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Auto - Rapport

L’électrique s’impose pour les véhicules légers

L’Italie veut reporter de cinq ans la fin du moteur thermique.

L’électrique s’impose pour les véhicules légers

Une Toyota Prius hybride rechargeable (à gauche) et le concept compact électrique Toyota FT-EV II exposés côte à côte au Salon auto de Guangzhou, en Chine, le 20 décembre 2010. Tyrone Siu/archives Reuters

Si la voiture électrique va s’imposer pour les véhicules légers à l’horizon 2040, les solutions restent plus ouvertes pour les véhicules lourds (bus et camions), selon un rapport publié jeudi dernier par l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (Ifpen). Malgré un coût supérieur à l’achat, les voitures électriques sont déjà compétitives en termes de coût à l’usage, « à condition que la batterie ait une capacité inférieure à 60 kWh », souligne l’Ifpen dans ce rapport rédigé en collaboration avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. « La durée d’amortissement sera encore plus courte dans le futur, au fur et à mesure des améliorations techniques et des baisses de coût et d’impact de la fabrication des batteries », précisent les auteurs.

Par ailleurs, le recours à des batteries de capacité limitée imposera l’utilisation de véhicules plus sobres en énergie pour maintenir une autonomie suffisante, « notamment une baisse des pertes aérodynamiques et de la masse des véhicules », une évolution à contre-courant du marché actuel qui privilégie les SUV. Les voitures hybrides rechargeables offrent de leur côté « un réel intérêt environnemental et énergétique pour les véhicules légers », à condition de recharger très régulièrement. Par ailleurs, en 2040, avec les progrès encore attendus sur la densité énergétique et la masse des batteries, à type de véhicule équivalent, « la consommation des véhicules électriques devrait diminuer d’environ 30 % par rapport à 2020 », prévoit l’Ifpen.

Mais passer à l’électrique pourrait ne pas suffir à atteindre les objectifs du Green Deal européen (-90 % d’émissions de CO2 du parc en 2050 par rapport à 1990), prévient l’Ifpen. « Il faudra également changer nos comportements de mobilité et d’achat automobile. Une évolution à la baisse de la demande de véhicules neufs, sans rupture dans les choix de modes de déplacement et sans optimisation de l’utilisation des véhicules, aura peu d’impact sur la décarbonation du secteur automobile », selon l’institut. L’hydrogène, via la technologie de la pile à combustible, restera cependant « peu compétitive pour les véhicules légers » à l’horizon 2040, « en raison de coûts d’acquisition et opérationnels élevés », souligne enfin l’Ifpen.

E-carburants ?

D’autre part, l’Italie, soutenue par quatre autres pays, propose de reporter à 2040 la fin de la vente de voitures à moteur thermique dans l’UE, contre 2035 dans la proposition de Bruxelles actuellement discutée par les États membres, selon un document consulté par des journalistes. Dans le cadre de son ambitieux plan climat, la Commission européenne a proposé en juillet 2021 de réduire à zéro les émissions de CO2 des voitures neuves dans l’UE à partir de 2035, ce qui entraînerait de facto l’arrêt des ventes de véhicules essence et diesel au profit de motorisations 100 % électriques. Le Parlement européen a entériné cet objectif 2035 début juin, et les États membres doivent désormais tenter, lors d’une réunion des ministres européens de l’Environnement demain mardi à Luxembourg, de s’entendre sur leur position commune.

Or une proposition de l’Italie, signée par la Bulgarie, le Portugal, la Roumanie et la Slovaquie, plaide pour un report de cinq ans du calendrier afin d’éviter « des coûts disproportionnés et inutiles pour le secteur automobile comme pour les consommateurs ». Ce texte propose d’imposer une réduction de 90 % des émissions pour les ventes de voitures individuelles neuves en 2035, avant d’atteindre le zéro émission en 2040. « Pour parvenir à une mobilité zéro émission, il faudra surmonter des obstacles : accroître les infrastructures de recharge, développer la production de batteries, améliorer les technologies actuelles de façon rentable, introduire des mesures incitatives pour les consommateurs », argumente Rome dans ce document. Il faudra également du temps pour que l’écosystème industriel, tissu dense de sous-traitants et de PME, s’adapte à de nouveaux composants et technologies. Le secteur automobile est une industrie importante pour l’Italie comme pour les autres signataires.

L’Allemagne, où l’automobile représente aussi un poids économique conséquent, défend des assouplissements pour prolonger la vente de voitures à moteurs à combustion roulant aux e-carburants (fabriqués à base d’électricité décarbonée).

Source : AFP

Si la voiture électrique va s’imposer pour les véhicules légers à l’horizon 2040, les solutions restent plus ouvertes pour les véhicules lourds (bus et camions), selon un rapport publié jeudi dernier par l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (Ifpen). Malgré un coût supérieur à l’achat, les voitures électriques sont déjà compétitives en termes de coût...
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