Un programme d’orientation de cinq producteurs libanais vient d’être lancé, en coopération avec l’ESA et l’UE. Photo DR
La Fondation Liban Cinéma a lancé une initiative financée par l’Union européenne, visant à raviver la production cinématographique libanaise malgré les diverses crises que traverse le pays. Cette initiative comprend deux volets dont le premier est un programme d’orientation et de formation qui a débuté en juin et qui vise à développer les capacités de producteurs libanais. Le second volet consiste en la création d’un fonds qui assurera un support financier à un nombre de films et dont l’appel à projets sera lancé en novembre.
La présidente de la Fondation Liban Cinéma, Maya de Freige, a déclaré que cette organisation, qui « soutient depuis 2003 l’industrie cinématographique libanaise et la porte à un niveau international », cherche actuellement à « conserver les précieux talents créatifs libanais et à leur redonner le désir et la capacité de créer, et non seulement de survivre, pour permettre à cette industrie cinématographique florissante de se remettre sur pied ».
Le premier volet de l’initiative consiste en un programme de formation et d’orientation gratuit en collaboration avec l’École supérieure des affaires (ESA) et Smart ESA. Ce programme est destiné aux producteurs de cinéma ayant déjà travaillé sur des courts-métrages, des longs-métrages ou d’autres projets audiovisuels, et qui sont désireux d’acquérir de nouveaux outils et de développer leurs compétences entrepreneuriales.
Cinq producteurs ont été sélectionnés pour participer à cette formation qui se terminera en octobre. Ces derniers sont tous porteurs d’un projet de long-métrage en développement et sont : Rosy Hajj, qui travaille sur le projet de fiction A Road to Damascus du réalisateur Meedo Taha, Christelle Younès (productrice du long métrage Death of a Virgin, sélectionné à la Berlinale en 2021) qui produit The Sad Life of Happy Pig de Christy Whaiby, Gaby Zarazir qui travaille sur The Fifteen, un film qu’il compte coréaliser avec son frère Michel Zarazir, Simon Soueid qui produit et réalise le documentaire Sursock, an Everlasting Heritage et Nicolas Khabbaz qui travaille sur le film Don’t Worry, I’m Not Okay, de Manon Nammour.
Le programme d’orientation des participants est assuré par un nombre de professionnels, dont la productrice française Gabrielle Dumon (Le Bureau Films), le vendeur international français Hedi Zardi (Lux Box), l’avocate spécialisée en droits d’auteur Christelle Salem ainsi que des formateurs de l’ESA.
À la fin du programme, les participants recevront un certificat de Smart ESA et de la Fondation Liban Cinéma. Un producteur lauréat recevra un prix de 5 000 euros pour contribuer au développement de son projet, et tous les participants pourront bénéficier de dix heures de consultations individuelles.
Le second volet de l’initiative de la Fondation Liban Cinéma est la création d’un fonds de soutien exceptionnel dédié aux longs-
métrages libanais et financé par l’UE, dont l’enveloppe totale est de 75 000 euros. L’appel à candidatures sera lancé en novembre 2022 pour les longs-métrages de fiction et les documentaires en phase de production et de postproduction. Un comité indépendant sélectionnera les projets qui bénéficieront de cette aide financière. Plus de renseignements sur ce fonds seront annoncés en novembre prochain.

