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En Arabie saoudite, le grand pèlerinage touche à sa fin au premier jour de l'Adha


En Arabie saoudite, le grand pèlerinage touche à sa fin au premier jour de l'Adha

Des musulmans rassemblés autour de la Kaaba, à la Mecque, le 6 juillet 2022 lors du hajj. Photo Delil SOULEIMAN / AFP

Les fidèles musulmans ont réalisé samedi la dernière étape majeure du grand pèlerinage à La Mecque, au premier jour de l'Aïd al-Adha, la fête du sacrifice marquant la fin du hajj, cette année le plus important depuis la pandémie de Covid-19.

Dans la ville la plus sainte de l'islam, située dans l'ouest de l'Arabie saoudite, les pèlerins ont débuté samedi le "tawaf d'adieu", des circonvolutions autour de la Kaaba, une structure cubique au coeur de la Grande mosquée vers laquelle les musulmans du monde entier se tournent pour prier.

A l'aube, les groupes de fidèles s'étaient rendus dans la vallée de Mina, près de La Mecque. Conformément à la tradition, ils ont jeté des cailloux sur des stèles de béton symbolisant Satan. Ce rituel est la dernière étape majeure du hajj, avant le "tawaf d'adieu" qui se déroule jusqu'à mardi, date de la fin du grand pèlerinage.

Les cailloux avaient été ramassés vendredi dans la plaine de Mouzdalifa, où les fidèles ont passé la nuit à la belle étoile, après une journée de prière et de recueillement sur le Mont Arafat, autre étape cruciale. La lapidation de Satan avait tourné au drame en 2015 avec une gigantesque bousculade ayant fait quelque 2.300 morts. Aucun incident n'a été rapporté par les autorités cette année, alors que le pays accueille près d'un million de pèlerins, dont quelque 780.000 de l'étranger, après deux ans de restrictions drastiques en raison du Covid-19.

Le hajj, qui consiste en une série de rites accomplis pendant cinq jours à La Mecque et ses environs, fait partie des cinq piliers de l'islam devant être entrepris par tout musulman valide qui en a les moyens. En 2019, quelque 2,5 millions de pèlerins du monde entier y avaient participé, mais les autorités saoudiennes n'ont autorisé que quelques milliers de résidents les deux années suivantes, au plus fort de la crise sanitaire.

Zéro cas Covid 

Accueillir le hajj est une question de prestige pour les dirigeants du royaume saoudien, pour lesquels la conservation des sites les plus sacrés de l'islam est une source de légitimité politique et d'aura dans le monde musulman. L'absence des pèlerins étrangers en 2020 et 2021 avait suscité une profonde déception chez les fidèles, qui économisent parfois pendant des années pour pouvoir prendre part au hajj.

Ce pèlerinage, habituellement l'un des plus grands rassemblements religieux sur la planète, s'est déroulé cette année sur fond de nouvelle hausse des cas de contamination au Covid-19 dans le monde. Le masque, dont le port obligatoire a été annulé en juin dans la plupart des espaces fermés en Arabie saoudite, n'est actuellement imposé que dans la Grande Mosquée de La Mecque. Par conséquent, un grand nombre de pèlerins ne portaient pas de masques pendant les rituels.

Pour accéder à la ville sainte, les participants devaient toutefois présenter une preuve de vaccination et des tests PCR négatifs effectués 72 heures avant le voyage. Aucun cas de coronavirus n'a encore été détecté parmi les pèlerins, a assuré jeudi soir le ministère de la Santé. Depuis le début de la pandémie, l'Arabie saoudite a enregistré plus de 795.000 cas de coronavirus, dont plus de 9.000 ont été mortels. Environ 67 millions de doses de vaccin ont été administrées dans le pays de plus de 34 millions d'habitants.

Chaleur accablante 

Autre défi cette année pour les autorités: la chaleur accablante avec des températures dépassant les 40 degrés Celsius. Les chapeaux étant interdits pour les hommes durant le hajj, les pèlerins, légèrement drapés de blanc, tentent de se protéger du soleil avec des parapluies, des tapis de prière, voire de petits seaux remplis d'eau.

Les femmes, en abaya, une ample robe noire, sont quant à elles obligées de se couvrir la tête avec des foulards. "Je sens que je vais m'évanouir, dépêche-toi!", a lancé une femme à une amie après lui avoir demandé de lui verser de l'eau sur le visage.

Sur Twitter, le roi Salmane d'Arabie saoudite a dit se réjouir de voir autant de fidèles à La Mecque. "Nous sommes fiers de l'honneur de servir les pèlerins et nous souhaitons à tous les musulmans une joyeuse la fête de l'Adha", a-t-il déclaré. Les musulmans à travers le monde célèbrent samedi la fête de l'Adha, fête qui consiste à immoler une bête à la mémoire d'Abraham. Ce dernier avait failli sacrifier son fils Ismaïl avant que l'ange Gabriel ne lui propose in extremis de tuer un mouton à sa place, selon la tradition.

Les fidèles musulmans ont réalisé samedi la dernière étape majeure du grand pèlerinage à La Mecque, au premier jour de l'Aïd al-Adha, la fête du sacrifice marquant la fin du hajj, cette année le plus important depuis la pandémie de Covid-19.
Dans la ville la plus sainte de l'islam, située dans l'ouest de l'Arabie saoudite, les pèlerins ont débuté samedi le "tawaf d'adieu", des...