Primoz Roglic, coureur cycliste slovène de la formation Jumbo-Visma, a fait coup double sur la Vuelta : il a remporté en patron la 4e étape du Tour d’Espagne, prenant par la même occasion le maillot rouge de leader. Ander Gillenea/AFP
Une semaine après avoir effectué son retour au Tour du Danemark cycliste, le grimpeur colombien Egan Bernal (équipe Ineos) a enchaîné sur les routes du Tour d’Allemagne, qui a débuté hier mercredi par un mini-prologue de 2,7 km à Weimar.
Sur un parcours plat, sans étape de montagne, Bernal avait abandonné à 28 km de l’arrivée de la cinquième et dernière étape au Danemark. Mais, en Allemagne, le profil lui est beaucoup plus favorable avec notamment l’arrivée en altitude, samedi, vers Schauinsland (11,7 km à 6,5 km), au-dessus de Fribourg. Les grimpeurs devront être au rendez-vous de cette avant-dernière étape qui s’annonce décisive. Parmi les prétendants à la victoire finale dimanche dans les rues de Stuttgart, le Français Romain Bardet (formation DSM) – pour sa première course depuis sa sixième place sur le Tour de France – ou encore le Néerlandais Bauke Mollema (équipe Trek-Segafredo). Double champion du monde en titre (2020 et 2021) du contre-la-montre, l’Italien Filippo Ganna était l’homme à battre hier lors du mini-prologue, alors que plusieurs sprinteurs, dont le récent champion d’Europe de la course en ligne, le Néerlandais Fabio Jakobsen, ont fait le déplacement dans le sud de l’Allemagne.
Roglic contre Alaphilippe
Et sur la Vuelta, coup double pour Primoz Roglic : un temps incertain après son abandon sur le Tour de France, le coureur slovène de la formation
Jumbo-Visma a remporté mardi soir en patron la 4e étape du Tour d’Espagne, prenant par la même occasion le maillot rouge de leader.
Après trois premières étapes sans difficulté aux Pays-Bas et une journée de repos, l’arrivée de la Vuelta au Pays basque coïncidait avec le premier parcours accidenté de cette édition 2022. De quoi jauger la forme des principaux prétendants à la victoire finale, au premier rang desquels Primoz Roglic, contraint à l’abandon sur le Tour de France le mois dernier à la suite d’une chute. Banco pour le coureur de la Jumbo : si l’ascension du Puerto de Herrera, à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée, n’a donné lieu à aucune bagarre en tête du peloton, Primoz Roglic a placé l’attaque décisive dans la bosse finale, après la flamme rouge, aucun de ses rivaux ne parvenant à revenir à sa hauteur. Au terme des 152,5 km, le Slovène de 32 ans a remporté sa 10e victoire d’étape sur la Vuelta, en devançant sur la ligne le Danois Mads Pedersen (2e), dont l’équipe Trek-Segafredo avait assuré l’essentiel du train dans le dernier col, et l’Espagnol Enric Mas (3e), de la formation Movistar. À la faveur des bonifications – dix secondes à l’arrivée et trois secondes en haut du Puerto de Herrera –, Primoz Roglic possède désormais treize secondes d’avance au général sur son principal lieutenant, l’Américain Sepp Kuss. Un trio Ineos (les Britanniques Ethan Hayder et Tao Geoghegan Hart ainsi que le Français Pavel Sivakov) suit à vingt-six secondes. Victime d’une cassure, le leader d’Ineos, l’Équatorien Richard Carapaz, cède en revanche sept secondes supplémentaires sur la ligne, qu’il n’a franchie qu’en 24e position. Porteur du maillot rouge au départ de Vitoria, l’Italien Edoardo Affini (équipe Jumbo-Visma) a, lui, rapidement lâché prise dans le Puerto de Herrera, un col de 3e catégorie (7,3 km à 4,8 %), et a terminé l’étape à plus de quatorze minutes de son leader. Dans la chaleur lourde de l’intérieur du Pays basque, le champion du monde français Julian Alaphilippe a décoché la première flèche dans la bosse finale, mais n’a pu résister au contre de Primoz Roglic et a terminé à une modeste 51e place, à vingt-huit secondes.
Hier mercredi, la Vuelta est montée en puissance et le profil de la 5e étape, entre Irun et Bilbao, devait permettre de confirmer ou d’infirmer les premières tendances, avec un parcours de 187,2 km ponctué de cinq ascensions de 2e et 3e catégories.
Le Tour de l’Avenir
Parallèlement, l’Allemand Michel Hessmann s’est emparé mardi soir également du maillot jaune du Tour de l’Avenir, après la victoire de l’équipe d’Allemagne lors de la 5e étape de l’épreuve – un contre-la-montre par équipe. Sur le parcours de 28 km entre Gueugnon et Saint-Vallier (Saône-et-Loire), les Allemands ont dominé le chrono en devançant les gros rouleurs de la Belgique, la Norvège et la Grande-Bretagne.
Au classement général, cette large victoire allemande bouleverse les positions. Michel Hessmann prend la place de leader, occupée avant le contre-la-montre par le Britannique Thomas Gloag. Vainqueur de la 4e étape, ce dernier ne comptait que trois secondes d’avance sur l’Allemand et rétrograde donc à la 2e place du général. Le reste du top 5 est occupé par trois autres coureurs allemands : Hannes Wilksch, Luis-Joe Luhrs et Georg Steinhauser. Profitant de la belle performance de la Belgique, Lennert Van Eetvelt est rentré dans le top 10, passant de la 21e à la 6e place.
Hier mercredi, les coureurs sont partis de Saint-Amour dans le Jura pour rejoindre Oyonnax dans l’Ain, pour une 6e étape de moyenne montagne longue de 123 km et propice aux baroudeurs et aux grimpeurs.
Egmont Cycling Race
En outre, le Belge Arnaud De Lie a remporté le 9e succès de sa carrière professionnelle, débutée au printemps dernier, en s’imposant mardi soir aussi à Zottegem (Belgique) lors de l’Egmont Cycling Race (circuit Europe Tour). Le coureur de la formation Lotto-Soudal a devancé au sprint le Français Arnaud Démare et le Belge Jasper De Buyst. Arnaud De Lie, âgé de 20 ans, rapporte ainsi des points précieux à son équipe qui lutte actuellement pour son maintien au sein du circuit World Tour.
Source : AFP

