Le FC Barcelone a recruté Robert Lewandowski pour 50 millions d’euros. Ronny Hartmann/AFP
Étalement de paiement, vente d’actifs, contrat avec Spotify... Endetté à hauteur de 1,35 milliard d’euros il y a un an, le FC Barcelone a renversé la situation et est devenu l’un des acteurs les plus en vue du mercato estival du football européen, en recrutant notamment Raphinha et Robert Lewandowski. En mars 2021, le club était « en situation de faillite comptable », avec une dette abyssale, des problèmes de trésorerie et une masse salariale énorme, selon le directeur général du Barça de l’époque, Ferran Reverter qui a démissionné en février dernier. Aujourd’hui, le Barça a prolongé Ousmane Dembélé pour deux ans, a réussi à attirer Franck Kessié et Andreas Christensen gratuitement, ainsi que Raphinha pour 70 millions d’euros, sans oublier surtout Lewandowski pour 50 millions d’euros.
Avec 25,5 millions d’euros rapportés par les départs contre environ 120 millions dépensés pour les recrues, la balance est toutefois en négatif de 94,5 millions d’euros, un problème pallié dans un premier temps par un étalement de la dette. Le plus gros problème du Barça n’était pas tant la dette, sinon son urgence : il devait la rembourser avant le 30 juin 2021. Mais Joan Laporta, élu président quatre mois auparavant, et son équipe de dirigeants ont négocié avec leurs créanciers le lissage de cette dette sur plusieurs années, une manière de gagner du temps. Mais une partie n’étant pas échelonnable, le Barça a dû effectuer un nouvel emprunt auprès d’une autre banque, Goldman Sachs, à hauteur de 595 millions d’euros. L’emprunt contracté auprès de Goldman Sachs a également permis au FC Barcelone d’avoir des liquidités pour réaliser les opérations courantes du club, comme payer les salaires en retard, ou réaliser quelques coups lors du mercato hivernal, comme la signature de Ferran Torres pour 55 millions d’euros.
Mais pour gagner encore plus de liquidités rapidement, le géant catalan s’est mis à vendre des parts de ses actifs. Le club a ainsi vendu 10 % des revenus issus des droits TV du championnat espagnol à la société américaine Sixth Street pendant 25 ans, en échange de 207 millions d’euros dans l’immédiat. Et le quintuple lauréat de la Ligue des champions envisage de se séparer encore de 15 % en échange de 330 millions d’euros. Dans les tuyaux depuis plusieurs mois, la vente de 49,9 % des parts de sa franchise Barça Licencing and Merchandising, approuvée par les socios (supporteurs-actionnaires) à la mi-juin, pourrait aussi rapporter gros. Enfin, le contrat de sponsoring pacté avec Spotify, qui comprend notamment le « naming » du futur Camp Nou rénové, va rapporter environ 435 millions d’euros au Barça. Il s’agit du plus gros contrat de sponsoring de l’histoire du club.
Mais en vendant des actifs sur de longues périodes en échange d’une grosse somme d’argent dans l’immédiat, le Barça enfouit la poussière sous le tapis, et ne fait que repousser le problème. Toutefois, il est toujours parmi les clubs qui génèrent le plus de revenus au monde (582 millions d’euros selon le cabinet Deloitte en janvier 2022). Sa capacité d’absorber ses dettes est donc établie. Et grâce à ces nouvelles rentrées d’argent, combinées à une baisse de masse salariale, le club catalan espère voir sa limite salariale rehaussée afin de pouvoir inscrire ses nouvelles recrues auprès de la LaLiga. Car pour l’instant, Kessié, Christensen, Raphinha et Lewandowski ne peuvent pas disputer de match officiel sous le maillot blaugrana.
De Ligt au Bayern
Toujours côté mercato, Matthijs de Ligt, défenseur central néerlandais de la Juventus Turin, va être transféré au Bayern Munich pour un montant fixe de 70 millions d’euros et 10 millions d’euros supplémentaires de variables, ont affirmé le quotidien allemand Bild et le site allemand d’informations sportives Sport1. Les deux équipes étaient en négociation depuis déjà plusieurs semaines au sujet du jeune défenseur central néerlandais de 22 ans. Au cours du week-end dernier, le directeur exécutif du Bayern, Olivier Kahn, avait confirmé ces discussions dans une interview au Bild.
D’autre part, l’Australie, la Corée du Sud, l’Indonésie et le Qatar sont candidats à l’organisation de la Coupe d’Asie de football 2023 après le retrait de la Chine en raison de la pandémie de Covid-19, a annoncé hier la Confédération asiatique de football qui communiquera son choix le 17 octobre. Parmi ces quatre pays, seule l’Indonésie n’a jamais accueilli cette compétition : l’Australie l’a fait en 2015, la Corée du Sud en 196, et le Qatar, qui organise en fin d’année le Mondial, en 1988 et 2011. La compétition, dont le Qatar est le tenant du titre, est organisée tous les quatre ans.
Source : AFP

