Les participants à l’atelier « Accepter l’autre ». Photo ANI
Le Réseau mondial des religions en faveur des enfants – Liban a organisé, en coopération avec l’association « Annas Linass », un atelier intitulé « Accepter l’autre », à Mazboud, dans le Chouf, avec des interventions d’hommes de religion, devant un public formé de jeunes étudiants.
Dans un premier temps, Hassan Fawaz s’est exprimé au nom du Réseau : « La société dans le monde connaît de nombreux problèmes, notamment la non-acceptation de l’autre, quels que soient sa couleur, sa religion, sa croyance et son genre. À travers cet atelier, nous travaillons d’abord pour faire connaissance, puis pour arriver ensemble à renoncer à la violence sous toutes ses formes, notamment verbale, psychologique, morale et physique (…) Le Réseau se préoccupe de combattre la violence et d’éliminer la pauvreté pour les enfants du monde entier, et le Liban en fait partie. »
Cheikh Nizam Bou Khzam, président de la Lebanese House Establishment for Environment, a ensuite pris la parole : « La société libanaise se caractérise par le pluralisme religieux et confessionnel, ce qui peut être un atout pour réaliser l’intégration entre des citoyens unis par des aspirations futures et des valeurs communes (…) L’objectif est de vivre dans une patrie où règnent le respect mutuel et le vivre ensemble (…) La coexistence et l’acceptation de l’autre reposent sur une pensée rationnelle saine, et doivent être caractérisées par l’objectivité et l’impartialité à l’égard de quelque sujet que ce soit. »
Pour sa part, le père Boutros Makhoul, curé des paroisses de Mtollé et Jlaylié dans l’Iqlim, a posé des questions essentielles : « Qui est l’autre ? Comment l’accepte-t-on ? Comment construit-on ensemble ? » Pour lui, « l’acceptation de l’autre est un processus éducationnel qui nécessite un effort conjoint entre la famille et les institutions éducatives et civiles », notant qu’« il existe de nombreuses vertus humaines qui nous font accepter l’autre, dont la tolérance, l’amour, le respect de la liberté de penser et la pratique libre des rites religieux (…) Par l’éducation, l’enfant apprend à connaître l’autre qui est différent de lui, et apprend à respecter cette différence ».
Pour sa part, l’imam de la mosquée al-Ajami à Chehim, cheikh Iyad Abdallah, a souligné que « la dure réalité vécue par chaque individu dans le pays exige de serrer les rangs et de rester unis face à la pauvreté et à la famine qui menacent le Liban et son peuple ». Il a également appelé l’État libanais à donner aux écoles et aux universités plus d’attention, pour que le Liban reste une usine d’esprits innovants et ne se transforme pas en un foyer qui détruit les énergies humaines.
À son tour, le responsable du Centre de recherche et d’études du patrimoine, sayyed Ibrahim Srour al-Hachem al-Husseini, a déclaré : « Nous ne devrions pas lancer les slogans d’amour, de tolérance et de coexistence comme de simples mots, mais nous voulons que ces questions soient fermement ancrées dans nos pratiques, comportementales et sociales (…) Toutes les religions appellent à la morale qui, elle, nous appelle à aimer, à accepter l’autre et à rejeter la haine sectaire. C’est ce que les relations humaines sont censées être. »

