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Agenda - Hommages À Raymond Audi

Un au revoir ému à l’esthète de la Bank Audi

Bien plus qu’un nom qui marquera à tout jamais une génération de banquiers libanais, dont il a été l’un des modèles de réussite des plus inspirants, et ce durant plus d’un jubilé, Monsieur Raymond Audi restera, pour une large majorité de Libanais, ce visionnaire-bâtisseur à l’âme éternelle de l’esthète.

Avec son départ, l’Association des banques du Liban perd aujourd’hui non seulement un des piliers du secteur bancaire libanais, qui a notamment développé la première banque d’investissement au Liban en 1962, mais aussi l’architecte et dirigeant de la Bank Audi à laquelle il a su donner envergure, grand professionnalisme et expansion internationale.

Avec son départ, nous perdons aussi un des anciens présidents de l’ABL, qui a su représenter le secteur, de 1993 à 1994, avec panache et classe.

Il est aussi bon de noter qu’à la fin de l’année 2018, à peine quelques mois avant le déclenchement de la crise sans précédent que nous continuons de traverser, Bank Audi était la plus grande banque du pays en termes d’actifs et de dépôts.

Nous retiendrons aussi l’incursion de Raymond Audi dans l’univers politique, lorsqu’il a été nommé en 2008 ministre des Déplacés sous la présidence de Fouad Siniora, un poste pour lequel il a démissionné de la présidence du conseil d’administration de Bank Audi, par souci de transparence et pour éviter tout conflit d’intérêts.

C’est donc avec beaucoup d’émotion que nous présentons nos plus sincères condoléances à la grande famille du défunt, au conseil d’administration du groupe Bank Audi et à tous ses salariés.

Bien plus qu’un grand banquier, Raymond Audi restera considéré par nombreux comme un important mécène, un amoureux du beau, un passeur de culture et qui laisse derrière lui un héritage artistique conséquent au Liban, duquel pourront profiter les prochaines générations.

Notamment à la tête de son legs patrimonial et artistique, la fondation du célèbre « musée du savon », au sortir des vieux souks de la ville de Saïda dont il est originaire, cette ville côtière, dont il n’a jamais oublié l’importance de l’essor, ou encore la célèbre « villa Audi », dans le quartier d’Achrafieh, désormais transformée en musée de mosaïques.

Des pages entières ne suffiraient pas à conter toutes les bonnes actions entreprises par cet homme de bien en faveur du partage artistique et du développement socioculturel auxquels Raymond Audi aura consacré sa vie, au nom du beau, et surtout pour préserver l’histoire et l’héritage patrimonial, d’autant plus qu’il a été l’un des membres fondateurs de la « Fondation du patrimoine national », afin que la génération de demain n’oublie jamais, ni d’où elle vient, et encore moins la richesse que recèle notre territoire.

Paix à l’âme de ce grand bâtisseur !

Président, membres du conseil d’administration ainsi que le

secrétaire général de l’Association des banques du Liban (ABL)

Bien plus qu’un nom qui marquera à tout jamais une génération de banquiers libanais, dont il a été l’un des modèles de réussite des plus inspirants, et ce durant plus d’un jubilé, Monsieur Raymond Audi restera, pour une large majorité de Libanais, ce visionnaire-bâtisseur à l’âme éternelle de l’esthète.Avec son départ, l’Association des banques du Liban perd aujourd’hui non seulement un des piliers du secteur bancaire libanais, qui a notamment développé la première banque d’investissement au Liban en 1962, mais aussi l’architecte et dirigeant de la Bank Audi à laquelle il a su donner envergure, grand professionnalisme et expansion internationale.Avec son départ, nous perdons aussi un des anciens présidents de l’ABL, qui a su représenter le secteur, de 1993 à 1994, avec panache et classe.Il est...