Les réquisitions ont commencé mercredi au procès à Paris des attentats du 13 novembre 2015, qui juge Salah Abdeslam et 19 coaccusés pour une nuit d’horreur ayant fait 130 morts et traumatisé un pays tout entier. « Que retiendra-t-on de cette audience ? Quelles images? Quelles paroles resteront ? » a dit l’avocate générale Camille Hennetier, la première des trois avocats généraux qui se succéderont jusqu’à vendredi devant la cour d’assises spéciale, apte à juger notamment les affaires de terrorisme. Ce procès hors norme par sa durée, ses plus de 2 500 parties civiles et sa charge émotionnelle touche à sa fin, plus de six ans et demi après les pires attentats jamais perpétrés sur le sol français. Tour à tour et pendant trois jours, les représentants du parquet national antiterroriste (PNAT) vont se lever pour démontrer quelles sont, selon eux, les responsabilités de chacun des accusés jugés depuis le 8 septembre. Camille Hennetier, Nicolas Braconnay et Nicolas Le Bris vont tenter de reconstituer le puzzle d’un titanesque dossier, d’abord dans un propos général, puis en développant le cas de chacun des 20 accusés. Six d’entre eux, dont cinq hauts cadres de l’organisation État islamique présumés morts en Syrie, sont jugés en leur absence. Ce n’est que vendredi qu’ils réclameront des peines à leur encontre. Après les réquisitions, la parole sera donnée à la défense à partir du 13 juin. Le verdict est attendu le 29 juin.
Monde - France
Les réquisitions commencent au procès à Paris des attentats de 2015
OLJ / le 09 juin 2022 à 00h00

