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Formation du gouvernement : le groupe du Hezbollah appelle à la coopération


Formation du gouvernement : le groupe du Hezbollah appelle à la coopération

Le groupe parlementaire du Hezbollah reçu par le Premier ministre désigné Nagib Mikati (c) au siège du Parlement, Place de l'Étoile à Beyrouth, le 27 juin 2022. Photo Ali Fawaz/Parlement libanais

Le groupe parlementaire du Hezbollah a appelé à la "coopération", lundi à l'issue des consultations parlementaires non contraignantes pour former un nouveau gouvernement au Liban, et critiqué, sans les nommer, les partis qui veulent boycotter le nouveau cabinet de Nagib Mikati, notamment les Forces libanaises (FL), le Parti socialiste progressiste (PSP), ainsi que les députés issus de la contestation populaire.

"La résolution de la crise nécessite la coopération de tout le monde", a déclaré le chef du groupe parlementaire de la Fidélité à la Résistance, Mohammad Raad, après un entretien avec M. Mikati au siège du Parlement. "Nous n'avons pas abordé la question de la forme du gouvernement mais avons souligné la nécessité qu'il soit actif", a-t-il ajouté.

Le parlementaire chiite a fustigé les formations qui boycottent le nouveau cabinet, à savoir les Forces libanaises de Samir Geagea et le PSP de Walid Joumblatt, en évitant cependant de les nommer.  "Celui qui veut boycotter le gouvernement est libre de le faire", a estimé M. Raad, pointant toutefois du doigt "ceux qui boycottent le gouvernement et rejettent la responsabilité" sur d'autres parties. "Les auteurs de la crise à l'extérieur trouvent des personnes avec qui ils s'entendent à l'intérieur", a-t-il renchéri, dans une critique implicite de l'Arabie saoudite, qui soutient les partis opposés au Hezbollah, dont les FL. Samedi, le cheikh Nabil Kaouk, membre du conseil central du Hezbollah, avait implicitement accusé l'ambassadeur d'Arabie saoudite à Beyrouth, Walid Boukhari, d'être "l'ambassadeur de la sédition" et le royaume wahhabite de "s'ingérer dans les affaires intérieures libanaises".

M. Mikati, dont le cabinet est chargé d'expédier les affaires courantes depuis le 22 mai, a commencé lundi, peu après 13h30, à recevoir les différents blocs parlementaires et députés. Ces consultations, préliminaires aux tractations pour la formation du cabinet, doivent se prolonger jusqu'à mardi.  Selon plusieurs observateurs, le milliardaire de Tripoli envisagerait, pour accélérer le processus de formation, de remanier son équipe actuelle chargée de l'expédition des affaires courantes, en gardant certains ministres et en en remplaçant d'autres, comme celui de l'Economie, Amine Salam, celui des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib, un proche du chef de l'État Michel Aoun, ou Walid Fayad, ministre de l'Énergie.

Empêtré dans une crise économique sans précédent depuis 2019, le Liban pourrait également, selon nombre d'observateurs, pâtir d'une crise politique, avec une vacance gouvernementale mais aussi présidentielle, si les différentes forces politiques ne parviennent pas à se mettre d'accord sur le nom d'un successeur à Michel Aoun, dont le mandat prend fin en octobre prochain.


Le groupe parlementaire du Hezbollah a appelé à la "coopération", lundi à l'issue des consultations parlementaires non contraignantes pour former un nouveau gouvernement au Liban, et critiqué, sans les nommer, les partis qui veulent boycotter le nouveau cabinet de Nagib Mikati, notamment les Forces libanaises (FL), le Parti socialiste progressiste (PSP), ainsi que les députés issus de la...