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Prise d'otages à la Federal Bank : l'affaire aux mains de la justice, affirme la banque


Prise d'otages à la Federal Bank : l'affaire aux mains de la justice, affirme la banque

Des soldats déployés près de la branche de la Federal Bank de Hamra, à Beyrouth, le 11 août 2022. Photo Richard Salamé

L'affaire de la prise d'otages de jeudi dans une branche de la Federal Bank dans le quartier de Hamra à Beyrouth, par un client de cette agence qui voulait retirer la totalité de son dépôt, est désormais confiée à la justice, a affirmé vendredi soir la banque. Cette dernière a par ailleurs pris contact avec l'Association des banques du Liban pour "trouver une solution gérable" afin d'éviter que des incidents similaires ne se répètent. La banque n'a pas précisé si elle entendait porter plainte contre le preneur d'otages. 

 Jeudi, Bassam S.H. avait retenu pendant des heures, sous la menace de son arme, des employés et des clients de la Federal Bank, alors qu’une campagne de solidarité avec ce déposant s’organisait à l’extérieur. Il avait également menacé de s'immoler et de mettre le feu dans l'agence s'il ne pouvait pas retirer le solde de son compte, s'élevant à 200.000 dollars, mais avait finalement conclu un accord avec la banque pour toucher une partie de ses fonds avant d'être arrêté par les forces de l'ordre.

Dans son communiqué de presse, la Federal Bank a remercié la justice et les services de sécurité qui ont contribué à résoudre cet "incident potentiellement dangereux" et salué "la patience et le courage" de ses employés. 

Indiquant que ses agences resteront fermées dans tout le pays jusqu'à mardi prochain "à l'exception de la branche de Hamra qui restera temporairement fermée", la banque a affirmé que "l'affaire est désormais aux mains de la justice". "La banque a décidé de communiquer avec l'ABL pour trouver une solution gérable permettant d'éviter que de tels incidents ne se répètent, au vu des circonstances impérieuses dans le pays". La Federal Bank a par ailleurs souligné que, selon elle, les dépôts bancaires sont "un droit inaliénable" mais qu'"exposer la vie des gens au danger est injustifiable". 

Plus tôt dans la journée, des proches de Bassam S.H. avaient manifesté à Ouzaï, au sud de Beyrouth, contre sa détention, et un autre sit-in est prévu devant le siège des Forces de sécurité intérieure à Beyrouth dans la soirée. 

Par ailleurs, le collectif "Mouttahidoun" et l'organisation "le Cri des déposants" ont demandé à tous les déposants et Libanais libres à unir leurs efforts pour récupérer leurs fonds", appelant toute personne désireuse de suivre l'exemple de Bassam S.H. à "demander l'aide d'avocats qui comprennent le droit à l'autodéfense légitime lors de la demande de leurs avoirs". 

Depuis le début de l'effondrement économique et financier au Liban il y a plus de trois ans, les banques ont imposé des restrictions sur les retraits en devises et empêché les transferts à l'étranger. Ces mesures ont limité l'accès aux comptes, notamment en dollars, et les accrochages entre des clients en colère voulant retirer leurs économies et des employés qui adhèrent aux instructions de leurs administrations sont devenus plus fréquents. En janvier dernier, un client avait pris en otage des dizaines d’employés et de personnes dans une banque de la Békaa qui refusait de lui verser son argent. L’homme, qui avait finalement obtenu gain de cause, s’était rendu aux forces de l’ordre, sans qu’aucune victime ne soit signalée.


L'affaire de la prise d'otages de jeudi dans une branche de la Federal Bank dans le quartier de Hamra à Beyrouth, par un client de cette agence qui voulait retirer la totalité de son dépôt, est désormais confiée à la justice, a affirmé vendredi soir la banque. Cette dernière a par ailleurs pris contact avec l'Association des banques du Liban pour "trouver une solution gérable" afin...