la crise climatique. Ce groupe est le Climate Storylab (laboratoire de récits pour le climat). Des cinéastes indépendants se réuniront avec des militants écologistes et des organisations environnementales pour réfléchir collectivement à des partenariats qui pourraient exploiter le pouvoir du cinéma pour changer les perceptions, les pensées et les politiques autour des problèmes environnementaux et climatiques au Liban et dans la région.

Donnez-nous un petit aperçu du programme cinéma de REEF.

Outre la compétition de courts métrages, il y aura une projection de longs métrages internationaux en relation avec le thème de REEF. Dont : Le Chêne de Michel Seydoux et Laurent Charbonnier ; Costa Brava Lebanon de Mounia Akl qui ouvre le festival ; The Hidden Life of Trees (La vie secrète des arbres) de Jörg Adolph et Jan Haft (long métrage documentaire, Allemagne) ; The Stranger (L’étranger) de Ameer Fakhreddine (long métrage de fiction, Syrie) et d’autres encore… Pendant le mois de septembre, la plateforme Aflamuna présentera également une sélection de films arabes autour du thème de la solidarité.

Festival REEF, du 1er au 4 septembre à Kobeyate. Programme et informations sur: ruralencounters.org.

Initiées par le Conseil de l’environnement et Beirut DC, les « Rencontres environnementales et filmiques » en sont à leur quatrième édition. Baptisées cette année « REEF zéro déchet » , elles se tiendront du 1er au 4 septembre à Kobeyate, dans le Akkar. Le but est de sensibiliser le public et d’initier des débats autour des thèmes écologiques et environnementaux. Ainsi, pendant quatre jours, films et randonnées animeront Kobayate et les régions voisines. Pour 2022, ce festival va à la découverte des divers arbres du Akkar, comme les sapins de Silice, les cèdres, les genévriers et les arbousiers, ainsi que de leur rôle dans la préservation de la vie et la conservation du climat et de la terre. Une table ronde sera organisée pour discuter des dangers qui guettent les arbres du Liban, et des...
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